Précédent

À lire dans Cinéma

Quai d’Orsay : déclaré admissible...

Quai d’Orsay : déclaré admissible Écrit par le 14 novembre 2013

À lire dans Divers

Top 10 des attractions Disney et Universal en Floride...

Top 10 des attractions Disney et Universal en Floride Écrit par le 19 septembre 2011

À lire dans Jeux vidéo

Je débarque : Castlevania, Symphony of the Night...

Je débarque : Castlevania, Symphony of the Night Écrit par le 30 décembre 2013

À lire dans L'humeur de l'auvergnat

Habitant du 16ème, voici 10 raisons pour voter aux Primaires Citoyennes...

Habitant du 16ème, voici 10 raisons pour voter aux Primaires Citoyennes Écrit par le 7 octobre 2011

À lire dans L'humeur de la fille

Les Omni-statuettes 2011

Les Omni-statuettes 2011 Écrit par le 28 février 2011

À lire dans L'humeur du Pipo

Note à l’attention de l’internaute : Quai d’Orsay : Chroniques Diplomatiques, bilan-perspectives (éléments de langage non inclus)...

Note à l’attention de l’internaute : Quai d’Orsay : Chroniques Diplomatiques, bilan-perspectives (éléments de langage non inclus) Écrit par le 2 février 2012

À lire dans Musique

Jethro Tull’s Ian Anderson : Thick as a Brick 2...

Jethro Tull’s Ian Anderson : Thick as a Brick 2 Écrit par le 20 avril 2012

À lire dans Séries

Enthousiasmons-nous pour Curb Your Enthusiasm !...

Enthousiasmons-nous pour Curb Your Enthusiasm ! Écrit par le 30 octobre 2011

À lire dans Sports

Le onze-type : les melons

Le onze-type : les melons Écrit par le 7 octobre 2011
Suivant

Les derniers articles

Je débarque : Castlevania, Symphony of the Night

30 déc 13 Je débarque : Castlevania, Symphony of the Night

Écrit par dans la catégorie Jeux vidéo

Voilà, docteur Van Helsing, comment ça se passe. Il me harcèle. Depuis que je l’ai rencontré, il revient chaque année. Combien de fois l’ai-je tué ? Je ne sais plus… Je l’ai brûlé à l’acide. Je l’ai fouetté. Il me semble qu’une fois, je lui ai coupé la tête ! Et pourtant, tous les hivers, lorsque les jours raccourcissent et que, partout dans le monde, les forces de la glande se réveillent, il ressuscite, sous une forme toujours plus diabolique que la précédente. Et moi, je suis tombé en esclavage, de ce vampire, de ce carnage, et je lui dis ramène-toi. Il… Il m’obsède. Peut-être devrai-je former ma descendance à le combattre. Que… Quoi ? Non, il ne scintille pas à la lumière du jour, quelle question stupide, vous croyez que je parle de la putain de Fée Clochette ? A vrai dire, c’est plutôt pas son truc le jour, en fait il pense à imposer la nuit éternelle sur l’univers. Que… Quoi ? Non, il ne fait pas partie des viandes de volaille, vous croyez que je parle du putain de méchant de Rock-O-Rico ? DRACULA, merde, Dracula, vous connaissez ? Il est quand même reconnaissable, regardez ce look bishônen, les longs cheveux blancs, la barbiche stylée… Et tout le monde connaît sa fameuse forme finale qui ressemble à un triple xénomorphe. Que… Quoi ? Sucer le sang des gens pour les transformer à leur tour en vampires ? Ah, c’t’une bonne question, ça, à vrai dire, je crois que je ne l’ai jamais vraiment vu le faire… Ca, il doit externaliser. Je vous dis, il se concentre sur son cœur de métier de faire régner le chaos et la désolation depuis son château qui se reconstruit tout le temps… Je vous vois froncer les sourcils, ça ne vous dit rien ? Peut-être devons-nous nous mettre au diapason sur nos versions respectives du mythe. Quand les Nippons de Konami ont créé Castlevania en 1986, ils ont sacrément réglé son compte au comte. Dans le tout premier épisode sur NES, de l’infatigable voyageur du...

