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	<title>OmniZine - L&#039;omni-webzine des omnivores de la culture, des sports et de la geekitude !</title>
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		<title>Jethro Tull&#8217;s Ian Anderson : Thick as a Brick 2</title>
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		<pubDate>Fri, 20 Apr 2012 19:48:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Chozodragon</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Ceux qui me connaissent savent l&#8217;admiration que je voue à Jethro Tull, un groupe de rock progressif anglais qui comme tant d&#8217;autres a connu son heure de gloire dans les années 70. Si la musique de Tull ne s&#8217;est pas cantonnée à l&#8217;esthétique progressive telle qu&#8217;elle a été largement définie par les brontosaures du genre [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://www.omnizine.fr/musique/jethro-tulls-ian-anderson-thick-as-a-brick-2/attachment/jethro_tull_-_taab2_-_cover_art-2/" rel="attachment wp-att-2842"><img class="aligncenter size-full wp-image-2842" title="Jethro Tull's Ian Anderson : Thick as a Brick 2" src="http://www.omnizine.fr/wp-content/uploads/2012/04/Jethro_Tull_-_TAAB2_-_cover_art1.jpg" alt="" width="300" height="300" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Ceux qui me connaissent savent l&#8217;admiration que je voue à Jethro Tull, un groupe de rock progressif anglais qui comme tant d&#8217;autres a connu son heure de gloire dans les années 70. Si la musique de Tull ne s&#8217;est pas cantonnée à l&#8217;esthétique progressive telle qu&#8217;elle a été largement définie par les brontosaures du genre (je pense surtout à Yes et Genesis), il y a malgré tout un album de ce groupe qui s&#8217;est élevé dès sa sortie au rang de classique du rock prog. J&#8217;ai nommé Thick as a Brick, le premier morceau-album de l&#8217;histoire du rock, sorti en 1972, une pièce de 40 minutes s&#8217;étalant sur les deux faces du vinyle vendu dans une pochette représentant un faux journal de la petite communauté (imaginaire) de St Cleve (le St Cleve Chronicle), dont la une présente l&#8217;histoire de Gerald Bostock, un jeune garçon d&#8217;une dizaine d&#8217;année, qui a gagné un concours local de poésie grâce à ses parents qui ont menti sur son âge. L&#8217;album est une mise en musique du très long poème que l&#8217;enfant a présenté à ce concours.</p>
<p style="text-align: justify;">(...)<br/>Lire la suite de <a href="http://www.omnizine.fr/musique/jethro-tulls-ian-anderson-thick-as-a-brick-2">Jethro Tull&#8217;s Ian Anderson : Thick as a Brick 2</a> (1,527 mots)</p>
<hr />
<p><small>© Chozodragon pour <a href="http://www.omnizine.fr">OmniZine - L&#039;omni-webzine des omnivores de la culture, des sports et de la geekitude !</a>, 2012. |
<a href="http://www.omnizine.fr/musique/jethro-tulls-ian-anderson-thick-as-a-brick-2">Permalien</a> |
<a href="http://www.omnizine.fr/musique/jethro-tulls-ian-anderson-thick-as-a-brick-2#comments">Pas de commentaire</a>
</small></p>]]></content:encoded>
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		<title>Note à l’attention de l’internaute : Quai d’Orsay : Chroniques Diplomatiques, bilan-perspectives (éléments de langage non inclus)</title>
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		<pubDate>Thu, 02 Feb 2012 10:14:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alex</dc:creator>
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		<description><![CDATA[A l’instar de nombreux experts en ping-pong, qui ne peuvent plus supporter l’humilité liée au nom de leur discipline une fois passé le très très haut niveau de vice-champion du collège, la bande dessinée est tourmentée depuis sa naissance par le complexe de la maturité. Tâchons de synthétiser sans ressasser des idées qui ont dû [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone aligncenter" title="Quai D'Orsay, tome 2" src="http://ecx.images-amazon.com/images/I/516svNhNlZL.jpg" alt="" width="417" height="500" /></p>
<p style="text-align: justify;">A l’instar de nombreux experts en ping-pong, qui ne peuvent plus supporter l’humilité liée au nom de leur discipline une fois passé le très très haut niveau de vice-champion du collège, la bande dessinée est tourmentée depuis sa naissance par le complexe de la maturité. Tâchons de synthétiser sans ressasser des idées qui ont dû être formulées maintes fois, et avec talent, par de vrais professionnels du neuvième art : la bédé, c’est à une lettre de bébé. On pense à cette planche de la <em>Rubrique-à-Brac</em> où un Marcel Gotlib à couronne de lauriers vantant « un mode d’expression pictural » ne peut lutter contre les préjugés d’un professeur Burp qui le coupe : « Ah, oui, les petits bonshommes qui gigotent, là ! Boum ! Paf ! ».</p>
<p style="text-align: justify;">Il faut les voir, ces décennies de strips anecdotiques, mais aussi d’œuvres de génie se briser inlassablement sur la bigoterie ordinaire. Quoiqu’on en dise, la simple évocation du mot « B.D. » continue d’inspirer dédain et condescendance chez beaucoup, qui conçoivent difficilement une œuvre d&#8217;intérêt au-delà du mono-dessin humoristique du journal quotidien qui &#8220;fait réfléchir&#8221;. La bande dessinée ne pourra peut-être jamais s’extirper du ghetto générationnel où elle reste cloîtrée aux côtés de son frère d’infortune, le film d’animation. Pourtant, nombreux sont ceux qui rechignent à ouvrir un « vrai » livre parmi les détracteurs aveugles qui la blâment pour détournement de culture. On distingue toujours le même reproche : si une bédé est facile à lire et à suivre, elle doit donc forcément être inférieure en tous points à n’importe quel avatar de la « vraie » culture classique, notamment littéraire. Un refrain seriné par toute une classe d’intellectuels, prétendant se poser en rempart des Lumières face à la soupe hétéronome et hédoniste post-soixante-huitarde. Dans <em>La défaite de la pensée</em>, Alain Finkielkraut s’emporte contre la société postmoderne qu’il accuse d’avoir anéanti la culture en ayant commis le crime de rapprocher Bob Marley de Mozart. L’individu postmoderne aurait totalement perdu son autonomie en devenant esclave de ses désirs, suivant uniquement son « feeling », et se dirigeant systématiquement vers une sous-culture standardisée et configurée pour l’assouvissement de ses passions et non l’exercice de sa raison. Une sous-culture qui n’a par définition rien à dire, ni maintenant, ni jamais. Selon lui, un morceau de rock ne participera jamais à alimenter l’esprit critique ou à donner des clés pour comprendre le monde : comme toute la musique du diable, il se résume au chatouillement sensuel du circuit de récompense d’un esprit animal.</p>
<p style="text-align: justify;">On voit très bien où conduit ce type de réflexion réactionnaire : la restauration d’une « hiérarchie » de la culture, bafouée par le pédagogisme de profs hippies mais désormais reclassée par critère de dignité de la forme du média (un roman de gare vaudra toujours plus que <em>Maus</em>), dignité définie par le caractère sacrificiel du rapport à l’œuvre, mâtiné d’ancienneté. Grossièrement, le chiant et le vieux font l’intelligent. Une véritable œuvre ne peut pas, et n’a pas à séduire le destinataire en travaillant sa forme afin de l’attirer spontanément. D’accord… Mais alors, poursuivons le raisonnement ! Méfiez-vous si vous prenez trop de plaisir à lire Rousseau : vous êtes complètement hétéronome ! Vous avez osé ouvrir un livre parce que vous avez d’abord pensé que ça pouvait être <em>plaisant</em> ? Vade retro, zombie de la culture pop ! Et d’ailleurs, ne pensez pas trop longtemps au fait que la quasi-totalité des écrivains, philosophes, musiciens ou peintres ont cherché sciemment ou inconsciemment à se soumettre aux standards d’esthétisme et de satisfaction sensorielle de leur époque pour attirer le chaland, sous peine d’implosion absolue de votre théorie.</p>
<p style="text-align: justify;">Alors, comme le ping-pong qui se grime en austère « tennis de table », la bédé, complexée d’être réduite à ce joujou pour gamin, se trouve d’autres appellations sophistiquées, plus ou moins heureuses. « Illustré », « art séquentiel », « roman graphique »… Nous en arrivons donc enfin à notre sujet : <em>Quai d’Orsay</em>, la bande dessinée dont les deux premiers albums sont parus en 2010 et 2011.</p>
<p style="text-align: justify;">A sa sortie, le premier tome s’est donc vu parfois qualifié de « roman graphique » par la critique pour insister sur son caractère « adulte » et ainsi lui ouvrir les bonnes grâces de l’intelligentsia, qui s’est en effet saisie de l’album avec un sourcil levé, pour en fin de compte rire aux éclats au même comique de dialogue et de situation qui fait marrer le commun des mortels. En bref, car il ne s’agit pas de faire de cette simple « humeur du Pipo » une énième exégèse de 5000 mots que j’ose appeler critique et que pas plus de trois personnes sur la Toile doivent lire d’un œil distrait, je vous introduis aux forces en présence.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.omnizine.fr/lhumeur-du-pipo/quai-dorsay/attachment/vlon/" rel="attachment wp-att-2800"><img class="aligncenter size-full wp-image-2800" title="Vlon" src="http://www.omnizine.fr/wp-content/uploads/2012/02/Vlon.jpg" alt="" width="340" height="235" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Arthur Vlaminck est un jeune thésard qui se voit embauché au cabinet du Ministre des Affaires Etrangères, Alexandre Taillard de Vorms, en tant que conseiller en « langage », autrement dit, nègre chargé de l’écriture des discours. Arthur est doué, naïf mais pas puéril, inexpérimenté mais particulièrement capable de s’adapter. A travers la crise du pas-si-imaginaire pays du Lousdem, soupçonné d’abriter des armes de destruction massive par l’Amérique en croisade contre le terrorisme international, Arthur va connaître le baptême du feu. Taillard de Vorms en impose. Une cour de conseillers et de fonctionnaires divers lui tourne autour en permanence, dans un ballet permanent de respect procédurier et d’amères jalousies. Du point de vue interne à l’administration du « MAE », Arthur va très vite saisir les limites de sa propre fonction : les crasses de collègues carriéristes, l’apathie d’une certaine nomenklatura. Il va également ressentir l’étrange ambivalence dans l’autorité charismatique incontestable d’un boss qui n’hésite tout de même pas à l’inviter à « pisser » avec lui pour confier ses dernières réflexions diplomatiques devant l’urinoir. De l’avis d’un de ses proches : <em>« Je sais de quoi je te parle et je peux te dire qu’il a tout compris.  Par contre, qu’est-ce qu’il est chiant ! C’est X-Or, ce mec. Tu ne peux pas discuter avec lui. Il est constamment dans une dimension parallèle. »</em> Taillard de Vorms, le roi ici-bas, est nu à l’international. Car nous connaissons tous la fin de la tragédie : l’ONU n’a pu résister à l’agitation d’une fiole de faux anthrax. Les Etats-Unis ont contourné les institutions internationales, envahi l’Irak, n’y ont pas trouvé les armes de destruction massive, et le discours historique de Villepin n’est resté qu’un vain « langage ».</p>
<p style="text-align: justify;">Les plus largués l’auront maintenant compris : nous avons à faire à Dominique de Villepin. Et le scénariste de cette B.D. n’est ni plus ni moins qu’un haut fonctionnaire du ministère de 2002 à 2004, dont le devoir de réserve oblige à utiliser un pseudonyme aux allures d’anagramme : Abel Lanzac. Etait-il réellement chargé du langage ? Son identité est-elle vraiment si secrète si l’on se donne la peine de mener l’enquête ? A-t-il donc écrit le fameux discours de 2003 qui a déclenché les rarissimes applaudissements du Conseil de Sécurité ? L’auteur esquive et préfère se concentrer sur la profonde admiration qu’il a pour l’homme, qui se transforme parfois en amour fugace quand la classe et l’habileté du ministre atteignent un nouveau sommet, à en croire les sporadiques petits cœurs qui symbolisent les élans d’affection intériorisés des collègues. Lanzac dépeint un énarque franchement mégalo mais humain, piochant des fragments de Fragments d’Héraclite pour donner une allure conceptuelle à un discours agencé en plan deux parties/deux sous-parties, qu’il découpe virtuellement par de grands mouvements de bras dans le vide. En bon diplomate insaisissable, il change de règle d’or et de convictions toutes les cinq minutes, s’imaginant comme le Minotaure qui perd ses adversaires dans le labyrinthe de son éloquence pour n’en faire qu’une bouchée. Résolument politique, la B.D. n’est donc pas militante : l’idée est de raconter une histoire, plutôt que de mener une enquête comme dans le cas de la très bonne, au demeurant, <em>Face Karchée de Sarkozy</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Taillard de Vorms est <strong>badass</strong>, c’est d’ailleurs ce qui plaît follement au vrai De Villepin quand on lui parle de l’oeuvre. Et là vient la question du dessin nerveux de Christophe Blain, qui sublime le scénario et les dialogues déjà captivants de Lanzac. <em>Quai d’Orsay</em> est la B.D. type qui justifie l’existence de la B.D. en tant que média. Loin, très loin des dessins photoréalistes et statiques <em>XIII</em>esques qu’on pouvait attendre au vu du sujet traité, les formes sont cartoon, élancées et exagérées. Facile de voir que plus les personnages sont importants et sympathiques, plus ils sont caricaturés. Taillard de Vorms est immense et affiche en permanence un unique trait froncé en guise d’yeux, poker face du héros déterminé qui se figure avoir rendez-vous avec l’Histoire à chaque seconde de sa journée. A l’inverse, son dircab bonhomme au visage d’aristo conserve un regard désolé qu’il ne faut surtout pas prendre pour de l’impuissance : s’il est à cette place, c’est qu’il sait dérouler quand le besoin s’en fait sentir.  L’enthousiasme des critiques procède d’une même technique-clé, que le dessinateur maîtrise à la perfection : le mouvement. L’artiste s’amuse avec les traits de déplacement, les nuages de poussière, les gros plans exagérés qui disproportionnent une partie du corps pour évoquer l’intensité de l’instant. Et il fait mouche à tous les coups, parce qu’il a le sens du découpage séquentiel, du story-board, à nouveau, cette science opaque de la B.D. qui détermine où le regard du lecteur se porte, dans quel ordre, et sait ce qui fera éclater violemment le lecteur de rire entre un truc drôle dit en une bulle et un truc drôle dit en cinq bulles. Derrière le style épuré et l’absence fréquente de décors, Blain a calculé impeccablement la position de chaque élément. Et c’est ce qu’il avoue mot pour mot dans la bouche de Vorms quand ce dernier s’épanche sur le génie des B.D. de Tintin : le RYTHME, c’est l’immersion, c’est la vie. TAC-TAC-TCHAC.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.omnizine.fr/lhumeur-du-pipo/quai-dorsay/attachment/no-title/" rel="attachment wp-att-2799"><img class="aligncenter size-full wp-image-2799" title="Tintin" src="http://www.omnizine.fr/wp-content/uploads/2012/02/Tintin-Vorms.jpg" alt="" width="600" height="805" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Prends-en de la graine, la B.D. N’allons pas dire que c’est comme ça qu’on provoque l’émotion, mais c’est comme ça qu’on provoque le rire. Difficile de ne pas basculer vers l’extrémisme du comique après avoir lu<em> Quai d’Orsay</em>, en n’ayant plus aucune tolérance pour les B.D. humoristiques qui n’arrivent pas à arracher un pouffement en 45 pages. Par quel miracle a-t-on accepté avec le temps, ou en grandissant, que la B.D. retrouve une place marginale, voire inexistante, dans notre alimentation comique ? Il est d’ailleurs intéressant de voir que c’est ce qui ressort de nombreux commentaires sur l’œuvre. Quand les critiques pro de l’ordre de Télérama s’efforcent de la disséquer avec leur logiciel standard de « démarche transversale » pour en tirer le Léviathan et toutes sortes de considérations sociétales sur le monde de l’administration, elles sont, fort bien, dans leur droit. Mais je dois reconnaître que ce qui m’a frappé, à titre personnel, dans<em> Quai d’Orsay</em>, c’est cette maîtrise pure et simple de l’ambiance et du rigolo. Demandons à l’intéressé lui-même, Villepin, qui ne se concentre pas tant sur l’aspect « chronique politique » (pourtant très réaliste) de la B.D. pour parler en réalité d’un running-gag qui a dû le faire rigoler comme une baleine comme tout un chacun : <em>« Ce que je préfère dans l’album, ce sont les VLON ! de la porte qui claque quand j’arrive, le corps élastique… C’est la diplomatie courant d’air. J’ai tellement cru qu’on pouvait la renouveler. Rompre avec la diplomatie de colin froid »</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Et ce style riche. Le sens de la métaphore, les répliques. On est surpris par les plans lynchiens qui ne s’encombrent pas toujours de bulles de pensée pour véhiculer ce que ressentent les personnages. Chaque personnage a sa part de romantisme et de talent de stand-up, tous se relaient pour sortir leur mot incongru, leur référence littéraire aléatoire ou leur expression imagée désuète dont sont friands tous les fonctionnaires vieille-école. On est très loin, en réalité, du cliché de l’administration mortifère et sclérosée que tout le monde relaie à chaque discussion de table. Le système est imparfait, ingrat pour le travail réalisé, il comporte ses rigidités, il est parfois cruel ou kafkaïen, mais l’humanisme et le dynamisme des personnages au service de l’Etat révèlent que Lanzac a dû furieusement apprécier son job et la majorité des gens qu’il y a croisés. Il y rappelle en creux que ce sont les gens, les équipes qui font l’administration, et non l’inverse.</p>
<p style="text-align: justify;">Le petit jeunot d’auteur déborde les rigidités susmentionnées par sa culture geek, comme lorsqu’il décrit le rôle du « chiffre », le multiséculaire service de cryptage des télégrammes diplomatiques, resté en place « grâce à un syndicat puissant et unitaire », bien que ses codages soient « facilement craquables par un ordinateur ». Et quoi de mieux pour démystifier une collègue aux dents longues que de la comparer entre comparses à Gollum ? Evitons d’aller plus loin et de déflorer les albums, mais il faut voir l’extrapolation sci-fi que se fait Lanzac sur le projet de « manuel de résolution des crises » qui turlupine Vorms après être allé faire le super-héros en Oubanga.</p>
