(Re)découvrir La jetée (1962) de Chris Marker

Le 29 juillet 2012, Chris Marker décédait à l’âge de 91 ans. L’occasion pour la presse française de redécouvrir, en plein tumulte des J.O, l’oeuvre d’un cinéaste hors norme.

Militant de gauche, photographe hors pair, Chris Marker tisse sa toile dans l’univers du cinéma par des oeuvres documentaires comme Le fond de l’air est rouge (1968) et Sans soleil (1982). Obsédé par le thème de la mémoire et du souvenir, il en fait le leitmotiv de toutes ses créations. Amoureux de la nature mais surtout des chats, il réalise des courts-métrages les mettant en scène, à l’image du très attendrissant Cat listening to music :

Alors que les hommages se multiplient autour de Chris Marker, j’ai choisi de vous faire découvrir (ou redécouvrir) une des oeuvres les plus inspirée et les plus inspirante de celui qu’on qualifie volontiers d’essayiste cinématographique, La jetée, roman-photo dystopique datant de 1962.

Oeuvre inspirée pour sa poésie, son thème, son traitement, son format, son lyrisme, sa justesse. Mais également inspirante pour ce qu’elle a apporté au monde du cinéma. Des décennies plus tard, Terry Gilliam la prend comme modèle pour son Armée des 12 singes tandis que Christopher Nolan y puise les bases de son Inception.

Prenez donc 27 minutes de votre temps pour écouter et regarder cette histoire troublante qui raconte le voyage intérieur d’un homme dans sa mémoire, ses rêves, le passé et le futur de l’Humanité afin de sauver le monde d’une apocalypse post troisième guerre mondiale.

Au passage, n’oubliez pas de vous laisser envahir par la pureté de la narration et la beauté des images, à l’instar de cette phrase prononcée par le narrateur sur fond du visage doux et aimant d’une mystérieuse inconnue : “Rien ne distingue les souvenirs des autres moments, ce n’est que plus tard qu’ils se font reconnaître. A leurs cicatrices“.

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