lire la suite

Quai d’Orsay : déclaré admissible

14 nov 13 Quai d’Orsay : déclaré admissible

Écrit par dans la catégorie Cinéma

Vous ne pouvez pas ne pas vous poser la question, vous aussi. Enfin, imaginez. Vous vous appelez Dominique Galouzeau de Villepin. Oh, vous n’avez pas démérité, vous présentiez bien, vous avez fait ce qui vous semblait juste… Mais quand vous faites le bilan de votre carrière politique, devant vous, hurlants, se dressent les fantômes narquois de vos multiples échecs. La dissolution de 97, vous y voyiez un plan parfait pour papa Jacquot ! Mais tout ce que vous avez fait, c’est tuer le père avec les meilleures intentions du monde. 2005, c’est votre chance : vous avez les rênes du gouvernement, et vous tenez dans un curieux petit contrat précaire votre certaine idée de la croissance. Las, les jeunes qui vous admiraient crèvent maintenant votre bulle, et c’est même le vieux daron qui signe la sentence de mort législative de votre présidentiabilité. En 2012, vous vous y voyez encore. Qu’il vous ait pendu à un croc de boucher, d’accord, mais votre pire ennemi a surtout voulu faire de la France une Belgique. Et ça c’en est trop, vous l’affronterez : entre vous et lui, plus rien désormais ! Sauf une poignée de signatures. Et le Parti. Et le système. Les boutiquiers. Sac à papier. Et pourtant aujourd’hui, c’est vous qui touchez au grisbi, un pantouflage d’énarque bien conventionnel dans la finance, fût-elle sino-qatarie. Alors que vous rentrez d’un dîner d’affaires, vous ne pouvez retenir une caresse d’orgueil en contemplant par la fenêtre teintée de votre berline la tête d’affiche du 6 novembre du Gaumont Parnasse : Quai d’Orsay. Et oui, c’est vous, là-haut. Thierry Lhermitte vous incarne, fût-ce indirectement. Comme biopic, ça fera l’affaire. Dix ans après, la menace de veto à la guerre en Irak de 2003 est inscrite en lettres d’or dans l’histoire diplomatique française ; vous l’avez, votre prétention à l’éternité… Même si ce sera pour un autre échec. Mais le plus noble de tous. Et alors, dans votre bouche, qu’est-ce qui tire le plus ? L’aigre ou le doux ? Il y a presque deux ans sur ce même...

lire la suite

Gravity : 2013, l’Odyssée de l’Espace

10 nov 13 Gravity : 2013, l’Odyssée de l’Espace

Écrit par dans la catégorie Cinéma

“This is Major Tom to Ground Control, I’m stepping through the door, And I’m floating, in a most peculiar way, And the stars look very different today” Les paroles de Space Oddity auraient pu raisonner dans les couloirs du cinéma à la sortie de Gravity que cela ne m’aurait pas choquée. Comme en écoutant cette chanson, j’ai eu l’impression en visionnant Gravity de flotter dans l’Espace. Littéralement. Gravity n’est pas un film de science-fiction. Mettez-vous bien ça dans la tête quand vous irez le voir, ou si vous l’avez déjà vu et que vous êtes déçus, car penser cela, c’est aller au-devant de graves déconvenues. Gravity est un film de real-cinema, si je peux me permettre d’utiliser cette expression télescopée. Le film nous ancre dans la réalité, celle de la science spatiale telle qu’elle est en 2013. On envoie des astronautes dans une station spatiale internationale bien réelle. Et il leur arrive des problèmes bien réels. Pas d’extra-terrestres, pas de monstres issus de mutations, de vitesse de la lumière, de téléportation ou de vaisseaux-paquebots. L’Espace dans Gravity est tel qu’il est. Réellement. Froid, inhospitalier, impropre à la vie humaine, brutal. Chaque fraction de seconde de ce film s’attache à le montrer.  On n’avait pas ressenti ça depuis Apollo 13, ou encore plus ancien mais bien entendu plus mythique, depuis 2001 l’Odyssée de l’Espace. L’Homme conquiert un espace qui n’est pas celui prévu pour sa vie. Comme sur la mer, comme dans les airs, ce que la science donne, la nature peut le reprendre. Les vingt premières minutes décrochent la mâchoire. On enchaîne les plans époustouflants de la Terre vu de cet Espace hostile. La vision est saisissante. La musique, lointaine, les bruits des micros, puis les silences donnent à ce spectacle une saveur encore plus particulière, car totalement inédite. La 3D est subtilement dosée, parfaitement maîtrisée. L’ensemble, dans n’importe quelle salle de cinéma correcte, permet de ressentir de fugaces sensations de flottement. Comme si vos petites fesses se décollaient de quelques centimètres du siège...