<p style="text-align: justify;">Le fourmillement d’idées, de gags, de tirades grandiloquentes signées Lanzac, servies par le graphisme cyclothymique de Blain forment l’une des incursions les plus vivantes, et finalement crédibles, jamais faites au cœur de l’exercice de l’Etat dans une œuvre francophone. Imaginez seulement la quantité de B.D. politiques <em>« Sarkozy et ses femmes », « J’aurais voulu faire président », « Sarkozy et les riches »</em> qui champignonnent depuis plusieurs mois sur les étals des librairies. Ces albums « militants », pas toujours égaux, peuvent avoir leurs avantages mais s’inscrivent dans un temps court, avec une date de péremption. S’il y a deux uniques albums de chronique politique qui aspirent à une reconnaissance de long-terme, ce sont bien les deux tomes parus de <em>Quai d’Orsay</em>.  Et si l’on en croit les échos, Bertrand Tavernier semble ne pas s’y être trompé, et planche dans le plus grand secret sur une adaptation cinématographique du premier album !</p>
<p style="text-align: justify;">Pour en revenir aux considérations de début d’article, l’œuvre réconcilie la « sous-culture » de la B.D. avec son essence désopilante, pour délivrer un bijou qui marque durablement. <em>Quai d’Orsay</em>, le « roman graphique », est une bédé qui s’assume et réaffirme par là-même la noblesse du média illustré. Soyons fiers de compter ces « bonshommes qui gigotent » parmi notre haute culture, car ils en ont la substance et le droit. Et nous n&#8217;avons pas fini d&#8217;en entendre parler.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.omnizine.fr/lhumeur-du-pipo/quai-dorsay/attachment/salmigondis/" rel="attachment wp-att-2801"><img class="aligncenter size-large wp-image-2801" title="Salmigondis" src="http://www.omnizine.fr/wp-content/uploads/2012/02/Salmigondis-600x385.jpg" alt="" width="600" height="385" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Quai D&#8217;Orsay : Chroniques Diplomatiques</em>, tomes 1 et 2, éd. Dargaud.</p>
<hr />
<p><small>© Alex pour <a href="http://www.omnizine.fr">OmniZine - L&#039;omni-webzine des omnivores de la culture, des sports et de la geekitude !</a>, 2012. |
<a href="http://www.omnizine.fr/lhumeur-du-pipo/quai-dorsay">Permalien</a> |
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</small></p>]]></content:encoded>
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		<title>Enthousiasmons-nous pour Curb Your Enthusiasm !</title>
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		<pubDate>Sun, 30 Oct 2011 22:20:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>FH</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://www.omnizine.fr/wp-content/uploads/2011/10/curb-your-enthusiasm-is-it-me.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2765" title="Curb Your Enthusiasm - Is it me?" src="http://www.omnizine.fr/wp-content/uploads/2011/10/curb-your-enthusiasm-is-it-me.jpg" alt="" width="500" height="300" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">C’est l’histoire d’un homme qui est devenu multimillionnaire grâce à une série désormais mythique, et <em>reviewée</em> il y a quelque temps sur OmniZine, j’ai nommé <em><a title="Seinfeld, un “show about nothing”" href="http://www.omnizine.fr/series/seinfeld" target="_blank">Seinfeld</a></em>. Mais cet homme n’est pas Jerry Seinfeld, non, il s’agit de Larry David, son comparse, l’homme qui a servi d’inspiration au génialissime George Costanza. Excusez du peu. Si <em>Seinfeld</em> est désormais aussi mythique, c’est donc en partie grâce à lui. Mais comment rebondit-on après l’arrêt d’une série aussi iconique ? Si Jerry Seinfeld a préféré se mettre un peu en retrait du monde du <em>show business</em> avant de revenir sur scène avec succès, les autres acteurs, Jason Alexander, Julia Louis-Dreyfus et Michael Richards, ont eu moins de réussite – dans une moindre mesure pour Julia Louis-Dreyfus, qui après plusieurs échecs, a réussi à se défaire de son <em>Seinfeld</em> avec <em>The New Adventures of Old Christine</em>, qui fut bien reçue par le public et les critiques. <em>Quid</em> de Larry David, l’homme de l’ombre ? Qu’est donc devenu le co-créateur d’une des <em>sitcoms </em>les plus emblématiques de la télévision américaine ? C’est cette histoire que tente de raconter <em>Curb Your Enthusiasm, </em>une <em>sitcom</em> diffusée sur HBO depuis 2000, et dont la huitième saison a été diffusée cet été.</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://www.omnizine.fr/wp-content/uploads/2011/10/curb-your-enthusiasm-is-it-me.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2765" title="Curb Your Enthusiasm - Is it me?" src="http://www.omnizine.fr/wp-content/uploads/2011/10/curb-your-enthusiasm-is-it-me.jpg" alt="" width="500" height="300" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">C’est l’histoire d’un homme qui est devenu multimillionnaire grâce à une série désormais mythique, et <em>reviewée</em> il y a quelque temps sur OmniZine, j’ai nommé <em><a title="Seinfeld, un “show about nothing”" href="http://www.omnizine.fr/series/seinfeld" target="_blank">Seinfeld</a></em>. Mais cet homme n’est pas Jerry Seinfeld, non, il s’agit de Larry David, son comparse, l’homme qui a servi d’inspiration au génialissime George Costanza. Excusez du peu. Si <em>Seinfeld</em> est désormais aussi mythique, c’est donc en partie grâce à lui. Mais comment rebondit-on après l’arrêt d’une série aussi iconique ? Si Jerry Seinfeld a préféré se mettre un peu en retrait du monde du <em>show business</em> avant de revenir sur scène avec succès, les autres acteurs, Jason Alexander, Julia Louis-Dreyfus et Michael Richards, ont eu moins de réussite – dans une moindre mesure pour Julia Louis-Dreyfus, qui après plusieurs échecs, a réussi à se défaire de <em>Seinfeld</em> avec <em>The New Adventures of Old Christine</em>, qui fut bien reçue par le public et les critiques. <em>Quid</em> de Larry David, l’homme de l’ombre ? Qu’est donc devenu le co-créateur d’une des <em>sitcoms </em>les plus emblématiques de la télévision américaine ? C’est cette histoire que tente de raconter <em>Curb Your Enthusiasm, </em>une <em>sitcom</em> diffusée sur HBO depuis 2000, et dont la huitième saison a été diffusée cet été.</p>
<p style="text-align: justify;">(...)<br/>Lire la suite de <a href="http://www.omnizine.fr/series/curb-your-enthusiasm">Enthousiasmons-nous pour Curb Your Enthusiasm !</a> (1,318 mots)</p>
<hr />
<p><small>© FH pour <a href="http://www.omnizine.fr">OmniZine - L&#039;omni-webzine des omnivores de la culture, des sports et de la geekitude !</a>, 2011. |
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		<title>Noel Gallagher&#8217;s High Flying Birds &#8211; Yeah I feel like a force tranquille</title>
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		<pubDate>Wed, 19 Oct 2011 23:50:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alex</dc:creator>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Beady Eye]]></category>
		<category><![CDATA[critique]]></category>
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			<content:encoded><![CDATA[<div class="mceTemp mceIEcenter" style="text-align: justify;">
<dl id="attachment_2750" class="wp-caption aligncenter" style="width: 510px;">
<dt class="wp-caption-dt"><a href="http://www.omnizine.fr/musique/noel-gallaghers-high-flying-birds/attachment/noel-gallagher/" rel="attachment wp-att-2750"><img class="size-full wp-image-2750" title="Noel Gallagher" src="http://www.omnizine.fr/wp-content/uploads/2011/10/Noel-Gallagher.jpg" alt="" width="500" height="500" /></a></dt>
<dd class="wp-caption-dd">&#8220;Tout le monde s&#8217;attend à ce que, pour son retour, un artiste fasse exploser un feu d&#8217;artifice. J&#8217;ai préféré vous taper doucement sur l&#8217;épaule, en murmurant : &#8220;Chut ! Ecoute ça.&#8221;"</dd>
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<p style="text-align: justify;">« Nono ». Alors que les nuées de cygnes noirs qui se sont posés voici plusieurs années sur notre malheureux village global ont décidé de squatter pour un bon moment notre actualité économique, politique, sociale, culturelle et même métaphysique, il est bon de savoir que certaines choses ne changent pas. Comme une borne kilométrique sur le bord de l’infernale autoroute conduisant aux affres de la soupe FM, l’ex-compositeur d’Oasis garde un oeil bienveillant mais sévère sur un monde du rock qui n’en finit plus de chercher sa révolution. Dans l’hipsterocratie des années 2010, tout se décline en post-post-ismes. Paralysés par le génie des générations précédentes, d’aucuns tentent de dynamiter la maison des musiques pour voir quels misérables pâtés ils pourront démouler sur ses ruines. Très peu pour Nono. Les neutrinos peuvent dépasser la vitesse de la lumière, lui ne dépassera jamais la noire à 120. Tout peut foutre le camp, il suffira d’écouter le premier album solo du Chief pour revenir à la maison. Humer la fragrance du talent sur-distillé d’un monosourcil mancunien qui n’a jamais prétendu inventer l’eau chaude, mais vous offrira volontiers de temps à autre une lénifiante et inexplicablement sublime cuillère de gelée royale. Pester devant la maîtrise oisive d’un musicos qui veut bien sortir un album à 10 chansons, mais pas une de plus, histoire que vous réécoutiez bien chaque morceau jusqu’à ce que votre affect s’égalise. Nono. Monsieur Noel Gallagher.</p>
<p style="text-align: justify;">En février, j’écrivais la critique d’un album crâneur au titre à l’image de son contenu : fumeux et vite oublié. Le frangin Liam Gallagher, avec son groupe Beady Eye, avait dégainé <em>Different Gear, Still Speeding</em>, sorte de musée Grévin du rockabilly dont les pièces d’exposition fondaient au premier coup d’oreille. Et l’on frémissait quand on comprenait que le produit de cet Oasis décapité était déjà celui d’une formation en sur-régime. A la brocante de la composition, je tâchais alors de me prendre d’affection pour des titres anecdotiques aux défauts apparents : <em>Three Ring Circus</em>, l’essayer c’est l’adopter. <em>The Roller</em>, je vous fais un prix. <em>The Morning Son</em>, vous vous imaginez pas le petit trésor que c’est. Seulement voilà, comme tout ce qu’on achète à la brocante, DGSS prend actuellement la poussière sur mon étagère. Qui sait où il se trouvera dans cinq ans.</p>
<p style="text-align: justify;">Flou. Quand on pose les yeux sur la pochette de <em>High Flying Birds</em>, un doute peut nous assaillir. L’aspect nébuleux, faussement mystique et franchement moche de la jaquette dessine un troublant parallèle avec le laborieux <em>Heathen Chemistry</em> de 2002, où la plus curieuse des idées était passée par la tête d’Oasis : que la Gare de Lyon en contre-plongée, en flou dégueu et en noir au blanc, ça serait vachement stylé. Flou. Astigmate. Mal aux yeux. Une certaine première secrétaire nous a fait part de ces paroles sages la semaine dernière : « Quand c’est flou, c’est qu’il y a un loup ». Pourtant Noel Gallagher ne mordra pas la main que vous lui tendez, et n’aura finalement pas, ou si peu, de fautes de goût à vous infliger. En réalité, il pensait à se faire photographier sous l’éclairage d’une station-service qui donnait l’impression d’être sous un Concorde, d’où une fine allusion aux « High Flying Birds ». Ne riez pas, c’est certainement l’idée de pochette la plus logique qu’il ait pondue de toute sa carrière.</p>
<p style="text-align: justify;">Derrière la pochette, il y a un disque, et correctement inséré dans un lecteur, il fait son petit effet. Comme j’ai pu le lire, remarque surprenante de pertinence dans la chronique jetable d’un certain journal gratuit, l’album va s’attacher tout spécialement à démontrer que Noel n’est pas responsable du psyché lambin et éreintant qui a tiré vers le bas la discographie d’Oasis. La dégradation d’un groupe qui ne faisait aucun cas de laisser trois, quatre morceaux-poubelles dans ses derniers disques en renvoyant à demi-mot l’auditeur vers de somptueuses démos de faces-B qui auraient mérité plutôt vingt fois qu’une le triple A de la tracklist officielle. Quand au début de l’année, Beady Eye se faisait un festin égoïste d’une interminable <em>Wigwam</em> de presque sept minutes, le compteur ne dépasse pas 5:30 pour la plus longue piste de l’album ici présent, <em>Everybody’s On The Run</em>, peut-être d’ailleurs l’une des moins inspirées du lot. Elle a pourtant la difficile tâche d’ouvrir cet album, mais prend un peu trop de temps à se regarder dans la glace pour séduire. Point commun à la fratrie, les échos avec décalage sensible font souvent office de patch pour compenser un ensemble tendant sur le vide. Comme s’il fallait se retourner derrière soi à chaque vocalise, regarder l’empreinte laissée pour se rassurer et déboucher vers un joli break qui se charge de sauver les meubles. Hormis l’impérial Definitely Maybe dont on ne palpera jamais vraiment la profondeur, le déchet reste partie constituante de la création noelienne. Il reste toujours, de temps à autre, ce refrain plat qui transforme la bouche bée laissée par un pont merveilleux en un rictus horizontal (<em>If I Had A Gun</em>). S’il n’a jamais vraiment été capable de nous façonner un joyau sans aspérités, Noel Gallagher peut néanmoins appeler à la rescousse son alter-ego du passé et ses tiroirs de trésors inédits.</p>
<p style="text-align: justify;">Il y a quinze ans, dans un élan d’absurdité suprême, l’artiste laissait au placard le fabuleux Masterplan, le consignant en face-B quand une sortie single aurait mis au tapis les meilleurs hymnes surdosés de U2 ou de Coldplay. Tout à fait dans la même idée, écouter <em>Record Machine</em>, enfin sous une forme finie après des années de purgatoire du bootleg Youtube, suffit à faire percuter la différence de plusieurs degrés qui sépare la production du zozo solo des amigos de chez Beady Eye. Viendrait-il à l’idée de Liam, fanatique du rock « premier-jet », en réalité chantre du moindre effort, d’ajouter des violons ou d’implémenter des mélodies secondaires dans ses power-ballades ? Non. Chez <em>Record Machine</em>, on regrettera peut-être la disparition d’un chaud roulement de guitare basse qui faisait l’identité de la maquette, mais on se prendra allègrement dans la face un wall of sound dévastateur avec orchestre, pianos et chœurs adorablement over-the-top. Forcément, alors que le mur de son de Beady Eye consiste à simplement jouer plus fort, Noel sait renouveler l’oxygène à l’intérieur de sa musique. Tout au long de son disque, l’auteur va se faufiler, se dérober et saura toujours rattraper l’auditeur derrière un accord pour l’éblouir à nouveau d’une autre trouvaille mortellement accrocheuse. Certains qualifient ce type de chansons d’ « hymnes de stade ». Quel exemple plus triomphant que la bande-son du film des années 2000 Goal et son <em>Who Put The Weight Of The World On My Shoulders</em>, qui mettait en scène un footballeur en proie au doute ? Soit, mais W.P.T.W.O.T.W.O.M.S (‘culé, même en acronyme, c’est chiant à écrire) était avant tout une superbe chanson mélo et mélodique. Si un « hymne de stade » parvient à éveiller en vous cette souveraine inspiration qui transforme ce vague regard par la fenêtre en un acte héroïque, la chose est réussie et mérite le plus grand respect des petits malins.</p>
<p style="text-align: justify;">Quand notre gars fait de la récup’ avec ses titres larger-than-life, il liquide aussi les légendes urbaines. En dernière piste, le serpent de mer <em>Stop The Clocks</em> jaillit enfin des profondeurs de la mythologie oasisienne. Trop bon pour être vrai, pas au point, promis comme le « meilleur morceau jamais composé » par son créateur, le fameux a fait l’objet d’une cruelle campagne de teasing à rallonge. Entendu dans des soundchecks, chantonné dans une version méconnaissable, donnant son foutu nom au best-of d’Oasis sans apparaître dedans, ou même présent en sample inaudible à la fin de <em>Record Machine</em>, <em>Stop The Clocks</em> semblait ne jamais vouloir sortir du bois. C’est maintenant chose faite, et inéluctablement, si l’ambiance engage à la rêverie, le résultat reste un chouïa décevant. <em>Champagne Supernova</em> reste droit dans ses bottes. Ce piano qui claque des accords, ponctuant les couplets comme le minutage d’une inconcevable explosion, ne débouche que sur un premier refrain qui a peur de griller les cartouches du deuxième, dépeignant en fin de compte un voyage bien sage que sa fin en rythme ternaire sur fond de cris d’animaux (? !) n’emballe qu’à la manière d’une blagounette. Liam peut tout de même enrager, car ce type de morceau qu’il était censé chanter à l’époque est maintenant totalement hors de sa portée sur le plan créatif et vocal. Ce qui peut inspirer la fine bouche à l’écoute de Noel déclencherait des cris d’extase si c’était Liam qui en était à l’origine.</p>