lire la suite

Prisoners : Taken – To the next level

23 oct 13 Prisoners : Taken – To the next level

Écrit par dans la catégorie Cinéma

L’océan glacé des peurs adultes. Ce ne sont pas les simples peurs primales qui grouillent en nous depuis l’enfance : le noir, les monstres, les espaces fermés… Non, je veux parler ici d’une autre forme de terreur, beaucoup plus subtile, où la victime est en partie son propre bourreau. Parce qu’en fin de compte, c’est plutôt confortable pour l’esprit d’avoir peur du croque-mitaine. Certes, la sale gueule de Baghuul avait mis mal à l’aise de nombreux spectateurs dans Sinister, le plus efficace film d’horreur de l’année dernière. Mais l’on ne touchait là qu’à une zone terrogène très périphérique. Au contraire, quand l’adulte prend conscience de sa liberté, les peurs deviennent existentielles, et d’autant plus insidieuses. J’ai peur de ma propre mort, mais dans le plus élémentaire solipsisme, n’est-ce pas avant tout ce que j’en fais ? J’ai peur du chômage, mais une telle situation ne serait-elle pas de ma faute ? J’ai d’autant plus peur qu’il arrive malheur à mes enfants que j’en suis responsable. Au grand jeu du chaos, le petit ver dans le fruit gagnera toujours face à la plus violente bourrasque. Et c’est justement ce que Sinister avait bien compris, d’où distinguo efficace vis-à-vis de toute la concurrence du genre de 2012 à aujourd’hui (le mauvais Conjuring n’a été que « p***** de décevant »). Puisque je ne parviens pas à chasser la projection personnelle de mes critiques, je vais en partie l’assumer. Je m’explique : je ne sais pas si les scénaristes ont considérablement gagné en subtilité dans la gestion des « peurs adultes » ou si c’est juste moi qui ai vieilli et suis plus réceptif à ces procédés. J’ai des indices confondants pour les deux. En tant que consommateur culturel, j’ai l’impression que depuis quelques mois tout au plus, ma réceptivité aux « peurs adultes » s’aiguise vers la responsabilité parentale. Mais je me plais aussi à imaginer que dans dix ans, on retiendra le chef-d’œuvre The Last Of Us comme le jeu qui a insufflé la fibre paternelle aux consoleux de la génération Y. Et dans ce...

lire la suite

Django Unchained (my heart)

1 fév 13 Django Unchained (my heart)

Écrit par dans la catégorie Cinéma

Cette époque peut déjà vous sembler sombre et reculée, mais il y n’y a pas trente-sept mois sortait sur nos écrans une petite galéjade bleutée et lyophilisée. Le titre ? Avatar. Une sorte de Tic-Tac cinématographique : un superbe packaging, un effet fraîcheur galvanisant, mais une sucrerie vite avalée, trop vite oubliée. Un apport calorique quasi-nul. Et finalement, un arrière-goût bien pâteux en bouche, voire même, pour les plus allergiques à la phénylalanine, des complications gastriques bien ennuyeuses… Aïe, je ne savais pas où j’allais en commençant cette métaphore, je ne suis pas plus avancé à présent. Mais pourquoi diable décidé-je de vous entretenir d’un bonbon insipide que nous avons tous englouti, assimilé et digéré jusqu’au point de non-existence il y a trois ans de cela ? Et bien, figurez-vous que j’ai nonchalamment compulsé les articles des web-encyclopédies à son sujet et qu’une chose effarante s’est rappelée à mon con souvenir – ceci n’est pas une faute de frappe – Tic-Tac, le Film avait provoqué des dépressions nerveuses. Sévères. Si, si. Certains spectateurs avaient été tellement transportés par le menthol du storytelling manichéen et la douceur des pelages de Schtroumpfs macrobiotiques qu’ils avaient été pris de profonde mélan-colique. Non, toujours pas de faute de frappe, c’est féroce, la phénylalanine, je vous dis. Avis aux amateurs : le maître confiseur a annoncé Tic-Tac 2 pour 2015. J’en viens à mon propos. Rares ont été les films qui, le rideau tombé, m’ont fait sortir de la salle de cinéma avec cette nostalgie immédiate de l’aventure écoulée. Cette brutale réadaptation de l’esprit à la réalité, à la place de parking qu’il faut rejoindre, au boulot qui reprend demain. Ce troublant sentiment de décalage, et ce dévorant regret : pourquoi, moi, ne suis-je pas foutredieu d’ultime ? Par quel maléfice des héros imaginaires, d’une histoire inventée, parviennent à me faire sentir sacrément nazebroque, l’espace de cinq minutes ? Je me sais résistant à l’hypnose douceâtre de la fiction. Ainsi, je sais reconnaître la valeur d’une œuvre qui a su chatouiller ce nerf. Et ma bonne dame,...