<p style="text-align: justify;">Pourquoi donc ? Est-ce donc la voix moelleuse si caractéristique de Noel, ne tenant bien sûr pas la comparaison avec les pétulances cisaillantes de son frère en 1994 ? Ne nous méprenons pas, Noel chante très bien, dans les graves comme dans les aigus et les forts comme les faibles, mais le paradigme avait été très bien résumé par l’intéressé : <em>« I sing better than Liam, but Liam is a better singer »</em>. Du temps d’Oasis, on déterminait le chanteur des compos de Noel au vu de la mélodie et de l’ambiance. Liam, quant à lui, composait toujours pour sa pomme. De fait, Noel récupérait alors les musiques plus intimistes, les phrasés vocaux subtils et virevoltants, les pièces introspectives plutôt que le rock triomphant morve-au-nez du cadet. Cet album réussi, mais de bric et de broc, réunit donc des chansons purement noeliennes : on n’y trouvera pas le traditionnel tube-caution « je fais encore du rock » qui revenait toujours à Liam, mais par exemple les démos boudées des sessions de Standing On The Shoulders Of Giants, ce qui explique l’omniprésence de chœurs donnant parfois un air d’outre-tombe à l’ensemble. Mais on y débusquera surtout le déflagrateur single<em> The Death Of You And Me</em>, successeur spirituel de l’ovni de 2005 <em>The Importance Of Being Idle</em>, vibrant hommage au folk mid-tempo des Kinks. Noel livre ici un petit morceau de nirvana sans majuscule, un arrangement léché qui ne laisse aucune place au hasard. La batterie sautille méthodiquement dans ses cases de marelle, tandis que la basse, fût-elle simpliste, génère une onde de choc à chaque impact. A mi-chemin entre Tucson et Manchester, cette ambiance western indéfinissable et purement esthétique se met au service d’un titre qui vous sert le petit Jésus sur un plateau, et vous persuade irrésistiblement qu’on ne plaisante pas avec l’ultimerie absolue qu’est l’essence même du bonheur. Une fanfare se vautre lascivement à la moitié de la chanson ; alors que les cuivres s’époumonent, la musiquette agréable des couplets s’est métamorphosée en un refrain diablement sexy. <em>The Death Of You And Me</em> ne doit pas s’écouter en boucle, mais saura répondre présente tous les jours pour déraciner l’auditeur de la quelconque activité à laquelle il est en train de se livrer pour lui imposer une ode à l’intensité de la vie, du domaine de l’intérêt public. Comme un pied-de-nez (bien qu’on puisse trouver geste bien plus malpoli chez les Gallagher), ce premier single, chef-d’œuvre de l’album, affiche une piste de voix émaillée de petites imperfections. Le rapport de forces s’est inversé : quand Liam se voit forcé de trafiquer lourdement ses enregistrements pour sonner correctement en studio (I’m Outta Time en 2008 ne laissait aucun doute à ce sujet), Noel rappelle qu’il ne fait rien, ou si peu, de tout ça. Toujours ce fameux « chut, écoute ça ».</p>
<p style="text-align: justify;">Noel Gallagher s’est même mis à écrire. Comprenez : écrire vraiment. Les textes ne révèlent pas le plus grand des paroliers, mais se décident enfin à raconter des histoires (<em>Soldier Boys and Jesus Freaks</em>), ou même à faire rire par leur ton ironique (<em>Dream On</em>). On ne se débarrasse pas comme ça du « surréalisme » aléatoire des chansons d’Oasis, où mettre des mots sur les notes était la pire corvée, mais l’auteur-compositeur frustré s’est enfin libéré du carcan des <em>« shine », « mind », « fade away »</em> qu’il s’imposait de caler par douzaines dans ses chansons pour mettre en valeur la voix de son frère. On s’aperçoit alors qu’il sait jouer sur d’autres leviers de musicalité. On redécouvre les consonnes, les allitérations, le jeu des émotions, du sarcasme au discours épicurien. Dans <em>Dream On</em>, il arrive à rendre joli <em>« The kids outside, they drunk up all the lemonade, the bitch keeps bitching and all »</em>. L’effort global mérite un bravo si ce n’est trois bans pour un gars qu’on savait bien capable d’écrire quelque chose d’un peu différent.</p>
<p style="text-align: justify;">Les influences, il les a abordées, et fidèle à lui-même, il tient à les référencer lourdement dans ses vers. Les Kinks (<em>« village green »</em>), John Lennon (<em>« watching the wheels »</em>), ou le retour fracassant des Stones de <em>Dig Out Your Soul</em> (<em>« shine a light »</em>), les maîtres à penser sont là. L’artiste a même évoqué la dance de fin des années 80, qu’il adore secrètement, pour expliquer la boucle très vidéoludique <em>AKA… What a Life!</em> Mais, outre les produits typiquement noelisants comme le fougueux <em>Broken Arrow</em> ou<em> If I Had A Gun</em>, c’est peut-être à Paul McCartney le magnifique qu’appartient l’ombre qui plane sur la majorité des morceaux de High Flying Birds. Notamment dans ces &#8220;voyages en wagon&#8221; comme le redoutablement efficace <em>(Stranded On) The Wrong Beach</em>, dont le boogie crépusculaire évoque <em>Nineteen Hundred and Eighty-Five</em> de la carrière post-Beatles de Macca. On pouvait lire plus haut que l’album n’inventait pas l’eau chaude. Effectivement, on décèle deux tics principaux dans l’écriture des mélodies et des rythmes de cet album. Premièrement, les swings vocaux à cinq syllabes très similaires qui structurent plusieurs morceaux de la même manière (un <em>« calling out to me »</em> quasi-identique se retrouve dans <em>The Death Of You And Me</em> et <em>Wrong Beach</em>, sans parler du même motif élastique discernable dans les couplets de <em>Dream On</em>). Le lien de parenté est facilement retraçable. Macca se trouve être spécialiste de ces escapades pas vraiment rock ni tout à fait pop, ces titres où il s’entiche de prendre un environnement sombre, gras et saturé comme le parfait terrain de jeu pour pousser une chansonnette inconséquente. Deuxièmement, le hachage ultra-régulier et continu à la batterie est certainement kinksien mais surtout très <em>Penny Lane</em> ou <em>Getting Better</em> des Beatles. On peut littéralement dire que Noel vous tient la jambe pour que vous tapotiez du pied sur son album. De nouveau, accusés, levez-vous ! Encore les mêmes ! <em>Soldier Boys And Jesus Freaks, The Death Of You And Me, Dream On, Wrong Beach…</em></p>
<p style="text-align: justify;">Le modeste nombre de pistes rend plus aisée encore l’analyse des recettes employées pour provoquer de l’instant-catchy. La célébrissime descente harmonique à la James Bond s’unit à la remontée du <em>« You’ll be older too »</em> de <em>When I’m 64</em> des Beatles dans un seul et même morceau, encore une fois <em>Soldier Boys and Jesus Freaks</em>, qui dans toute son indéniable qualité, met à jour les poutres apparentes de la créativité très balisée de Noel Gallagher. A sa décharge, l’auteur a déclaré avoir voulu stocker ses compositions pop/rock « similaires » sur son premier album solo, avant de passer à un skeud autrement plus éclectique l’année prochaine avec le groupe d’électro Amorphous Androgynous. On peut d’ores et déjà se dire qu’on n’y trouvera pas de l’expérimental dégrossi, mais bien d’autres mélodies universelles qui ont fait et font toujours la force de l’écriture de Noel Gallagher. Réjouissons-nous : atomisée et décortiquée, la musique du Chief révèle des lieux communs et du vieux mastic. Mais quand elle investit nos esgourdes, elle est toujours aussi simple de virtuosité, virtuose de simplicité, apte à vous bercer sans vous infantiliser. Vous avez peut-être déjà entendu ça quelque part, peut-être même il y a quinze minutes dans le même disque sous une autre forme, qu’importe : disons que l’album forme un tout homogène. Du simple bon son n’a pas à vous inspirer de réflexion théorique et structurelle, si ce n’est a posteriori, lorsque vous tentez de rationaliser votre coup de cœur.</p>
<p style="text-align: justify;">A titre personnel, je conseille vivement à chacun, aussi culturellement sophistiqué soit-il, de prêter une oreille à ce <em>High Flying Birds</em>, honnête dans ses faiblesses mais majestueux dans ses ritournelles. Pour en terminer avec les formules politiciennes, le flou n’a pas révélé de loup, mais une vraie force tranquille, un homme de bien qui sait dégager la synthèse des différents courants de sa famille musicale et peut montrer la voie à toute la nation du rock, et pourquoi pas mener le rassemblement multipartisan chez les amateurs de bonne musique de tous horizons.</p>
<p style="text-align: justify;">J’en termine ici car je sais que quand je commence à parler le hollandais, j’ai besoin d’un peu de sommeil.</p>
<hr />
<p><small>© Alex pour <a href="http://www.omnizine.fr">OmniZine - L&#039;omni-webzine des omnivores de la culture, des sports et de la geekitude !</a>, 2011. |
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</small></p>]]></content:encoded>
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		<title>Le discours d&#8217;un Beatissimus Pater : Habemus Papam</title>
		<link>http://www.omnizine.fr/cinema/habemus-papam</link>
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		<pubDate>Sun, 09 Oct 2011 03:01:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alex</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Coïncidence ou habile machination avant la cascade d’alternances qui menacent dans un certain nombre de puissances mondiales, 2011 a vu la multiplication des films politiques au cinéma. J’ai eu l’occasion cette année d’en voir quatre. En février, je passai un bon moment devant le poly-oscarisé Discours d’Un Roi, dont l’intrigue largement romancée m’autoriserait presque à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.omnizine.fr/cinema/habemus-papam/attachment/habemus-papam/" rel="attachment wp-att-2721"><img class="aligncenter size-full wp-image-2721" title="Habemus Papam" src="http://www.omnizine.fr/wp-content/uploads/2011/10/Habemus-Papam.jpg" alt="" width="450" height="643" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Coïncidence ou habile machination avant la cascade d’alternances qui menacent dans un certain nombre de puissances mondiales, 2011 a vu la multiplication des films politiques au cinéma. J’ai eu l’occasion cette année d’en voir quatre. En février, je passai un bon moment devant le poly-oscarisé <em>Discours d’Un Roi</em>, dont l’intrigue largement romancée m’autoriserait presque à invoquer la politique-fiction. En mai, je découvris le très attendu <em>La Conquête</em>, vrai-faux pamphlet sur l’ascension du sieur Nagy-Bocsa à l’Elysée, œuvre un peu trop plébiscitée par les Jeunes Pop’ pour briguer la postérité cinématographique. Un mois plus tard, je m’assis et éprouvai une grande difficulté à ne pas me relever pour sortir de la salle devant ce bien prétentieux <em>Pater</em>, encensé par la critique au nom du jamais-vu, du « dépouillé » et du vague flirt avec le quatrième mur, mais en réalité, un draft de thèse qui a oublié de se trouver une problématique.</p>
<p style="text-align: justify;">Comiques, cosmétiques ou conceptuels, les films de pouvoir ont ainsi squatté nos écrans cette année, offrant aux cuistres de mon espèce de nombreux points de comparaison et critères d’analyse avant même la sortie d’<em>Habemus Papam</em>. S’il semble raisonnable de dire qu’ils ont tous un peu ou beaucoup déçu, ces films n’ont pas suivi de trame pré-calculée, et ont proposé des éclairages très différents sur le vertige du pouvoir politique, le dramatisant à la syllabe près ou le reléguant à de plates causeries autour d’une assiette de boustifaille dont on a préalablement pris soin de décrire l’assaisonnement pendant treize minutes en plan-séquence. Oui, ces films ont su proposer. C’est peut-être d’ailleurs le reproche global qu’on peut leur faire, d’avoir trop proposé sans jamais en imposer. Certes, <em>Pater</em>, lui, a su imposer tout court : imposer sa réalisation caméra-épaule, imposer son agoraphobie, imposer sa licence poétique surfaite l’autorisant à emprunter sans vergogne à la banque de l’ennui maximum sans jamais honorer sa dette de contenu. Mais vous m’avez compris. Et promis, je vais tâcher de réduire au silence cette critique acerbe morte-née du film d’Alain Cavalier, qui survit dans cette review comme une sorte d’ongle incarné.</p>
<p style="text-align: justify;">Icône du théâtre et du cinéma, Michel Piccoli a traversé les décennies et se traîne, comme on le sait, un CV scénique long comme le bras. De deux ans l’aîné de Benoît XVI et auréolé par cette carrière exceptionnelle, il paraît tout désigné pour jouer le rôle du souverain pontife, que l’usage contemporain a voulu de plus en plus âgé alors que le christianisme se meurt d’un souffle de jeunesse réformateur. Le pape est censé incarner la continuité d’une Eglise enracinée dans ses certitudes millénaires. Mais Nanni Moretti, avec qui la politique n’est jamais bien loin, a choisi d’en faire un vieil homme troublé, qui a passé sa vie à fermer la porte sur ses angoisses pour les voir toutes jaillir par la fenêtre au moment où il doit assumer le capitanat d’un Titanic confessionnel.</p>
<p style="text-align: justify;">Les premières scènes rendent pourtant à merveille l’impression d’écrasement des grandes salles du Palais apostolique, et plus généralement, cette autorité lugubre du culte, qui fait entrer les enfants dans la foi par la peur, et continue d’impressionner à tout âge, imprimant le doute au moindre badaud que ça va barder pour son matricule si toutes ces histoires s’avèrent vraies en fin de compte. La bande-son engage elle aussi à l’immersion. Malgré l’intrigue intimiste que le film va tenter de développer, l’esthétique est d’une régalade proche de la superproduction. Il est bon de se souvenir qu’on peut faire dans le non-dit, le sobre et le subtil sans se farcir le caméscope Playschool de <em>Pater</em>.</p>
<div id="attachment_2723" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><a href="http://www.omnizine.fr/cinema/habemus-papam/attachment/elu/" rel="attachment wp-att-2723"><img class="size-medium wp-image-2723" title="Elu" src="http://www.omnizine.fr/wp-content/uploads/2011/10/Elu-300x203.jpg" alt="" width="300" height="203" /></a><p class="wp-caption-text">Aaah, décharger sa responsabilité sur un tiers, tropisme évidemment religieux.</p></div>
<p style="text-align: justify;">Les fidèles des quatre coins du globe sont massés sur la Place Saint-Pierre, fixant avec anxiété la fumée s’échappant du bâtiment où les cardinaux doivent désigner le nouveau Saint-Père. Contrairement à ce qu’on pouvait s’imaginer, les cardinaux ne sont pas dépeints en caciques avides de pouvoir papal, mais plutôt en de touchants petits vieux terrifiés à l’idée que la charge suprême leur soit confiée. Cette grande colonie de vacances existentielle, les cardinaux l’ont choisie. La possibilité ultime, ils la connaissaient. Mais Seigneur Dieu, que ça ne tombe pas sur eux. Le scrutin s’éternise et l’assemblée multiplie les revotes. Puis Melville, Michel Piccoli bien sûr, accepte d’assumer la chape de plomb que représente le pouvoir et la chape en tissu qui va avec. Ne me traitez pas de lourdaud, je n’ai pas sorti ce symbolisme de ma manche mais d’un passage où Melville semble s’étrangler quand un compère lui ferme l’habit pontifical autour du cou. Au moment où l’on s’apprête à clamer sa nomination en l’exhibant au balcon du palais, Melville ne le sent plus. En fait, il ne l’a jamais senti. Il pousse alors un hurlement à glacer le sang, comme le moi qui se fend brusquement, le temporel rabougri qui se rebelle et n’acceptera pas de disparaître <em>ad vitam eternam</em> derrière le « spirituel », ou plutôt le poids de la responsabilité et le manège absurde de l’exposition médiatique, qui sera un thème-clé du film.</p>
<p style="text-align: justify;">Le Vatican connaît un blocage institutionnel inédit, et convoque en express un psychanalyste – Moretti, qui passe devant la caméra et compte bien à ce qu’elle lui fasse de l’œil &#8211; afin de remettre son Elu hors-service sur les rails. Le thérapeute s’aperçoit bien vite qu’il ne pourra pas faire grand-chose pour son patient : l’intégralité de la curie ne le lâchera pas d’une semelle et lui interdira la perversité impie d’un diagnostic freudien. Melville ne tardera d’ailleurs pas à se faire la malle, laissant derrière lui un conclave que son porte-parole va devoir manœuvrer seul. Difficile de ne pas prendre le film pour une saillie contre la religion quand le psy cloîtré au Palais voit d’autres cardinaux dévoiler leurs propres troubles mentaux : celui-là pousse des cris en dormant, celui-ci s’envoie des doses cliniques de somnifères. Il paraît alors facile de tirer hâtivement la conclusion que l’ascétisme religieux d’un autre âge laisse les désirs moisir à l’intérieur du surmoi pendant toute la vie, d’où une administration mélancolique incapable de se réformer. Mais fi d’excessive dramatisation, les cardinaux sont avant tout d’amusants collègues de colo qui passeront le temps comme ils le peuvent, épiant les fenêtres des appartements du pape qu’ils croient en recueillement au dernier étage, alors qu’un garde rondouillard a été chargé à plein temps de le remplacer derrière les rideaux.</p>
<p style="text-align: justify;">Et le jeu de Piccoli de renforcer l’impression d’un plaidoyer pour l’hédonisme. Melville erre dans la ville comme il erre dans sa tête. Le problème du monarque n’est pas ici un prétexte à rire comme le bégaiement du <em>Discours d’un Roi</em>. Point de grande réplique, point de séquence poignante : le personnage est dépressif, sait qu’il est passé à côté de sa vie, mais se sent en complet décalage avec l’insipide substance qui a pris la place de celle-ci ces 85 dernières années. Face aux thérapeutes ou face à lui-même, l’homme ne saura jamais formuler son mal-être. Dans le bus, il n’est plus qu’un petit vieux qui parle tout seul. Dépersonnalisé, Melville a senti son passé s’évaporer à l’instant où on l’a proclamé pape. Le regard vitreux induit par sa névrose ne s’illumine que lorsqu’il s’assoit au théâtre pour y admirer une psychose, majestueuse et grandiloquente, celle d’un acteur de troupe incontrôlable qui récite son Tchekhov sans respirer, réveillant les dernières certitudes du protagoniste qui se rappelle que s’il a apprécié quelque chose dans sa vie, c’est bien le théâtre, avant que son entrée dans les ordres ne lui dérobe sa vocation. Le personnage superbe de ce fou passera comme une comète dans ce film, inspirant au spectateur pour son peu de temps d’écran à la fois rire, culpabilité, pitié, répulsion et poésie. Ceci peut paraître problématique quand on sait que l’italien chantant du Monsieur Loyal de la com’ du Saint-Siège ou les évasions hagardes de Melville ne sauront pas déclencher une émotion aussi complexe. Le problème ne vient pas du jeu des acteurs, parfois délicieux, mais de l&#8217;écriture même des personnages.</p>
<div id="attachment_2722" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><a href="http://www.omnizine.fr/cinema/habemus-papam/attachment/volley/" rel="attachment wp-att-2722"><img class="size-medium wp-image-2722" title="Volley" src="http://www.omnizine.fr/wp-content/uploads/2011/10/Volley-300x224.jpg" alt="" width="300" height="224" /></a><p class="wp-caption-text">&quot;Mes amis, je vous présente le Filler-o-tron 3000.&quot;</p></div>