lire la suite

Boucles d’or ? Looper

5 nov 12 Boucles d’or ? Looper

Écrit par dans la catégorie Cinéma

  Après un siècle d’exploitation cinématographique et plusieurs millénaires d’écriture de fiction, la guilde des scénaristes redoute fébrilement le moment où, un jour, tout le monde se réunira quelque part au dernier étage d’un building de Los Angeles, et où un patron de circonstance avalera une grande gorgée d’une des petites bouteilles d’eau minérale hors de prix alignées sur la table avant de déclarer sinistrement : « Les amis, nous avons tout écrit. » « Quand nous avons accordé le visa d’exploitation au dernier James Bond, qui mettait en scène une organisation secrète militaro-industrielle située dans le subconscient d’un petit nombre d’élus prophétiques et composée pour moitié de projections hallucinatoires et de taupes au troisième degré terroristo-extraterrestro-policières qui maîtrisait une technique de modification du réel à l’aide de la théorie des cordes et de la désintégration quantique de teckels chauves un siècle plus tôt dans un passé alternatif au milieu d’un conflit quadripartite centrafricain, mais en fait non parce qu’ils étaient morts dès le début, nous avons eu quelques doutes sur l’originalité du produit. Mais c’est à l’instant où notre public-test a deviné dès la deuxième minute que le coupable serait le neveu de l’avocat fiscaliste d’un figurant apparu subliminalement en odorama pendant le jingle Mediavision que nous nous sommes rendus à l’évidence. » « Nous avons tout fait. Nous avons épuisé, essoré, pressé toutes les intrigues possibles et imaginables comme des citrons, jusqu’à la dernière goutte. Il me semblait indispensable d’organiser ce conciliabule pour vous livrer la vérité toute nue. Je ne veux pas qu’on en soit réduits à l’état de l’industrie musicale, qui a passé le point de saturation mélodique il y a maintenant deux siècles et s’engraisse aujourd’hui aux dépends de son public avec la seule note de do. Pour ceux qui cherchent encore à donner un sens à leur vie, j’ai entendu dire qu’une petite dizaine de produits financiers hypercomplexes sur le marché des warrants n’avaient pas encore été inventés. Les autres, vous restez pour le café ? » … En attendant, en 2012, nous en sommes à Looper,...