<p style="text-align: justify;">Une vie jamais commencée, un apprenti théâtreux qui n’assume pourtant pas le rôle de sa vie : l’élément de résolution tient du simpliste. En réponse, tout comme Pater, le film a l’argument de livrer plusieurs niveaux de lecture. Cependant, le story-board a tendance à papillonner entre plusieurs focales, ne disséquant pas plus que ça le problème du personnage de Piccoli, impeccable mais muré dans sa souffrance, pour s’attacher par exemple à un certes drôle mais très long tournoi de volley dans la cour du palais, organisé par le psy enfermé contre son gré avec les apparatchiks du clergé. Comme si cela ne suffisait pas, la scène contient facilement trois minutes de ralentis « graphiques » dont la signification reste inconnue. De nouveau, comme Pater, <em>Habemus Papam</em> ne parvient pas  à soutenir un début prometteur et tape même dans le remplissage plus ou moins honnête, jusqu’à une fin complètement bâclée. Alors que les dialogues se gardent d’attraper la lumière (la psychanalyse et la science sont relégués à des sujets anodins de conversation), Nanni Moretti tente d’épousseter le charisme de personnages qu’il ne doit pas creuser et peaufine la mise en scène d’une histoire qu’il a sous-alimentée. Rien n’est reprochable d’un défaut caractérisé, mais l’ensemble reste trop mince pour créer une connexion profonde avec le spectateur.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce constat d’incomplétude ne saurait enlever au film une logique assez solide. A l’inverse de <em>Pater</em> qui laisse un « Pourquoi » désespéré quand les lumières se rallument, Habemus Papam se tient. Le film n’est donc pas un brûlot anti-religieux, au-delà des piques sur quelques protocoles et rigidités. En fil rouge plutôt, le bourdonnement agaçant des médias du monde entier (dont on peut voir quelques images « réelles » &#8211; la mort de Jean-Paul II), qui renvoie les journalistes et « experts » s’agitant dans leur bocal hertzien à la plus pure insignifiance. S’il rappelle parfois <em>Le Discours d’un Roi</em> dans sa dimension de fable burlesque, le film ressasse tout comme celui-ci la hantise du trou noir, le fantasme horrifique d’un personnage public qui perd tous ses moyens et se « tue » publiquement là où l’échec est impensable. Freud appellerait-il ceci une pulsion de mort ? On peut voir un pseudo-analyste télévisuel tenter de proposer un « décryptage » des évènements, débitant des conjectures d’astrologue à partir du néant, pour finalement s’empêtrer dans son argumentaire et avouer en direct son escroquerie : il ne sait rien, ne peut rien dire, et son échafaudage de foutaises n’a jamais eu de sens. En rapprochant les pièces, on peut imaginer que le système fonctionne : Habemus Papam serait un film intéressant sur l’identité, le doute et l’ineffable dissociation psychique qu’induit la représentation publique et la recherche d’attention par tous les moyens. A bien y regarder, ce logiciel mental habite en effet chaque personnage du film, d’une manière assez cohérente. Le pape n’est après tout que le chef d’Etat d’un milliard de croyants. Le besoin acharné des masses  d&#8217;un grand timonier, d&#8217;un homme providentiel, impose à des centaines d’êtres humains d’enfiler un costume biblique qui leur impose une mutilation identitaire dont Melville ne veut pas entendre parler. La dépression n’est pas un coffre à une serrure, elle n’est jamais vraiment comprise ; en ce sens, le mal du Papa n’est ni plus ni moins qu’une affection réaliste, dans ce qu’elle a de tragiquement banal, secret et décourageant.</p>
<p style="text-align: justify;">En clair, Habemus Papam ne parvient pas à assurer le « déplacement de soi » émotif et épique qu’on était en droit d’attendre et fait les yeux doux à l’ennui, mais reste doté d’un propos plutôt intelligent. Dommage que la papamobile de Moretti ait semblé chercher une place de parking pendant 1 H 42 pour au final manquer la messe de la béatification.</p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_2718" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><a href="http://www.omnizine.fr/cinema/habemus-papam/attachment/that-fucking-pope/" rel="attachment wp-att-2718"><img class="size-medium wp-image-2718" title="That f***ing pope" src="http://www.omnizine.fr/wp-content/uploads/2011/10/That-fucking-pope-300x240.jpg" alt="" width="300" height="240" /></a><p class="wp-caption-text">&quot;If I see that f***ing pope one more time...&quot;</p></div>
<hr />
<p><small>© Alex pour <a href="http://www.omnizine.fr">OmniZine - L&#039;omni-webzine des omnivores de la culture, des sports et de la geekitude !</a>, 2011. |
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		<title>Habitant du 16ème, voici 10 raisons pour voter aux Primaires Citoyennes</title>
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		<pubDate>Fri, 07 Oct 2011 17:14:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Robert U</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Avant de partir en week-end, je vous propose un petit article détente sur un sujet relativement sérieux. Comme vous le savez sans doute, le premier tour des Primaires Citoyennes, c'est ce dimanche. Les différents débats ont montré que les Français n'y étaient pas indifférents, mais est-ce le cas de tous les Français ? Rien qu'à Paris, un quartier peuplé d'irréductibles bourgeois résiste toujours et encore à l'envahisseur socialiste. Ce quartier, c'est le 16e arrondissement. Mais on a quand même trouvé 10 raisons de voter pour la primaire dans le 16e, parce que sur OmniZine, <em>impossible is nothing</em>.</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Avant de partir en week-end, je vous propose un petit article détente sur un sujet relativement sérieux. Comme vous le savez sans doute, le premier tour des Primaires Citoyennes, c&#8217;est ce dimanche. Les différents débats ont montré que les Français n&#8217;y étaient pas indifférents, mais est-ce le cas de tous les Français ? Rien qu&#8217;à Paris, un quartier peuplé d&#8217;irréductibles bourgeois résiste toujours et encore à l&#8217;envahisseur socialiste. Ce quartier, c&#8217;est le 16e arrondissement. Mais on a quand même trouvé 10 raisons de voter pour la primaire dans le 16e, parce que sur OmniZine, <em>impossible is nothing</em> :</p>
<ul>
<li style="text-align: justify;">Parce qu’à 1€ la PAF, t’auras bien une conso gratuite.</li>
<li style="text-align: justify;">Si ça se trouve Jamel et Diam’s seront là pour voter Ségolène.</li>
<li style="text-align: justify;">Pour visiter la Tour Eiffel en attendant les résultats.</li>
<li style="text-align: justify;">Pour croiser des jeunes UMP venus pourrir le PS en votant pour Jean-Michel Baylet.</li>
<li style="text-align: justify;">Pour enfin voir la tête des irréductibles socialistes du 16<sup>ème</sup>.</li>
<li style="text-align: justify;">Pour être dans un bureau de vote qui rassemblera exclusivement les électeurs UMP de Manuel Valls.</li>
<li style="text-align: justify;">Pour éviter de faire la queue.</li>
<li style="text-align: justify;">Parce que Montebourg risque de venir dans le 16<sup>ème</sup> et que s’il vient, il y aura Audrey Pulvar !</li>
<li style="text-align: justify;">Pour croiser des bobos blindés qui parleront des problèmes sociaux et de la baisse du pouvoir d’achat en agitant leur mèche et leurs vestes Dior.</li>
<li style="text-align: justify;">Parce que voter PS rue de l’Université c’est trop classique.</li>
</ul>
<p>Si vous êtes convaincus, passez à l&#8217;étape supérieure et jetez un coup d&#8217;oeil <a title="Les Primaires Citoyennes" href="http://www.lesprimairescitoyennes.fr/" target="_blank">ici</a>.</p>
<hr />
<p><small>© Lenine63 pour <a href="http://www.omnizine.fr">OmniZine - L&#039;omni-webzine des omnivores de la culture, des sports et de la geekitude !</a>, 2011. |
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		<title>Le onze-type : les melons</title>
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		<pubDate>Fri, 07 Oct 2011 13:13:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Robert U</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">On se souvient tous du petit branleur qui se la racontait sur les terrains en poussin. Le bon cancre scolaire, membre de la confrérie du mono-neurone qui arborait le petit anneau à l’oreille droite et la nuque longue. Bon ok, il jouait vraiment bien mais il était insupportable. On a tous eu envie de lui coller une petite béquille ou une bonne semelle dans les côtes (selon Roy Keane et Taye Taiwo ce n’est pas si haut que ça).</p>
<p style="text-align: justify;">On s’est tous rassurés en se disant qu’il ne ferait rien de sa vie au vu de sa vivacité intellectuelle digne d’un crapaud anémique. Pour beaucoup ça a dû être le cas, sauf que certains ont percé dans le foot, gagnent des millions et nous l’ont mise bien profonde.
Voici le onze-type de ces mecs qui ont le melon, en 3-4-3 parce qu’ils sont plus forts que les autres, plus forts que Goldorak.</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">On se souvient tous du petit branleur qui se la racontait sur les terrains en poussin. Le bon cancre scolaire, membre de la confrérie du mono-neurone qui arborait le petit anneau à l’oreille droite et la nuque longue. Bon ok, il jouait vraiment bien mais il était insupportable. On a tous eu envie de lui coller une petite béquille ou une bonne semelle dans les côtes (selon Roy Keane et Taye Taiwo ce n’est pas si haut que ça).</p>
<p style="text-align: justify;">On s’est tous rassurés en se disant qu’il ne ferait rien de sa vie au vu de sa vivacité intellectuelle digne d’un crapaud anémique. Pour beaucoup ça a dû être le cas, sauf que certains ont percé dans le foot, gagnent des millions et nous l’ont mise bien profonde.<br />
Voici le onze-type de ces mecs qui ont le melon, en 3-4-3 parce qu’ils sont plus forts que les autres, plus forts que Goldorak.</p>
<p> (...)<br/>Lire la suite de <a href="http://www.omnizine.fr/sports/onze-type-melons">Le onze-type : les melons</a> (1,213 mots)</p>
<hr />
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</small></p>]]></content:encoded>
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		<title>Et si Raikkonen revenait (finalement) en F1 ?</title>
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		<pubDate>Mon, 26 Sep 2011 22:38:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>FH</dc:creator>
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		<description><![CDATA[[caption id="attachment_2676" align="aligncenter" width="560" caption="Raikkonen en WRC, une image au passé ?"]<a href="http://www.omnizine.fr/wp-content/uploads/2011/09/Raikkonen_rallye_grece.jpg"><img class="size-full wp-image-2676" title="Raikkonen lors du Rallye de Grève 2011" src="http://www.omnizine.fr/wp-content/uploads/2011/09/Raikkonen_rallye_grece.jpg" alt="" width="560" height="373" /></a>[/caption]
<p style="text-align: justify;"><span style="text-align: justify;">Non, contrairement à ce que laisse penser la vignette de cet article en page d’accueil, Kimi Raikkonen n’a pas signé chez Red Bull. Si vous suivez de près la Formule 1, vous avez en revanche sans doute entendu la grosse rumeur du moment : le champion du monde de F1 2007 serait en discussions avancées pour revenir en F1 en 2012 chez Williams. Comme ça, la rumeur peut surprendre, vu que l’écurie Williams F1 n’est plus que l’ombre d’elle-même – elle pointe actuellement au neuvième rang du championnat des constructeurs, et il y a de grandes chances qu’elle finisse la saison à cette place. Beaucoup d’observateurs doutent des capacités « humaines » de Raikkonen à revenir dans une écurie de milieu de tableau. Je vais être honnête : je suis un grand fan de Raikkonen (ce n’est pas le </span><a style="text-align: justify;" title="Kimi Raikkonen : pilote de F1, mais branleur avant tout" href="http://www.omnizine.fr/sports/raikkonen-hunt" target="_blank">premier article</a><span style="text-align: justify;"> que j’écris à son sujet d’ailleurs), mais objectivement, que peut-on penser d’un tel retour ? Quel crédit doit-on donner aux diverses critiques que l’on peut entendre çà et là concernant le pilote finlandais ?</span></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_2676" class="wp-caption aligncenter" style="width: 570px"><a href="http://www.omnizine.fr/wp-content/uploads/2011/09/Raikkonen_rallye_grece.jpg"><img class="size-full wp-image-2676" title="Raikkonen lors du Rallye de Grève 2011" src="http://www.omnizine.fr/wp-content/uploads/2011/09/Raikkonen_rallye_grece.jpg" alt="" width="560" height="373" /></a><p class="wp-caption-text">Raikkonen en WRC, une image au passé ?</p></div>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-align: justify;">Non, contrairement à ce que laisse penser la vignette de cet article en page d’accueil, Kimi Raikkonen n’a pas signé chez Red Bull. Si vous suivez de près la Formule 1, vous avez en revanche sans doute entendu la grosse rumeur du moment : le champion du monde de F1 2007 serait en discussions avancées pour revenir en F1 en 2012 chez Williams. Comme ça, la rumeur peut surprendre, vu que l’écurie Williams F1 n’est plus que l’ombre d’elle-même – elle pointe actuellement au neuvième rang du championnat des constructeurs, et il y a de grandes chances qu’elle finisse la saison à cette place. Beaucoup d’observateurs doutent des capacités « humaines » de Raikkonen à revenir dans une écurie de milieu de tableau. Je vais être honnête : je suis un grand fan de Raikkonen (ce n’est pas le </span><a style="text-align: justify;" title="Kimi Raikkonen : pilote de F1, mais branleur avant tout" href="http://www.omnizine.fr/sports/raikkonen-hunt" target="_blank">premier article</a><span style="text-align: justify;"> que j’écris à son sujet d’ailleurs), mais objectivement, que peut-on penser d’un tel retour ? Quel crédit doit-on donner aux diverses critiques que l’on peut entendre çà et là concernant le pilote finlandais ?</span></p>
<p style="text-align: justify;">(...)<br/>Lire la suite de <a href="http://www.omnizine.fr/sports/raikkonen-williams-f1-2012">Et si Raikkonen revenait (finalement) en F1 ?</a> (2,057 mots)</p>
<hr />
<p><small>© FH pour <a href="http://www.omnizine.fr">OmniZine - L&#039;omni-webzine des omnivores de la culture, des sports et de la geekitude !</a>, 2011. |
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		<title>Le onze-type : Paul Le Guen</title>
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		<pubDate>Wed, 21 Sep 2011 18:44:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Robert U</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.omnizine.fr/wp-content/uploads/2011/09/leguen.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2667" title="Paul Le Guen" src="http://www.omnizine.fr/wp-content/uploads/2011/09/leguen.jpg" alt="" width="500" height="343" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Paul Le Guen : le seul fait de prononcer ce nom devrait déclencher chez les lecteurs les plus connaisseurs de vieux souvenirs de sommeil profond devant la télé à regarder des équipes jouer en retrait et totaliser trois tirs dont un cadré en fin de match. C’est vrai que Paul Le Guen n’est pas forcément un entraîneur « funky ».  C’est pas du football-samba ; même les écossais l’ont trouvé trop défensif… Paul n’est pas non plus un as du recrutement ; Bernard Lacombe avoua qu’il valait mieux ne pas écouter Paulo au moment de recruter parce que bon, Paulo n’avait pas vraiment le nez creux. Et pourtant, Paulo aime les bons joueurs et a une idée bien précise de ce qui pourrait être sa Dream Team, l’équipe qui aurait pu rapporter une « seconde » Ligue des Champions au pays du Camembert.</p>
<p style="text-align: justify;">Voici une restitution fidèle de ce que Paul nous a livré, en exclusivité.</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.omnizine.fr/wp-content/uploads/2011/09/leguen.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2667" title="Paul Le Guen" src="http://www.omnizine.fr/wp-content/uploads/2011/09/leguen.jpg" alt="" width="500" height="343" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Paul Le Guen : le seul fait de prononcer ce nom devrait déclencher chez les lecteurs les plus connaisseurs de vieux souvenirs de sommeil profond devant la télé à regarder des équipes jouer en retrait et totaliser trois tirs dont un cadré en fin de match. C’est vrai que Paul Le Guen n’est pas forcément un entraîneur « funky ».  C’est pas du football-samba ; même les écossais l’ont trouvé trop défensif… Paul n’est pas non plus un as du recrutement ; Bernard Lacombe avoua qu’il valait mieux ne pas écouter Paulo au moment de recruter parce que bon, Paulo n’avait pas vraiment le nez creux. Et pourtant, Paulo aime les bons joueurs et a une idée bien précise de ce qui pourrait être sa Dream Team, l’équipe qui aurait pu rapporter une « seconde » Ligue des Champions au pays du Camembert.</p>
<p style="text-align: justify;">Voici une restitution fidèle de ce que Paul nous a livré, en exclusivité.</p>
<p style="text-align: justify;">(...)<br/>Lire la suite de <a href="http://www.omnizine.fr/sports/onze-type-paul-le-guen">Le onze-type : Paul Le Guen</a> (847 mots)</p>
<hr />
<p><small>© Lenine63 pour <a href="http://www.omnizine.fr">OmniZine - L&#039;omni-webzine des omnivores de la culture, des sports et de la geekitude !</a>, 2011. |
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		<title>Top 10 des attractions Disney et Universal en Floride</title>
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		<pubDate>Sun, 18 Sep 2011 22:27:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Boops</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Pour faire ma rentrée sur Omni, je me suis dit que je devais un peu me faire plaisir. Et quoi de mieux que de pouvoir enfin exorciser cet horrible sentiment de jalousie que j’éprouve à chaque lecture d’un Top 10 de François ? Sans déconner. C’est quoi ce truc, faut avoir le cerveau rempli par 3220 heures de matchs de foot de la Coupe du Monde à la Ligue 2 pour avoir le droit de faire un Top 10 ? Et si moi je veux faire un Top 10 du haut de mes insuffisances de culture musicale, cinématographique et footballistique, je fais comment ?

Donc j’ai décidé d’innover un peu et de profiter de mon expérience des vacances pour vous proposer un Top 10 trop frais, ultra bright et grave sexy : le Top 10 des attractions des parcs Universal et Disney de Floride !]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Pour faire ma rentrée sur Omni, je me suis dit que je devais un peu me faire plaisir. Et quoi de mieux que de pouvoir enfin exorciser cet horrible sentiment de jalousie que j’éprouve à chaque lecture d’un Top 10 de François ? Sans déconner. C’est quoi ce truc, faut avoir le cerveau rempli par 3220 heures de matchs de foot de la Coupe du Monde à la Ligue 2 pour avoir le droit de faire un Top 10 ? Et si moi je veux faire un Top 10 du haut de mes insuffisances de culture musicale, cinématographique et footballistique, je fais comment ?</p>
<p style="text-align: justify;">Donc j’ai décidé d’innover un peu et de profiter de mon expérience des vacances pour vous proposer un Top 10 trop frais, ultra bright et grave sexy : le Top 10 des attractions des parcs Universal et Disney de Floride !</p>
<p style="text-align: justify;">Avant de commencer, je dois vous introduire à ce qu’on trouve en Floride. Pas moins de 4 parcs d’attractions Disney différents, plus 2 parcs aquatiques, et une concurrence au Top avec les 2 Parcs Universal Studios, Sea World, et autres parcs aquatiques et zoologiques (Aquatica, Busch Gardens, etc). Nous n’avons fait que le meilleur.</p>
<p style="text-align: justify;">Du côté de Disney, Epcot Center, un parc dédié à la découverte et à la science, sorte de Futuroscope puissance 53, avec ses mythiques pavillons représentant une quinzaine de pays du monde entier. Egalement, le fameux Hollywood Studios, que l’on retrouve en France en version plus récente et moins riche en attractions. Enfin, Animal Kingdom, un parc zoologique ultra stylé rempli d’attractions aux couleurs de l’Afrique et de l’Asie. Le Magic Kingdom, notre Disney de base français, a été laissé de côté du fait de sa vieillesse qui en fait une version beaucoup moins cool que notre Disney made in Marne-la-Vallée. J’en veux pour preuve le Space Mountain assis dans une caisse, à plat dans un circuit fait de diodes et de lumières fluo.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.omnizine.fr/divers/top-10-attractions-disney-universal-floride/attachment/7q/" rel="attachment wp-att-2613"><img class="aligncenter size-full wp-image-2613" title="7Q" src="http://www.omnizine.fr/wp-content/uploads/2011/09/7Q.jpg" alt="" width="664" height="497" /></a>Pavillon français à Epcot Center !</p>
<p style="text-align: justify;">En ce qui concerne Universal Studios, nous avons opté pour plusieurs jours dans les 2 parcs principaux, Universal Studios et Island of Adventures. Universal Studios, c’est le parc mythique composé de studios qui décline l’univers du cinéma sous forme de dizaine d’attractions toutes plus fameuses les unes que les autres (MIB, E.T, Les Simpson, Twister, Shrek, Les Dents de la mer, etc) dans une ambiance américaine au bon goût de hamburger. Enfin, la pépite de tous les parcs, le joyau le plus exceptionnel dans cet univers au niveau déjà exceptionnel : Island of Adventures. C’est l’endroit où il faut faire un tour sur soi à chaque pas tellement tout est majestueux, grandiose, drôle, tellement chaque détail colle à l’univers dans lequel on se trouve. Bon, je m’arrête là pour la description des parcs et je vous laisse avec mon Top 10 des attractions.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="text-decoration: underline;">10 – Test Track / The Incredible Hulk Coaster</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Test Track, c’est de l’attraction type Futuroscope à la sauce Disney. Donc, de la grosse qualité. Le principe est simple, vous embarquez dans une voiture de crash test pour subir une batterie d’expériences, du passage en chambre corrosive au fameux mur de « crash ». Bien entendu tout ceci n’est qu’une vaste blague et vous finissez votre course à toute vitesse sur une piste à ciel ouvert, cheveux aux vents, sur les rails de la liberté. Une attraction sympa pour son temps (créée il y a 12-13 ans) mais qui commence à légèrement se rider face aux grosses nouveautés qui fleurissent un peu partout.</p>
<p style="text-align: justify;">Egalité donc avec le Hulk Coaster, une montagne russe basée sur l’histoire du célèbre scientifique Bruce Banner. Elle symbolise le moment précis où son sérum fait effet pour la première fois et qu’il se transforme en Hulk. Pour cela, un départ digne de notre Space Mountain (grosse poussée d’accélération en montée) directement suivi par une vrille en piqué. L’horreur absolue, l’impression de tomber véritablement pendant 2 secondes la tête en bas et les yeux rivés sur le lac qui se trouve 20 m sous vous. Puis on enchaîne sur une bonne demi-douzaine de looping et autant de vrilles, qui paraissent être une promenade de santé après avoir survécu à ce départ fou. Une attraction relativement banale donc, mais très efficace.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.omnizine.fr/divers/top-10-attractions-disney-universal-floride/attachment/3s/" rel="attachment wp-att-2612"><img class="aligncenter size-full wp-image-2612" title="3S" src="http://www.omnizine.fr/wp-content/uploads/2011/09/3S.jpg" alt="" width="664" height="497" /></a>A gauche, le Hulk coaster</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>9 – Shrek 4-D</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;">Attraction récente, le Shrek d’Universal Studios s’inscrit comme un chapitre à part de la saga, situé entre le premier et le second volet. Shrek et Fiona viennent de se marier mais le fantôme de Lord Farquad a un plan diabolique pour faire de Fiona sa reine dans le monde des morts. C’est ainsi une aventure en 3D sur fond de siège (très) mobile qui s’offre à nous, avec effets visuels, sonores et tactiles dans la salle de cinéma. Comme dans toutes les attractions de la griffe Universal, la file d’attente nous raconte une histoire, et c’est dans une gigantesque et loufoque salle de torture que Pinocchio, les trois petits cochons et le miroir magique nous apprennent la vérité sur l’aventure lugubre qui nous attend, piégés dans le château de Farquad.</p>
<p style="text-align: justify;">Tout est là pour nous divertir : l’humour habituel de la saga Shrek, l’aventure fascinante, les effets spéciaux. Un très bon point pour cette attraction qui est légèrement au-dessus des autres formes de cinéma dynamique que l’on peut trouver ailleurs.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="text-decoration: underline;"> 8 – Mission Space</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Certainement l’attraction la plus innovante de toutes… C’est en tout cas à ma connaissance la seule où l’on peut trouver un sac à vomi devant son siège. Et pour cause, Mission Space c’est une centrifugeuse de la Nasa qui reproduit, à l’aide d’un simulateur, les conditions de décollage et d’atterrissage d’une fusée.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce genre d’attraction et son lot de recommandations plus longue que le bras qu’on vous répète pendant 15 minutes avant d’enfin monter dans la navette, est très certainement celle qui vous apporte les sensations les plus extrêmes de mon Top 10. L’écrasement entier de votre corps contre le siège, vos joues qui tombent, vos mains incapables de se relever, votre bon hamburger que vous sentez remonter insidieusement dans votre gorge… Tout ceci est extrême, parfois trop extrême, et si il faut l’avoir fait une fois, ce n’est pas une attraction qu’on a envie de refaire 10 fois de suite dans la même journée. Alors même si l’expérience est unique, impossible de mettre Missions Space dans le top 5 !</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.omnizine.fr/divers/top-10-attractions-disney-universal-floride/attachment/6a/" rel="attachment wp-att-2611"><img class="aligncenter size-full wp-image-2611" title="6A" src="http://www.omnizine.fr/wp-content/uploads/2011/09/6A.jpg" alt="" width="664" height="497" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="text-decoration: underline;">7 – MIB Alien Attack</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Universal Studios capitalise 80% des excellentes attractions de Floride. MIB Alien Attack ne fait pas exception à cette règle, et c’est dans les locaux de la célèbre agence secrète américaine que vous allez vivre la tout aussi célèbre séance de recrutement des agents du MIB. Encore une fois, la file d’attente commence l’attraction : alors que vous assistez à une présentation ringarde intitulée « l’Univers et nous », un agent du MIB vous interrompt et vous fait monter dans l’ascenseur secret de l’agence. Pour rejoindre la base d’entraînement, vous vous baladez dans les locaux du MIB et ses fameuses salles de contrôle et d’armement, avant d’embarquer pour une session d’entraînement sur cibles avec votre arme à rayon. Mais tout tourne mal, et ce sont des vrais aliens que vous finissez par devoir dégommer. Malgré vos efforts, Will Smith décide que ce n’est pas suffisant et vous flashe ! Dommage, vous retournez dans la vie réelle…</p>
<p style="text-align: justify;">Ce concept d’attraction, toujours très ludique, permet de jouer réellement. Ici, tout est fait pour y croire, les aliens sont plus vrais que nature, dissimulés dans des décors urbains très réussis. Une attraction qui ne se démode pas et fait perdurer l&#8217;esprit d&#8217;un film devenu légendaire.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>6 – Star Tour</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;">Si ce simulateur existe depuis des décennies et s’était ringardisé au fil des ans, à Marne-la-Vallée comme à Orlando, Disney a réussi le tour de force d’en faire une attraction incontournable et ultra excitante en 2011. En tournant des dizaines de scènes en 3D mettant en scène plusieurs personnages de la saga (Dark Vador, Leia, Yoda, etc) sur plusieurs planètes emblématiques (Tatooine, Naboo, Hoth, etc) et en les mixant aléatoirement, on obtient… Des dizaines de version de la même attraction ! Il fallait y penser, mais le résultat est sublime ! Des heures de divertissement possibles, sans jamais savoir ce qui vous attend la fois suivante…</p>
<p style="text-align: justify;">Une sixième place inattendue mais bien méritée donc, pour ce rajeunissement total très fidèle à la saga.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="text-decoration: underline;">5 – The Simpsons Ride</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Voici l’exemple type de l’attraction pour laquelle vous êtes hyper heureux de la voir à Universal mais surtout hyper déçu de vous rendre compte qu’elle remplace une autre attraction légendaire. En l’occurrence, l’inoubliable BTTF. Fini le voyage en Delorean, bonjour la journée diabolique à Krustyland dans un wagon de montagne russe. Heureusement, le pari de remplacement est tellement bien exécuté qu’on en oublie (presque) l’originale.</p>
<p style="text-align: justify;">Absolument chaque détail de la file d’attente est imprégné de la culture Simpsonnienne et le scénario est absolument  génial. Se  retrouver à inaugurer une attraction bancale de Krustyland, se rendre compte que Tahiti Bob a pris le contrôle du Parc et va tenter de vous tuer avec les Simpson, c’est juste&#8230; Indescriptible ! On ajoute à ça les pieds de nez à Disney tout au long de l’attraction, les critiques et les clins d’œil des Simpson sur le système des parcs et on a un cocktail parfait, jusqu’à la dernière seconde du parcours diabolique que ce merveilleux simulateur vous fait suivre.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.omnizine.fr/divers/top-10-attractions-disney-universal-floride/attachment/8r/" rel="attachment wp-att-2603"><img class="aligncenter size-full wp-image-2603" title="8R" src="http://www.omnizine.fr/wp-content/uploads/2011/09/8R.jpg" alt="" width="664" height="497" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>4 – Spider-Man</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;">Déjà présente à l’ouverture du Parc Island of adventure en 2000, cette attraction est à la pointe de la technologie malgré son âge avancé. Parcours sur rail, secousses, tours et arrêts brutaux mêlés à la 3D et aux effets pyrotechniques. Cela donne un cocktail hyper entraînant où vous serez embarqués dans la SCOOP, voiture du Daily Bugle aménagée pour suive l’actualité au cœur de l’action. De là, Spiderman vous sauvera à plusieurs reprises des griffes des méchants Bouffon vert, Electro, Octopus et autres, qui viennent de prendre en otage la Statue de la liberté grâce à un rayon de lévitation.</p>
<p style="text-align: justify;">Une histoire rocambolesque digne des comics auxquels elle rend hommage, et qui vaut bien sa 4<sup>ème</sup> place dans ce top 10. A noter qu’Universal prévoit déjà de la refaire en 2012 !</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.omnizine.fr/divers/top-10-attractions-disney-universal-floride/attachment/2f/" rel="attachment wp-att-2605"><img class="aligncenter size-full wp-image-2605" title="2F" src="http://www.omnizine.fr/wp-content/uploads/2011/09/2F.jpg" alt="" width="663" height="885" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="text-decoration: underline;">3 – Expedition Everest</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Véritable coup de maître de Disney installée dans son magnifique parc Animal Kingdom, l’attraction Everest est une oeuvre d’art. Cette montagne russe est une VRAIE montagne ! Intégrée dans un gigantesque décor plus vrai que nature, l’Everest s’inscrit parfaitement dans le monde asiatique fantastique que le parc simule à cet endroit.</p>
<p style="text-align: justify;">En plus, l’attraction en elle-même est simplement bluffante. Après avoir visité un musée sur le yéti, vous embarquez dans un train pour une expédition sur l’Everest. Mais arrivé en haut, les rails ont été arrachés, vous vous retrouvez à devoir remonter le temps pour ne pas mourir. Vous rencontrez alors le yéti et vous échappez dans une chute hors de la montagne avant de réussir à contourner les rails saccagés (retour dans le présent, faut suivre) en direct par le Yéti. Bon, c’est tiré par les cheveux, mais c’est grandiose et c’est un peu la version 12.0 du train de la mine. D’où une 3<sup>ème</sup> place chaudement méritée.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.omnizine.fr/divers/top-10-attractions-disney-universal-floride/attachment/5t/" rel="attachment wp-att-2608"><img class="aligncenter size-full wp-image-2608" title="5T" src="http://www.omnizine.fr/wp-content/uploads/2011/09/5T.jpg" alt="" width="664" height="497" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>2 – Revenge of the Mummy</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;">Longtemps numéro un de ce classement, c’est aussi un bel exemple du « bonne attraction remplacée par une excellente attraction ». En effet il y a 6 ans, Universal mettait fin à l’aventure King Kong pour la Momie. Un pari risqué sur le papier mais extrêmement réussi dans la réalité. Cette attraction frise la perfection tant dans sa file d’attente que dans son parcours en lui-même. Cette file d’attente est en effet la plus réussie de toutes les attractions que j’ai eu l’occasion de parcourir jusqu’ici. Vous êtes sur le tournage d’un des films de la franchise Momie. On vous présente les costumes, l’histoire, dans une expo et grâce à des vidéos. Mais vous remarquez vite le problème : des choses étranges se passent et vous suivez les malheurs de l’équipe dans la vidéo. On vous apprend que le tournage dans un vrai temple égyptien est frappé par une malédiction, et vous suivez les élucubrations des membres de l’équipe et des acteurs sur le port d’un médaillon protecteur fourni par la population locale. Détail important, Brendan Fraser agresse son pauvre assistant incapable de lui ramener un café et fini par lui piquer son médaillon. La fin de la file dans le temple égyptien lugubre est spectaculaire et aboutit sur votre montée dans un train de l’horreur. Là, tout commence vraiment ! L’assistant de la vidéo, maintenant momifié, vous dit de fuir, avant que la vraie méchante momie le réduise au silence et vous menace dans une explosion de flammes et de monstres de voler vos âmes. Vous devez fuir, évidemment ! Mais rattrapés par des scarabées dans une salle exiguë, vous voilà projetés dans la vraie attraction, faite de chutes brutales, de virages à toute vitesse. Une vraie montagne russe rythmée par une fausse arrivée très réussie, qui se termine quand le médaillon vous sauve. En bonus, pour ceux qui comme moi ne sont pas convaincus par les talents d’acteurs de Brendan Fraser, il vous réserve une surprise qui vous fera un peu changer d’avis.</p>