lire la suite

(Re)découvrir La jetée (1962) de Chris Marker

31 juil 12 (Re)découvrir La jetée (1962) de Chris Marker

Écrit par dans la catégorie Cinéma

Le 29 juillet 2012, Chris Marker décédait à l’âge de 91 ans. L’occasion pour la presse française de redécouvrir, en plein tumulte des J.O, l’oeuvre d’un cinéaste hors norme. Militant de gauche, photographe hors pair, Chris Marker tisse sa toile dans l’univers du cinéma par des oeuvres documentaires comme Le fond de l’air est rouge (1968) et Sans soleil (1982). Obsédé par le thème de la mémoire et du souvenir, il en fait le leitmotiv de toutes ses créations. Amoureux de la nature mais surtout des chats, il réalise des courts-métrages les mettant en scène, à l’image du très attendrissant Cat listening to music : Alors que les hommages se multiplient autour de Chris Marker, j’ai choisi de vous faire découvrir (ou redécouvrir) une des oeuvres les plus inspirée et les plus inspirante de celui qu’on qualifie volontiers d’essayiste cinématographique, La jetée, roman-photo dystopique datant de 1962. Oeuvre inspirée pour sa poésie, son thème, son traitement, son format, son lyrisme, sa justesse. Mais également inspirante pour ce qu’elle a apporté au monde du cinéma. Des décennies plus tard, Terry Gilliam la prend comme modèle pour son Armée des 12 singes tandis que Christopher Nolan y puise les bases de son Inception. Prenez donc 27 minutes de votre temps pour écouter et regarder cette histoire troublante qui raconte le voyage intérieur d’un homme dans sa mémoire, ses rêves, le passé et le futur de l’Humanité afin de sauver le monde d’une apocalypse post troisième guerre mondiale. Au passage, n’oubliez pas de vous laisser envahir par la pureté de la narration et la beauté des images, à l’instar de cette phrase prononcée par le narrateur sur fond du visage doux et aimant d’une mystérieuse inconnue : “Rien ne distingue les souvenirs des autres moments, ce n’est que plus tard qu’ils se font reconnaître. A leurs...

lire la suite

The Dark Knight Rises review

27 juil 12 The Dark Knight Rises review

Écrit par dans la catégorie Cinéma

Cela faisait bien longtemps que je n’avais pas publié sur OmniZine, et il fallait au moins un évènement de cette taille pour me faire sortir de ma torpeur. Sans plus attendre, celle que vous attendiez tous… La review de The Dark Knight Rises ! « Parce qu’il est le héros que Gotham mérite. Pas celui dont on a besoin aujourd’hui… Alors nous le pourchasserons. Parce qu’il peut l’endurer. Parce que ce n’est pas un héros. C’est un Gardien silencieux… qui veille et protège sans cesse. C’est le Chevalier Noir. » C’est sur cette réplique inspirée que s’achevait le deuxième volet de la trilogie Batman, orchestrée par le talentueux Christopher Nolan. Un opus sorti en août 2008 qui fut considéré comme le film de l’année, battant tous les records d’entrées et nominé 8 fois aux Oscars. Une première pour un film de super-héros. Il aura fallu attendre 4 ans après son chef d’œuvre pour que Christopher Nolan conclût enfin en grande pompe sa trilogie, après un détour brillant par la case Inception (voir la review d’Alex sur le film ici). Pendant tout ce temps, les rumeurs et informations sur le film ont circulé, donnant progressivement aux fans une idée générale de ce que The Dark Knight Rises pourrait être, alors qu’une excitation inédite, dont nous nous étions fait l’écho ici, se mettait en place autour du projet. Pourtant, si l’excitation était forte autour du dernier épisode de la trilogie, elle se doublait d’une appréhension tout aussi inédite. La mort brutale d’Heath Ledger à la fin du tournage de The Dark Knight, alors même que l’ambiance entière du film reposait sur son interprétation démente et magistrale du Joker, handicapait très sérieusement le projet de Rises avant même sa conception. En entrant dans la salle obscure pour regarder The Dark Knight Rises, une seule pensée habite donc chaque fan : même si ce film était attendu comme le messie, il ne peut que nous décevoir. Ce que je vais donc vous livrer là, c’est tout simplement mon taux de déception...