<p style="text-align: justify;">Bref, cette attraction mi-train fantôme mi-montagne russe me laisse toujours sans voix même après des dizaines et des dizaines d’utilisations. Une vraie réussite qui n’a été détrônée que par l’époustouflante nouveauté de 2011, que vous allez tout de suite découvrir.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="text-decoration: underline;">1 – Harry Potter and the Forbidden Journey</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">En 2011, en entrant pour la première fois dans ce nouveau &#8220;quartier&#8221; d&#8217;Island of Adventures, j&#8217;ai eu la nette impression qu’Universal Studios avait vraiment atteint le sommet de « l’entertainment » avec sa création du Wizarding World of Harry Potter. Le Poudlard Express, Pré-au-lard et ses toits enneigés, les bières-au-beurre honteusement capitalistes, et enfin l&#8217;immence et magnifique château de Poudlard, tout est fait pour vous décrocher la mâchoire de plaisir. Et dans cet univers fabuleux, il y a une cerise sur le gâteau au potiron, cette attraction révolutionnaire que je place en numéro 1 !</p>
<p style="text-align: justify;">Après avoir déambulé dans les salles du château, allant de découverte magique en découverte magique (pour ma part en prononçant 53 « ho putain ! » en 15 minutes), rencontrant tour à tour Dumbledore, Harry, Ron et Hermione, après avoir discuté avec des tableaux et avec le choixpeau magique, vous embarquez dans la somptueuse grande Salle (seulement suggérée par un habile jeu de miroir, petite déception) dans un siège spécial qu’Hermione transforme en chaise volante  dès votre sortie de la salle. Là, vous voilà pris dans le tourbillon de cette aventure inédite. Enchaînant les simulations de vol autour du château ou sur le terrain de Quidditch, vous alternez avec des passages dans des décors réels du film, tantôt dans la forêt interdite, tantôt face à des détraqueurs saisissants de réalisme qui pompent votre âme que vous verrez projetée sur un mur de fumée (photo à l’appui !). Un parcours bluffant qu’il m’aura fallu décoder en me cassant le cou plusieurs fois d’affilée tant la prouesse technique est grande. Vous êtes totalement plongé dans l’attraction, sans jamais vous rendre compte qu’un seul câble pend ou qu’un seul plafond est faux, qu’en réalité un énorme bras articulé monté sur un rail vous promène. Le parcours passe à une vitesse prodigieuse et vous avez l’impression à la fin de vous être épuisés à tenter de remarquer tous les détails hallucinants au cours de votre vol TRES remuant.</p>
<p style="text-align: justify;">Un sans-faute pour cette attraction donc, qui jouit il est vrai de l’incroyable univers dont elle s’inspire. Mais Universal aurait pu se casser les dents en ne réussissant pas à rendre magique une ambition hyper technique. Ce n’est pas le cas, donc, numéro 1 !</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.omnizine.fr/divers/top-10-attractions-disney-universal-floride/attachment/1a-2/" rel="attachment wp-att-2602"><img class="aligncenter size-full wp-image-2602" title="1A" src="http://www.omnizine.fr/wp-content/uploads/2011/09/1A1.jpg" alt="" width="664" height="497" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">J’espère vous avoir, pendant quelques minutes, entraînés avec moi dans cette aventure hors du commun que j’ai pu vivre en Floride cet été. Ce que les studios Disney et Universal offrent au monde dans cet écrin merveilleux qu’est Orlando n’a pas d’égal ailleurs sur la planète. Alors, si jamais vous avez l’occasion d’y faire un tour… Envoyez-moi une petite carte postale ! ;)</p>
<hr />
<p><small>© Boops pour <a href="http://www.omnizine.fr">OmniZine - L&#039;omni-webzine des omnivores de la culture, des sports et de la geekitude !</a>, 2011. |
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</small></p>]]></content:encoded>
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		<title>Deus Ex: Human Revolution&#8230; ou imposture ?</title>
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		<pubDate>Mon, 05 Sep 2011 17:59:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>FH</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Faire une critique de <em>Deus Ex: Human Revolution</em> n’est pas une tâche aisée. En effet, lorsqu’on teste un descendant d’un jeu légendaire, la tentation d’être extrêmement sévère dès que l’héritage n’est pas totalement respecté est grande. <em>Deus Ex: Invisible War</em>, la première suite de <em>Deus Ex</em>, sortie en 2004, a été victime de ce problème : le jeu en lui-même n’était pas fondamentalement mauvais, mais il n’était clairement pas assez bon pour porter le nom de <em>Deus Ex</em>. <em>Deus Ex: Invisible War</em> est désormais surtout considéré comme étant un affront ultime pour la franchise, et un medley de ce qu’il ne faut pas faire dans le développement d’une suite d’un jeu mythique. Car finalement, quand on y repense, il n’y a pas eu tant de suite de jeux mythiques vouée aux gémonies (et je parle vraiment des suites honnies, qui ont « déshonoré » leur prédécesseur, pas des suites un peu moins bien) : pour être honnête, à part <em>Unreal 2</em>, je n’en vois pas. Le challenge pour les développeurs d’Eidos Montreal était donc de taille. En effet, on ne peut pas dire que les réactions suite à l’annonce du développement de <em>Deus Ex: Human Revolution</em> en 2007 aient été particulièrement enthousiastes. L’épisode <em>Invisible War</em> a refroidi nombre de joueurs, et la prudence et le scepticisme étaient de mise. Le fait que le développement soit multi-plateformes, comme pour <em>Invisible War</em>, avaient fait surgir les craintes d’un <em>Deus Ex</em> au rabais, ultra-simplifié, comme l’avait été <em>Invisible War</em>.</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://www.omnizine.fr/wp-content/uploads/2011/09/Deux_Ex_Human_Revolution.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-2577" title="Deux Ex: Human Revolution" src="http://www.omnizine.fr/wp-content/uploads/2011/09/Deux_Ex_Human_Revolution-600x277.jpg" alt="" width="540" height="249" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Faire une critique de <em>Deus Ex: Human Revolution</em> n’est pas une tâche aisée. En effet, lorsqu’on teste un descendant d’un jeu légendaire, la tentation d’être extrêmement sévère dès que l’héritage n’est pas totalement respecté est grande. <em>Deus Ex: Invisible War</em>, la première suite de <em>Deus Ex</em>, sortie en 2004, a été victime de ce problème : le jeu en lui-même n’était pas fondamentalement mauvais, mais il n’était clairement pas assez bon pour porter le nom de <em>Deus Ex</em>. <em>Deus Ex: Invisible War</em> est désormais surtout considéré comme étant un affront ultime pour la franchise, et un medley de ce qu’il ne faut pas faire dans le développement d’une suite d’un jeu mythique. Car finalement, quand on y repense, il n’y a pas eu tant de suite de jeux mythiques vouée aux gémonies (et je parle vraiment des suites honnies, qui ont « déshonoré » leur prédécesseur, pas des suites un peu moins bien) : pour être honnête, à part <em>Unreal 2</em>, je n’en vois pas. Le challenge pour les développeurs d’Eidos Montreal était donc de taille. En effet, on ne peut pas dire que les réactions suite à l’annonce du développement de <em>Deus Ex: Human Revolution</em> en 2007 aient été particulièrement enthousiastes. L’épisode <em>Invisible War</em> a refroidi nombre de joueurs, et la prudence et le scepticisme étaient de mise. Le fait que le développement soit multi-plateformes, comme pour <em>Invisible War</em>, avaient fait surgir les craintes d’un <em>Deus Ex</em> au rabais, ultra-simplifié, comme l’avait été <em>Invisible War</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">(...)<br/>Lire la suite de <a href="http://www.omnizine.fr/jeux-video/deus-ex-human-revolution">Deus Ex: Human Revolution&#8230; ou imposture ?</a> (2,466 mots)</p>
<hr />
<p><small>© FH pour <a href="http://www.omnizine.fr">OmniZine - L&#039;omni-webzine des omnivores de la culture, des sports et de la geekitude !</a>, 2011. |
<a href="http://www.omnizine.fr/jeux-video/deus-ex-human-revolution">Permalien</a> |
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		<title>It&#8217;s (a review of) Arrested Development</title>
		<link>http://www.omnizine.fr/series/arrested-development</link>
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		<pubDate>Mon, 15 Aug 2011 16:33:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>FH</dc:creator>
				<category><![CDATA[Séries]]></category>
		<category><![CDATA[arrested development]]></category>
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		<category><![CDATA[critique]]></category>
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		<description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Non, je ne suis pas mort. Ok, mon dernier article date de mars 2011, mais depuis, j’en ai profité pour ingurgiter un grand nombre de séries telles que <em>The Office</em> (version US), <em>Parks and Recreation</em>, <em>30 Rock</em> ou encore <em>Arrested Development</em>. En bref, j’ai de quoi <em>reviewer</em> tranquille pendant les prochaines semaines. Pour commencer, je vais vous parler de la dernière série sus-citée, <em>Arrested Development</em>, qui a été diffusée sur la FOX de novembre 2003 à février 2006, et qui fait partie de ce genre de séries adulées par les critiques mais n’ayant pas su rencontrer son public. <em>Arrested Development</em> a d’ailleurs été annulée en cours de saison, faute d’audience. Cela ne l’a pas empêché de développer un <em>cult following</em> très important au fil des années. Et selon moi, ce <em>cult following</em> est largement justifié. Paradoxalement, les raisons pour expliquer ce <em>cult following</em> sont plus ou moins les mêmes que celles pour expliquer les mauvaises audiences de la série lors de sa diffusion.</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Non, je ne suis pas mort. Ok, mon dernier article date de mars 2011, mais depuis, j’en ai profité pour ingurgiter un grand nombre de séries telles que <em>The Office</em> (version US), <em>Parks and Recreation</em>, <em>30 Rock</em> ou encore <em>Arrested Development</em>. En bref, j’ai de quoi <em>reviewer</em> tranquille pendant les prochaines semaines. Pour commencer, je vais vous parler de la dernière série sus-citée, <em>Arrested Development</em>, qui a été diffusée sur la FOX de novembre 2003 à février 2006, et qui fait partie de ce genre de séries adulées par les critiques mais n’ayant pas su rencontrer son public. <em>Arrested Development</em> a d’ailleurs été annulée en cours de saison, faute d’audience. Cela ne l’a pas empêché de développer un <em>cult following</em> très important au fil des années. Et selon moi, ce <em>cult following</em> est largement justifié. Paradoxalement, les raisons pour expliquer ce <em>cult following</em> sont plus ou moins les mêmes que celles pour expliquer les mauvaises audiences de la série lors de sa diffusion.</p>
<p style="text-align: justify;">(...)<br/>Lire la suite de <a href="http://www.omnizine.fr/series/arrested-development">It&#8217;s (a review of) Arrested Development</a> (1,174 mots)</p>
<hr />
<p><small>© FH pour <a href="http://www.omnizine.fr">OmniZine - L&#039;omni-webzine des omnivores de la culture, des sports et de la geekitude !</a>, 2011. |
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		<title>Nom de Zeus ! Back To The Future : The Game</title>
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		<pubDate>Mon, 08 Aug 2011 16:38:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alex</dc:creator>
				<category><![CDATA[Jeux vidéo]]></category>
		<category><![CDATA[Back To The Future]]></category>
		<category><![CDATA[critique]]></category>
		<category><![CDATA[DeLorean]]></category>
		<category><![CDATA[Doc]]></category>
		<category><![CDATA[Marty]]></category>
		<category><![CDATA[Retour Vers Le Futur]]></category>
		<category><![CDATA[TellTale Games]]></category>

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		<description><![CDATA[&#160; Amis lecteurs, vous le savez, Omnizine revendique fièrement son côté geek. Enfin, c’est pas comme si on pouvait faire autrement. Chaque rédacteur ici présent a sa part de plaisirs coupables et régressifs, de dépendance culturelle au sentier, de giga-octets de mémoire humaine monopolisés pour mémoriser des séquences vidéoludiques ou des répliques de nanars, quand [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 610px"><img title="Titre" src="http://images.intomobile.com/wp-content/uploads/2011/02/BTTF-The-Game-iPad.jpg" alt="" width="600" height="316" /><p class="wp-caption-text">&#39;Gotta get back in time !</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">Amis lecteurs, vous le savez, Omnizine revendique fièrement son côté geek. Enfin, c’est pas comme si on pouvait faire autrement. Chaque rédacteur ici présent a sa part de plaisirs coupables et régressifs, de dépendance culturelle au sentier, de giga-octets de mémoire humaine monopolisés pour mémoriser des séquences vidéoludiques ou des répliques de nanars, quand bien même ils pourraient contenir des centaines de références de littérature classique. Bref, tout le monde est un peu geek ici. Le geek peut bien ergoter de son particularisme social, s’esclaffer bruyamment, porter des t-shirts désopilants, mais au fond de lui, le geek a toujours un peu honte. Néanmoins, une fois cette petite tragédie intellectuelle assumée, le geek peut tirer le meilleur parti de sa singulière formation pour briller en société, se tirer d’un pétrin ou même se rendre utile.</p>
<p style="text-align: justify;">Las, ce n’est pas mon cas. Au jeu du geekisme, je ne peux que perdre. Connais-je suffisamment de mèmes et de clins d’oeil nerd pour que les uns influent sur ma manière de parler et que les autres me forcent à filtrer ma répartie en temps de conversation normale ? Oui. Puis-je pour autant me prétendre incollable en culture du Net ? Non. Passé-je plusieurs heures par jour devant les écrans, redoutant le moment funeste où la fatale myopie finira par me fondre sur le fond de l’œil ? Oui. Ai-je pour autant une quelconque compétence en programmation ? Non. Les jeux vidéo sont-ils partie intégrante de ma jeunesse au point qu’ils restent encore pour moi un hobby très appréciable ? Oui. Suis-je un hardcore gamer ? Non.</p>
<p style="text-align: justify;">Prenez le genre Point and Click, tiens, un système de jeu d’aventure typiquement configuré pour la souris d’ordinateur (et le clavier), qui consiste à récolter des indices et à résoudre des énigmes sur des écrans fixes pour progresser. Puis-je me prétendre connaisseur du genre ? Non, bien sûr, c’eût été trop utile pour mon cerveau de s’exercer pendant mon enfance à la patience, la recherche et la déduction. Nah. Joue plutôt à des jeux de plate-forme, morveux, tout le monde sait qu’aiguiser ses réflexes est la première nécessité du monde moderne. Abruti. L’expression « Point and Click » ne fait globalement que remonter dans mon esprit des souvenirs refoulés du jeu <em>Myst</em>, soft dérangé et dérangeant qui n’apporta qu’embarras et confusion à mon expérience PC d’enfant en bas âge, avec ses silences assourdissants, ses codes introuvables et ses environnements déserts. Lorsque j’ai appris par l’Angry Video Game Nerd qu’ils allaient sortir un jeu vidéo de Retour Vers Le Futur, mon sang n’a fait qu’un tour. La seconde suivante, l’annonce que le bazar prendrait la forme d’un Point and Click s’est chargée de couper net le câble de mon ascenseur émotionnel.</p>