lire la suite

Calibre comique : Men In Black 3

2 juin 12 Calibre comique : Men In Black 3

Écrit par dans la catégorie Cinéma

Alors que nous sommes englués depuis quatre ans dans la sinistrose financière et que les grandes théories macroéconomiques comptent chacune un contre-exemple historique calamiteux dissuadant toute application, une vieille panacée renaît de ses cendres. Aujourd’hui, la distinction mondaine se mesure en tweetolikes ; et c’est à qui insérera le maximum de vagues notions de microéconomie comportementale dans l’analyse de ses turpitudes bourgeoises. Il n’y a qu’à lire le pétulant article de Slate « Quand quitter une fête ? » (2622 likes) pour se faire une idée. Tout étudiant qui lira ces lignes se reconnaîtra si j’évoque cet abominable registre comique auquel chacun d’entre nous s’adonne les veilles d’examen. Je parle de ces insipides, inutiles, immondissimes protoblagues qui n’ont pour seul intérêt que de faire réviser ses leçons. Oui, les révisions. J’ai songé à qualifier la chose d’humour révisionniste pour entretenir le flou et souligner la malfaisance de sa nullité. –        Hihi, on peut toujours tricher demain, ils n’ont pas pris en compte notre aléa moral (Smith, Samuelson p. 193) ! Lol ! –        Swaaaag ! Javoujavou ! Mais, héhé, imagine qu’on nous note déjà selon la sélection adverse ! (Akerlof, Market For Lemons, 1970) ! TMTC ! –        ‘Aaaaight les gens, le partiel samedi, j’en suis à sécréter des oxydo-réductases jusqu’à l’élytrocèle ! … –        Tu t’es trompé de fac, abruti. Mais n’est pas Freakonomics, ou même XKCD qui veut. Un sain conseil à toutes celles et ceux qui se sentent le talent d’être drôle avec des concepts universitaires : vous ne l’êtes pas, et vous ne le serez jamais. Bien sûr, je ne suis pas celui qui jettera la pierre, indécrottable pécheur que je suis, en représentation chaque semestre au dernier étage de la Maison des Examens. Mais je ne manquerai pas de m’agacer chaque fois que je verrai les collègues de Vincent Glad se prêter à ce jeu dans leurs articles : « La psychologie économique peut nous aider à prendre des décisions dans la vie de tous les jours », quand il n’y a même pas la matière scientifique pour impressionner derrière. Il nous fallait bien ce papier...

lire la suite

Jethro Tull’s Ian Anderson : Thick as a Brick 2

20 avr 12 Jethro Tull’s Ian Anderson : Thick as a Brick 2

Écrit par dans la catégorie Musique

Ceux qui me connaissent savent l’admiration que je voue à Jethro Tull, un groupe de rock progressif anglais qui comme tant d’autres a connu son heure de gloire dans les années 70. Si la musique de Tull ne s’est pas cantonnée à l’esthétique progressive telle qu’elle a été largement définie par les brontosaures du genre (je pense surtout à Yes et Genesis), il y a malgré tout un album de ce groupe qui s’est élevé dès sa sortie au rang de classique du rock prog. J’ai nommé Thick as a Brick, le premier morceau-album de l’histoire du rock, sorti en 1972, une pièce de 40 minutes s’étalant sur les deux faces du vinyle vendu dans une pochette représentant un faux journal de la petite communauté (imaginaire) de St Cleve (le St Cleve Chronicle), dont la une présente l’histoire de Gerald Bostock, un jeune garçon d’une dizaine d’année, qui a gagné un concours local de poésie grâce à ses parents qui ont menti sur son âge. L’album est une mise en musique du très long poème que l’enfant a présenté à ce concours. 2e du top 100 sur 30 000 et plus des albums recensés sur Progarchives.com, Thick as a Brick a donc 40 ans en 2012, et Ian Anderson, la tête pensante de Jethro Tull (et le seul membre restant depuis 1972, puisque le guitariste Martin Barre a préféré s’adonner à un projet solo) a décidé pour cet anniversaire de nous proposer une suite à ce monument, entreprise délicate et vite décriée. Le concept de Thick as a Brick 2 : Whatever Happened to Gerald Bostock ? (profitez du titre complet, parce que je ne le réécrirai pas) est le suivant : où en est Gerald Bostock en 2012 ? Plutôt que l’histoire d’une vie, Ian Anderson nous propose un album qui explore plusieurs lignes possibles :  un banquier, un sans-logis, un militaire,  un télévangéliste,  et un homme parfaitement ordinaires, telles sont les destinées musicalement explorées sur ce disque, aux chemins multiples et aux...

lire la suite

Note à l’attention de l’internaute : Quai d’Orsay : Chroniques Diplomatiques, bilan-perspectives (éléments de langage non inclus)

2 fév 12 Note à l’attention de l’internaute : Quai d’Orsay : Chroniques Diplomatiques, bilan-perspectives (éléments de langage non inclus)

Écrit par dans la catégorie L'humeur du Pipo

A l’instar de nombreux experts en ping-pong, qui ne peuvent plus supporter l’humilité liée au nom de leur discipline une fois passé le très très haut niveau de vice-champion du collège, la bande dessinée est tourmentée depuis sa naissance par le complexe de la maturité. Tâchons de synthétiser sans ressasser des idées qui ont dû être formulées maintes fois, et avec talent, par de vrais professionnels du neuvième art : la bédé, c’est à une lettre de bébé. On pense à cette planche de la Rubrique-à-Brac où un Marcel Gotlib à couronne de lauriers vantant « un mode d’expression pictural » ne peut lutter contre les préjugés d’un professeur Burp qui le coupe : « Ah, oui, les petits bonshommes qui gigotent, là ! Boum ! Paf ! ». Il faut les voir, ces décennies de strips anecdotiques, mais aussi d’œuvres de génie se briser inlassablement sur la bigoterie ordinaire. Quoiqu’on en dise, la simple évocation du mot « B.D. » continue d’inspirer dédain et condescendance chez beaucoup, qui conçoivent difficilement une œuvre d’intérêt au-delà du mono-dessin humoristique du journal quotidien qui “fait réfléchir”. La bande dessinée ne pourra peut-être jamais s’extirper du ghetto générationnel où elle reste cloîtrée aux côtés de son frère d’infortune, le film d’animation. Pourtant, nombreux sont ceux qui rechignent à ouvrir un « vrai » livre parmi les détracteurs aveugles qui la blâment pour détournement de culture. On distingue toujours le même reproche : si une bédé est facile à lire et à suivre, elle doit donc forcément être inférieure en tous points à n’importe quel avatar de la « vraie » culture classique, notamment littéraire. Un refrain seriné par toute une classe d’intellectuels, prétendant se poser en rempart des Lumières face à la soupe hétéronome et hédoniste post-soixante-huitarde. Dans La défaite de la pensée, Alain Finkielkraut s’emporte contre la société postmoderne qu’il accuse d’avoir anéanti la culture en ayant commis le crime de rapprocher Bob Marley de Mozart. L’individu postmoderne aurait totalement perdu son autonomie en devenant esclave...

lire la suite

Enthousiasmons-nous pour Curb Your Enthusiasm !

30 oct 11 Enthousiasmons-nous pour Curb Your Enthusiasm !

Écrit par dans la catégorie Séries

C’est l’histoire d’un homme qui est devenu multimillionnaire grâce à une série désormais mythique, et reviewée il y a quelque temps sur OmniZine, j’ai nommé Seinfeld. Mais cet homme n’est pas Jerry Seinfeld, non, il s’agit de Larry David, son comparse, l’homme qui a servi d’inspiration au génialissime George Costanza. Excusez du peu. Si Seinfeld est désormais aussi mythique, c’est donc en partie grâce à lui. Mais comment rebondit-on après l’arrêt d’une série aussi iconique ? Si Jerry Seinfeld a préféré se mettre un peu en retrait du monde du show business avant de revenir sur scène avec succès, les autres acteurs, Jason Alexander, Julia Louis-Dreyfus et Michael Richards, ont eu moins de réussite – dans une moindre mesure pour Julia Louis-Dreyfus, qui après plusieurs échecs, a réussi à se défaire de Seinfeld avec The New Adventures of Old Christine, qui fut bien reçue par le public et les critiques. Quid de Larry David, l’homme de l’ombre ? Qu’est donc devenu le co-créateur d’une des sitcoms les plus emblématiques de la télévision américaine ? C’est cette histoire que tente de raconter Curb Your Enthusiasm, une sitcom diffusée sur HBO depuis 2000, et dont la huitième saison a été diffusée cet été. Dans le monde de Curb Your Enthusiasm, Larry David, ou du moins sa version romancée, mène une vie – presque – paisible de semi-retraité, dans sa villa de Los Angeles. Il est marié à la ravissante Cheryl (jouée par Cheryl Hines) et passe le plus clair de son temps avec son manager et meilleur ami Jeff Green (joué par Jeff Garlin), sa femme très caractérielle Susie (joué par Susie Essman), et une version romancée de l’humoriste et ami d’enfance Richard Lewis, ou encore de l’acteur Ted Danson et de sa femme, également actrice, Mary Steenburgen. Cette vie serait parfaite si Larry David n’était pas un être égocentrique, socialement maladroit – les fameux « Larry David moments » qui se terminent souvent, au mieux, par un silence gêné, au pire, par l’indignation de votre interlocuteur – ou encore incapable de se...

lire la suite
Page 1 sur 912345...Dernière page »