<p style="text-align: justify;">L’enjeu, une saga de films que je considère parmi mes préférés de l’univers. Entre un premier épisode iconique, un deuxième volet délicieux et un troisième opus pittoresque, la série <em>Retour Vers Le Futur</em> est un chef-d’œuvre à tous les niveaux. Il est du devoir d’absolument tout le monde de visionner ne serait-ce qu’une fois dans sa vie cette trilogie. Comment appréhender l’impression que laissent ces trois films de manière satisfaisante ? Comment exprimer l’illumination qui se produit lorsque l’on percute ce qu’il va se passer, quand le cerveau du spectateur acquiert les subtilités du paradoxe du grand-père, ou qu’il se remémore les multiples nœuds de la ligne du temps à chaque nouveau visionnage ? La logique pure de cette intrigue aussi entortillée qu’une moustache de Troisième République aurait pu se suffire à elle-même. Seulement voilà, sans l’air de rien, il était question de concevoir un joyau. Marty et Doc, à travers les performances de Michael J. Fox et Christopher Lloyd, devaient apparaître parmi les personnages les plus attachants de l’histoire du cinéma. Il fallait épicer les dialogues de vingtaines de répliques forcément drôlissimes, impeccablement timées, instantanément légendaires. On se voyait forcé de sortir une mise en scène au summum de la pureté, mâchant avec génie le travail de compréhension du spectateur tout en lui laissant l’impression qu’il est intelligent. Robert Zemeckis craignait que le scénario seul ne suffît à casser la bouche de son public, alors il fallut qu’il commande à Alan Silvestri un thème exagérément épique et à Huey Lewis le meilleur du rock cheesy des années 80. Je pourrais encore parler d’effets spéciaux, de photographie, de personnages secondaires, de détails qui tuent, de plusieurs niveaux de lecture, d’humanisme réjouissant, mais je me suis promis de ne pas transformer cet article en une éloge béate des films, afin de ne pas répéter ce qui a été dit des milliers de fois par des fans plus zélés que moi depuis 1985. Pour user d&#8217;un calembour moisi, <em>Retour Vers Le Futur</em> est une saga intemporelle. Elle a réussi à s’approprier un thème de fiction récurrent depuis le XIXème siècle, et à en devenir l’interprétation la plus emblématique. Les postulats utilisés par Gale et Zemeckis demeurent les plus jouissifs et les plus appréciés dans le domaine, et le visage de Doc (ou sa DeLorean) est la première chose qui vient à l’esprit de tous lorsqu’on mentionne le simple concept de voyage dans le temps. <em>Retour Vers Le Futur</em> n’aura jamais de quatrième épisode, et ne donnera probablement jamais lieu à un remake. A quoi bon quand l’œuvre originale a une telle prétention à l’éternité ?</p>
<p style="text-align: justify;">
<div id="attachment_2507" class="wp-caption aligncenter" style="width: 610px"><a href="http://www.omnizine.fr/jeux-video/back-to-the-future-the-game/attachment/doc-et-marty/" rel="attachment wp-att-2507"><img class="size-large wp-image-2507" title="Doc et Marty" src="http://www.omnizine.fr/wp-content/uploads/2011/08/Doc-et-Marty-600x316.jpg" alt="" width="600" height="316" /></a><p class="wp-caption-text">Dois résister envie écrire thèse sur film culte.</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Back To The Future : The Game</em> n’est pas le premier jeu vidéo dérivé de la licence d’Universal, loin de là. La Master System, la NES ou encore la Megadrive avaient déjà hébergé en leur temps des portages assassins des films, qui avaient été confiés à des développeurs incapables, et qui alimentent toujours aujourd’hui les critiques drolatiques des rétrovisionneurs du Net. Jusqu’à aujourd’hui, on considérait que le seul soft décent de la licence était <em>Super Back To The Future II</em>, réservé à la Super Famicom japonaise et jamais sorti sous nos latitudes. Après ces deux décennies de jeux d’action lamentables, <em>BTTF : The Game</em> a le mérite de proposer une interprétation inédite avec un nouveau genre. Le développeur : TellTale Games, orfèvre des Point and Click depuis un bon petit lustre. Leur spécialité : la remise au goût du jour de grandes franchises du siècle dernier comme <em>Sam &amp; Max</em> ou <em>Tales of Monkey Island</em>. Ne me regardez pas comme ça, je ne sais rien de plus sur ces gaillards. Alors que je m’apprête à parler enfin du jeu qui nous préoccupe, je m’engage à ne spoiler qu’une partie infime de l’aventure (la scène d’intro et un vague synopsis), afin de donner un minimum de couleur à mon propos.</p>
<p style="text-align: justify;">L’image apparaît et l’on réalise très vite qu’il s’agit d’une reconstruction fidèle de la scène du tout premier essai de la DeLorean avec le chien Einstein (<em>Retour Vers Le Futur</em> I). Malheureusement, on n’aura pas droit à un doublage français, ce qui aurait pu donner quelque chose de splendide au vu de la qualité de la VF de la saga (le Biff français va énormément me manquer), et surtout quand on sait que le jeu a eu droit à une VERSION ALLEMANDE INTEGRALE (was ist das ?). Mais passons. Doc se met à parler et première bonne surprise : c’est bien ce bon vieux Christopher Lloyd ! TellTale Games a en effet réussi à obtenir la participation de l’acteur original et de son précieux charisme over-the-top. Certes, les presque trente ans de plus s’entendent, et se sentent jusque dans la maturation du personnage du nouveau Doc de 1986 qu’on suivra tout au long de l’aventure. Néanmoins, Lloyd n’a rien perdu de ses inflexions de voix pétulantes, donnant toute leur couleur aux répliques d’exposition qui jalonneront les cinq épisodes et qui seront loin d’être inutiles. Connaît-on un personnage de cinéma plus rentre-dedans que Doc pour énoncer distinctement ce qui se passe dans le film ? Depuis toujours, le savant déjanté bénéficie de la plus grande sympathie du public pour débiter des séquences d’explication qui passeraient pour fastidieuses dans n’importe quelle autre œuvre. Mais voilà que Marty intervient… Non, ce n’est pas Michael J. Fox, il n’était pas en capacité. Mais bonne mère, quel excellent travail d’imitation ! Le comédien AJ LoCascio s’approche extraordinairement de la voix d’origine, à un point où l’on peut légitimement se demander s’il n’a pas été un meilleur choix de faire appel à lui plutôt qu’à un Michael dont la voix a un poil trop vieilli pour faire un ado de 18 ans convaincant. Et Dieu sait si le choix a été inspiré, puisque c’est cette voix éminemment sympathique qu’on entendra en continu pendant une bonne dizaine d’heures de durée de vie, pestant contre les personnages réticents au dialogue ou invalidant un choix du joueur avec bonhomie. Mais ne dites pas complètement adieu à Michael J. Fox… Soit dit en passant. Pendant l’intro, le soft offre l’opportunité au joueur de répondre à Doc par les répliques originales du film alors que la DeLorean se volatilise hors du continuum spatio-temporel. « Vous avez désintégré Einstein ! » « Vous avez construit une machine à voyage dans le temps… A partir d’une DeLorean ? ». Un geste très malin pour ferrer le poisson, à croire les énormes « ULTIME » et « MYTHIQUE » que j’ai griffonnés dans mon carnet pendant la scène d’intro. Je dois reconnaître que j’ai dû laisser mon impartialité quelque part dans les dix premières secondes du jeu.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour pondre un <em>Retour Vers Le Futur</em> IV en cinq parties de plusieurs heures chacune, il fallait bien inclure un peu de contenu neuf. L’intrigue démarre en 1986, lorsque la DeLorean fait un retour fracassant devant le garage de Doc. S’attendant à retrouver son vieux pote, Marty n’y trouve qu’Einstein et un magnétophone l’avertissant que la machine à voyager dans le temps vient de faire l’objet d’un reset automatique la renvoyant à la dernière date connue lorsqu’elle reste inactive au-delà d’une certaine période. A la manière du troisième opus, Doc est en réalité coincé en 1931 où il se fait descendre séance tenante par des gangsters si Marty n’intervient pas pour lui sauver la mise. Sur place, notre héros va devoir faire appel au jeune Emmett  Brown, alors âgé de 17 ans et encore sous la pression de son père qui le force à suivre des études de droit. Si je m’arrête à ce point précis, je ne dévoile que les trente premières minutes du tout premier épisode du jeu. Il faut néanmoins s’attendre à ce que notre Marty, toujours aussi peu doué avec les embrouillaminis de causalités, empire les situations, crée des lignes temporelles alternatives et déclenche des effets papillon dévastateurs. Le jeu intronise quelques nouveaux personnages qui auront le mérite d’apporter un comic relief à des situations parfois dramatiques (vraiment) ou d’éveiller les instincts vengeurs les plus haineux du joueur. Hormis quelques longueurs (on regrettera de zoner un peu trop souvent dans la Hill Valley de 1931) et certaines incohérences inévitables et mineures faisant partie du package « voyage dans le temps », le scénario sous stéroïdes parvient à dépasser les trois films en termes de complexité et de logique pure. Tout ce qui a été mentionné au début de cet article à propos des films garde toute sa pertinence : comment expliquer sans spoiler que n’importe quel amateur des films, de science-fiction ou même de bon storytelling pourra se remplir l’estomac avec le simple déroulement de l’aventure ? Je reviendrai sur ce point par la suite.</p>
<p style="text-align: justify;">
<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 610px"><img title="Emmett et Edna" src="http://image.jeuxvideo.com/images/pc/b/a/back-to-the-future-the-game-pc-1293117714-059.jpg" alt="" width="600" height="316" /><p class="wp-caption-text">Tiens, l&#39;interruption du texte laisse un peu trop de place à l&#39;imagination.</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">On n’aura donc aucune difficulté à retrouver l’ambiance comique mais haletante de la saga. Le character design est satisfaisant, les expressions faciales et gestuelles sont correctes, même si la synchronisation labiale laisse à désirer de temps à autre. Alors que les premiers choix s’imposent à nous, les mécanismes de pensée des films reviennent, et l’on joue avec la crainte de créer un paradoxe temporel. Les scénaristes, supervisés par Bob Gale (co-auteur du script de la saga avec Zemeckis), ont éparpillé des centaines de références dans ce qu’on pourrait qualifier d’une immense pornographie de continuité. Forcément, y’aura du fumier, y’aura des « Oh, regarde derrière toi ! », mais aussi des angles de caméra similaires ou bien des détails graphiques minuscules qui nous aideront à retrouver la Hill Valley que nous connaissons tous, ainsi que ses indigènes hauts en couleur à travers les époques (Biff Tannen, Jennifer, George, Loraine…). On relèvera aussi un canevas d’affectueux clins d’œil historiques (les chansons de cabaret sont d’époque), cinématographiques (quoi de plus stylé que de s’inventer le patronyme de Michael Corleone pour passer incognito ?), vidéoludiques (Marty travaille pour les frères Mario, si, si, c’est une longue histoire) et littéraires (arhem, je ferais mieux de me taire)… La musique joue bien entendu un grand rôle dans l’immersion, récupérant le thème fanfaron de la trilogie, le prolongeant et le remixant à toutes les sauces, du mélo à l’angoissant. Huey Lewis reste toujours dans un coin pour gratifier les génériques de son inamovible <em>Back In Time.</em> Les compositions originales de l’équipe de TellTale sont globalement exemptes de reproches, ce qui est un gros plus dans un Point And Click. En effet, dans ce type de jeu, la musique de fond peut vite devenir harassante lorsqu’elle se répète à l’infini et qu’on décèle les boucles parce qu’on reste coincé sur un tableau coriace. Rien de tout cela ici.</p>
<p style="text-align: justify;">Chemin faisant, nous nous avançons doucement vers le point le plus polarisateur du produit : le gameplay. Et la question est sérieuse : <em>Back To The Future : The Game</em> est-il un jeu ? Problème épineux de qualifier l’expérience ici présente de jeu vidéo à proprement parler, puisqu’on devine très vite qu’il est impossible de perdre. Pas de temps limité pour résoudre une situation, pas de « mauvais choix » qui précipiterait l’apocalypse. Après quasiment trente ans, la mythologie du genre Point And Click regorge de Game Over tirés par les cheveux, de cas où la partie se retrouve « ingagnable » et force le joueur à recommencer depuis le début. Vous vous attendiez à un équivalent d’un des ces livres « Aventure dont tu es le héros » ? Désolé, vous aurez plutôt droit à une sorte de livre-cassette tout droit sorti de votre enfance : « Lorsque tu entends le son, tourne la page », ou plutôt « joue ». On peut aisément deviner pourquoi TellTale a opté pour cette forme de parcours ultra-scripté : le jeu est destiné prioritairement aux aficionados des films et non pas ceux des Point and Click, qui se retrouveront considérablement frustrés. Pensez seulement à tous ces jeux où il faut non seulement cliquer partout, faire fumer ses méninges, mais également composer avec un menu intimidant qui prend la moitié de l’écran. Dans le merveilleux monde du Point and Click, l’inventaire peut facilement compter une trentaine d’objets, et on peut choisir l’action à effectuer parmi une dizaine d’alternatives. Vous voyez, en principe il ne faut pas « actionner » le levier mais le « pousser » ou le « tirer ». On ne peut pas « utiliser » le bitoniau mais peut-être le « poser », l’ « insérer », le « lancer », le « lever », le « ramener vers soi ». Sans vraiment s’en rendre compte, les créateurs de Point And Click peuvent créer des monstres de gameplay où les possibilités se calculent en factorielles et en puissances de dix. Tout compte fait, le choix du pré-mâché retenu ici est sûrement salvateur.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais tout de même. Le gameplay linéaire du soft se retrouve jusque dans le déplacement spatial de Marty, qui doit marcher dans des rails pour ne pas s’écarter de l’objet ou du personnage important pour continuer le fil de l’aventure. L’élément-clé est toujours dans un rayon de quelques mètres et les vrais puzzles ont vraiment un rôle de figuration, ce qui paraît assez étrange. A comparer, le jeu d&#8217;action/plate-forme <em>Uncharted</em> sur PS3 arrive même à proposer des puzzles plus élaborés que ce qu’on trouvera du côté des turpitudes de McFly. Les solutions ne tombent néanmoins pas toujours sous le sens. Faire parler un PNJ récalcitrant nécessite parfois de la psychologie inversée ou des stratégies rusées qui pourraient représenter un véritable challenge… S’il n’était pas aussi diaboliquement facile d’accéder au menu « Indices », qui doit être l’équivalent virtuel de l’alimentation à la becquée. Pour se tirer d’une impasse, le menu peut proposer jusqu’à quatre indices, alors qu’un ou deux pourraient s’avérer amplement suffisants. Difficile de ne pas se sentir comme le plus irrécupérable des gros teubés quand on s’aperçoit que le dernier indice abandonne tout espoir de vous faire réfléchir une seconde de plus et vous donne platement la solution. « Montre l’objet X à Monsieur Y, espèce d’abruti. » Le menu Indices est ce gros saladier de chips qui traîne en permanence sur le coin de votre bureau. Vous allongez le bras et paf, c’est la bâfrade. Deux clics et paf, vous avez votre solution. Consommer trop peut nuire à votre ligne, ou à l’expérience de jeu. Mais on ne se refuse pas une bonne poignée vorace de temps en temps. Le problème, c’est que le storyboard est tellement bien écrit que la tension dramatique peut encourager irrationnellement le joueur à se dépêcher, quand bien même il aurait tout son temps. On se retrouve avide de connaître la suite d’une histoire aussi captivante et on brûle le jeu par les deux bouts en s’empiffrant d’indices. Si l’on veut avoir l’impression de regarder un film, c’est tout à fait possible ma bonne dame. Encore qu’on aimerait pouvoir zapper certaines cinématiques ou dialogues quand on se les retape suite à une erreur.</p>
<p style="text-align: justify;">
<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 610px"><img class=" " title="DeLorean" src="http://image.jeuxvideo.com/images/pc/b/a/back-to-the-future-the-game-pc-1293117714-024.jpg" alt="" width="600" height="316" /><p class="wp-caption-text">Il me semble que le jeu essaie de vous demander d&#39;entrer dans la DeLorean.</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">Mais tâchons de raisonner par l’absurde. Ou même mieux, remontons le temps et immisçons-nous donc dans le processus de développement du jeu. Dans une ligne temporelle alternative A, <em>Back To The Future : The Game</em> aurait pu être un Point And Click académique… Mais il ruinerait le merveilleux potentiel des scènes cinématiques par de continuels casse-tête. Dans une autre ligne temporelle B, le jeu aurait pu être un crossover de réflexion et d’action. En effet, au cours des cinq épisodes, certains moments semblent hurler « séquence course » ou « boss final », mais bien sûr, le joueur n’a jamais l’occasion de se défouler. Mais réfléchissons-y un instant : est-ce le genre de Marty de se foutre sur la gueule avec son prochain, excepté un seul coup porté dans la tronche de Buford Tannen dans <em>Retour Vers Le Futur III</em> ? Les films croient aux forces de l’esprit, ils mettent en scène un ado chétif qui n’a que sa ruse pour se tirer de guêpiers impliquant de gros balèzes, et qui doit de plus veiller à ne pas trop endommager le cours des évènements. C’est simplement la même chose pour les jeux, même lorsque le gros balèze est un gros bonnet du crime organisé. Enfin, dans une ligne temporelle C, les gens de chez TellTale auraient pu propulser leur œuvre sous d’autres cieux s’ils avaient élaboré des bifurcations scénaristiques en fonction des choix du joueur, donnant lieu à des fins alternatives. C’est chercher un peu la petite bête. Il ne faut pas oublier que les développeurs sont tenus à une cohérence causale déjà bien alambiquée (… ce qui se voit en jouant) et ont vraisemblablement prétention à faire partie du « canon » de la saga RVLF.</p>
<p style="text-align: justify;">Après un certain temps pour se mettre dans le bain, c’est à partir de la fin du deuxième épisode que l’on constate que <em>Back To The Future : The Game</em> est aimé des forces timéries et se transforme en une espèce de Pixar de science-fiction diaboliquement intelligent. L’habillage graphique du jeu, usuellement joliment coloré et cartoonesque, peut avoir des ratés, l’animation peut toussoter (difficile d’isoler la cause de ces problèmes pour un PCiste ultra-occasionnel comme moi : « est-ce de ma faute ou non » ?). Il peut même arriver qu’on tombe sur un bug particulièrement agaçant qui bloque le jeu, forçant à recommencer le dernier épisode. Pourtant, l’esprit critique est anesthésié par un flot de péripéties s’enchaînant sans plus aucune trace de temps mort. On renoue avec cette bonne vieille sensation magique consécutive à tout bon travail de fiction avec de bons dialogues et des acteurs talentueux  : on cesse de compter les innombrables moments hilarants ou exhilarants, on arrête d’évaluer et on vit. On vit un jeu qui nous surprend, qui se permet de faire passer le genre « comédie virtuose » des films à une forme de comédie dramatique sans se prendre les pieds dans le tapis. Comme les films, il y a plusieurs niveaux de lecture. Comme les films, on laisse votre imagination vagabonder. Comme les films, on redemande du rab quand les lumières se rallument. Un beau symbole : une vingtaine d’années après, Retour Vers Le Futur tient enfin son bon &#8220;jeu&#8221;. Et dans toute son imperfection ludique, l’expérience de <em>Back To The Future : The Game</em> vaut sérieusement le détour. <em>Heavy !</em></p>
<p style="text-align: justify;">
<div class="mceTemp mceIEcenter">
<dl id="" class="wp-caption aligncenter" style="width: 610px;">
<dt class="wp-caption-dt"><img title="Marty B. Goode" src="http://image.jeuxvideo.com/images/pc/b/a/back-to-the-future-the-game-pc-1298385867-107.jpg" alt="" width="600" height="316" />Vos petits-enfants vont adorer. Et les générations suivantes.</dt>
</dl>
</div>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">(Images gracieusement empruntées chez www.jeuxvideo.com)</p>
<hr />
<p><small>© Alex pour <a href="http://www.omnizine.fr">OmniZine - L&#039;omni-webzine des omnivores de la culture, des sports et de la geekitude !</a>, 2011. |
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		<title>Amorphis &#8211; The Beginning of Times</title>
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		<pubDate>Fri, 17 Jun 2011 21:24:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Chozodragon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Amorphis]]></category>
		<category><![CDATA[folk]]></category>
		<category><![CDATA[heavy]]></category>
		<category><![CDATA[metal]]></category>
		<category><![CDATA[mythologie]]></category>
		<category><![CDATA[Nuclear Blast]]></category>
		<category><![CDATA[progressif]]></category>

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		<description><![CDATA[En 2009, Amorphis publiait un album qui fera probablement date dans le metal mélodique : Skyforger. Le disque, rempli de tubes tous plus efficaces les uns que les autres, montrait un Amorphis prêt à en découdre avec le monde entier, qui s&#8217;est incliné devant tant de talent : dix titres, dix réussites, et plusieurs véritables [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a rel="attachment wp-att-2469" href="http://www.omnizine.fr/musique/amorphis-the-beginning-of-times/attachment/amorphisnewcd-2/"><img class="aligncenter size-full wp-image-2469" title="The Beginning of Times" src="http://www.omnizine.fr/wp-content/uploads/2011/06/amorphisnewcd-2.jpg" alt="" width="386" height="386" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">En 2009, Amorphis publiait un album qui fera probablement date dans le metal mélodique : Skyforger. Le disque, rempli de tubes tous plus efficaces les uns que les autres, montrait un Amorphis prêt à en découdre avec le monde entier, qui s&#8217;est incliné devant tant de talent : dix titres, dix réussites, et plusieurs véritables tueries &#8211; le point d&#8217;orgue d&#8217;une carrière commencée en 1991 Dans la lancée de ce succès, le groupe a publié une compilation d&#8217;anciens morceaux réenregistrés avec le nouveau line-up ainsi qu&#8217;un live fort convaincant. Que demande le peuple ? Et bien le peuple demande un album tous les deux ans, et après un tel succès tant musical que critique, on avait bien du mal à imaginer comment le gang d&#8217;Helsinki allait pouvoir présenter un travail convaincant. Nous voilà maintenant avec The Beginning of Times dans les oreilles. L&#8217;album a-t&#8217;il a rougir de la comparaison avec son déjà illustre prédécesseur ?</p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Son </strong>Pour être honnête, à l&#8217;écoute des premiers morceaux publiés de The Beginning of Times, j&#8217;étais un peu hésitant, voire méfiant. You I Need et son lick de clavier (par ailleurs trop long) sonnait comme une tentative de reproduire l&#8217;exploit Skyforger sans vraiment y parvenir, et My Enemy souffrait un peu du même syndrome, malgré les couplets death réussis. Fort heureusement, ces deux morceaux ne sont ni les meilleures compositions ni les plus représentatives de l&#8217;album, dont les deux points forts se situent exactement là où Skyforger pouvait être battu.Dans Skyforger, chaque chanson était un petit écosystème remarquable de catchiness, mais distinct des autres. Ici, non seulement les morceaux donnent à l&#8217;ensemble du disque une atmosphère posée et poétique, mais Amorphis se permet d&#8217;explorer d&#8217;autres chemins de compositions, dans un esprit -oserais-je le dire ? &#8211; parfois progressif. L&#8217;atmosphère est posée par le clavier, plus présent que d&#8217;habitude, souvent avec un son de piano &#8211; qui avouons-le, est un instrument qui peut rendre n&#8217;importe quel morceau plus doux et joli- mais parfois en orgue électronique ou en flûte, voir en nappes symphoniques. L&#8217;utilisation plus marquée de la guitare acoustique montre également cette diversité ainsi que ce petit côté prog -  le meilleur exemple en est Song of the Sage, doté de breaks folks dont le phrasé et les sons rappellent Jethro Tull. Mais il ne faudrait pas oublier Crack in a Stone, au couplet asymétrique et assez casse-figure à la première écoute, ou Soothsayer, au bridge subtil et à l&#8217;ambiance légèrement orientale. Qu&#8217;en est-il de la section rythmique au milieu de tous ces éléments mélodiques ? Le jeu de batterie est varié et efficace, ce qui permet des nuances rythmiques appréciables &#8211; là encore, Battle For Light et son dernier refrain à la double pédale se montre programmatique du reste de l&#8217;album. Si l&#8217;on ne notera pas réelle prouesse technique, Jan Rechberger fait bien son travail. La basse est peu entendue sauf dans le morceau-titre, The Beginning of Times, où elle surgit à niveau égal avec la guitare &#8211; sympathique mais étonnant, d&#8217;autant plus que les parties de basse d&#8217;Amorphis ne sont pas ennuyeuses, loin de là. Il s&#8217;agit d&#8217;une constante regrettable dans le metal : les bassistes sont moins entendus que le reste et c&#8217;est comme ça. Dommage</p>
<p style="text-align: justify;">Les morceaux sont moins directs et accessibles que sur l&#8217;opus précédent : même Mermaid, probablement un des plus tubesques de la galette, voit les instruments arriver au fur et à mesure du premier couplet, et le riffing se modifier en conséquence. Nous sommes d&#8217;accord, la méthode est loin d&#8217;être révolutionnaire, mais cela nous change tout de même des morceaux de Skyforger qui pour la plupart étaient sur des rails bien définis dès les premières mesures du morceau (cf Sky is Mine, ou comment faire un tube avec un riff pendant quatre minutes). Que les fans de mélodies se rassurent malgré tout : Amorphis n&#8217;a pas abandonné son talent de composition et son sens de la mélodie qui atteint là encore un niveau impressionnant &#8211; le refrain de Battle For Light est un bel exemple de cet esprit poétique présent tout au long du disque, tout comme le lick de guitare de Reformation, aérien et diablement efficace. Et, au milieu de toutes ces réussites, finalement, You I Need devient un morceau attachant et se dévoile dans toute sa valeur &#8211; car ne nous y trompons pas, c&#8217;est un bon morceau, mais son côté très single le rendait effrayant à l&#8217;époque où il n&#8217;était &#8230; qu&#8217;un single, justement. Quant à ceux qui ne sont pas sensibles à cette atmosphère plus subtile, il leur restera toujours Escape, une petite bombe métallique qui est sûre de faire des ravages en live.</p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Chant et textes </strong>Tomi Joutsen est probablement ce qui est arrivé de mieux à Amorphis. Sa voix claire est unique et fort belle, son chant heavy ressort bien et son growl est professionel. L&#8217;étendue de ses talents est largement exploité dans The Beginning of Times, où le chant death fait un certain nombre d&#8217;apparitions &#8211; il n&#8217;est qu&#8217;à voir le premier morceau pour s&#8217;en rendre compte : dans Battle For Light, nous avons droit aux trois types de chant : clair et death en couplet, death dans les passages agressifs, clair et heavy pendant le refrain. Les overdubs vocaux sont utilisés à plusieurs reprises sur le disque pour mettre à profit ces registres. Le chanteur à dreads (comparé à Jack Sparrow sur FB &#8230;) est de plus secondé à plusieurs reprises par une voix féminine, celle de Netta Dahlberg (Mermaid, Soothsayer), une première pour Amorphis à ce que je sache, qui là encore contribue à l&#8217;atmosphère plus posée et adoucie du disque.</p>
<p style="text-align: justify;">Les paroles sont une fois de plus inspirées du poème narratif mythologique finnois, le <em>Kalevala</em>. Les thèmes sont donc dans la droite ligne de Skyforger : la création du monde et l&#8217;histoire du personnage de Vanaimonen, personnage principal de l&#8217;oeuvre &#8211; le premier habitant de la Terre. On ne trouvera donc que très peu de matière à extrapoler sur les paroles et les thèmes (à part peut-être dans Reformation), contrairement à un Dark Tranquillity par exemple. S&#8217;il n&#8217;y a pas de trouvailles frappantes dans les textes (je suis encore sous le choc de la phrase &#8220;slowly turns the key of Time in the lock of promises broken&#8221; dans My Sun de Skyforger), Joutsen leur rend malgré tout justice par sa technique vocale &#8211; et en prenant pour inspiration un poème narratif, il est difficile de ne pas faire également du narratif &#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Impression </strong>Les membres d&#8217;Amorphis sont des musiciens compétents et des gens intelligents. Ils ont compris que pour refaire un disque appréciable et apprécié, il fallait frapper là où leur précédente offrande ne s&#8217;aventurait pas : plus de death, plus de prog, et, paradoxalement, une approche plus posée. Hélas, le disque reste un cran en-dessous de son prédécesseur, ce qui est d&#8217;autant plus frustrant qu&#8217;il avait les moyens de l&#8217;égaler.  En effet, s&#8217;il y avait un aspect de Skyforger à reprendre, c&#8217;était son rapport entre qualité et quantité. Avec douze titres plus un morceau en bonus, la tracklist de the Beginning of Times est un peu trop touffue. On a Stranded Shore est à mon avis dispensable, et Three Words donne dans le même registre que Reformation en moins bien &#8230; Le nombre de pistes amène aussi des répétitions formelles qui font toujours un peu mal. C&#8217;est probablement le seul vrai péché de ce disque, qui se révèle malgré tout fort convaincant. S&#8217;il n&#8217;est pas au même niveau que Skyforger, The Beginning of Times montre des facettes d&#8217;Amorphis que je préfère ainsi qu&#8217;une maîtrise qui fait toujours plaisir à entendre. En conclusion, un bon disque, qui, malgré quelques défauts, montre un groupe doué et qui peut encore surprendre. Reste la question &#8230; Mais comment vont-ils s&#8217;en sortir avec le prochain album ?</p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<hr />
<p><small>© Chozodragon pour <a href="http://www.omnizine.fr">OmniZine - L&#039;omni-webzine des omnivores de la culture, des sports et de la geekitude !</a>, 2011. |
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		<title>Van Der Graaf Generator &#8211; A Grounding in Numbers</title>
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		<pubDate>Sat, 28 May 2011 21:34:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Chozodragon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[années 70]]></category>
		<category><![CDATA[classic rock]]></category>
		<category><![CDATA[critique]]></category>
		<category><![CDATA[progressif]]></category>
		<category><![CDATA[rock]]></category>
		<category><![CDATA[van der graaf generator]]></category>

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		<description><![CDATA[&#160; Van Der Graaf Generator est un de ces grands groupes mythiques qui ont participé à faire du rock progressif un genre en pleine expansion pendant les années 70, avec King Crimson, Jethro Tull, Genesis, Pink Floyd, Gentle Giant, Emerson Lake and Palmer, et d&#8217;autres. Leurs albums Pawn Hearts, Godbluff et Still Life sont régulièrement [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.omnizine.fr/?attachment_id=2453"></a></p>
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<p style="text-align: justify;">Van Der Graaf Generator est un de ces grands groupes mythiques qui ont participé à faire du rock progressif un genre en pleine expansion pendant les années 70, avec King Crimson, Jethro Tull, Genesis, Pink Floyd, Gentle Giant, Emerson Lake and Palmer, et d&#8217;autres. Leurs albums Pawn Hearts, Godbluff et Still Life sont régulièrement cités comme des perles du genre. Après plus de quarante ans (!) d&#8217;existence, le groupe est encore vivant, et, encore mieux, ne compte plus que des membres originaux qui se sont repliés sous la forme d&#8217;un trio ((Hugh Banton, Peter Hammill et Guy Evans). A  Grounding in Numbers, leur dernier disque, sorti en mars dernier, et une petite machine à remonter le temps dans laquelle on entre avec plaisir.</p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Son </strong>Le son du disque est résolument ancré dans les sonorités 70&#8242;s. Les claviers, la basse, la guitare, la batterie, bref, toutes les parties instrumentales sont composées et arrangées dans l&#8217;esprit sonore de cette période dorée. La production est décente et met au goût du jour ces sons &#8211; personnellement, j&#8217;ai trouvé que c&#8217;était un plaisir de replonger dans une telle ambiance avec un son 2011. Les claviers sont très présents, tandis que la guitare est mixée plus discrètement, à l&#8217;exception de quelques rares morceaux comme Highly Strung qui évolue dans un esprit rock-single qui mue vers du prog plus fou. Un point qui diffère grandement des albums de Van Der Graaf Generator des années 70 est la longueur des pistes : il y a quarante ans (et oui, déjà &#8230;), la moyenne des morceaux du groupe se situait autour de dix minutes. Ici,  le morceau plus long, All over the place  (qui est aussi le morceau de clôture) fait &#8230; six minutes. Il ne s&#8217;agit pas d&#8217;un défaut, simplement de choix, qui entraîne comme conséquence (à mon avis heureuse) de resserrer les morceaux autour de leurs ambiances. De plus, les compositions sont assez matures et aucune ne souffre selon moi d&#8217;anémie. Autre conséquence de la taille réduite des morceaux de A Grounding in Numbers : le nombre de pistes &#8211; pas moins de treize compositions sont alignées sur la galette, dont deux courts instrumentaux, Red Baron et Splink (2:23 et 2:37), qui sont d&#8217;ailleurs franchement dispensables, très atmosphériques et trop court pour marquer l&#8217;auditeur. C&#8217;est donc un petit florilège d&#8217;ambiances que nous propose le Générateur, même si tous les morceaux partagent cette nostalgie déjà évoquée. Ainsi, le morceau Snake Oil ne dure &#8220;que&#8221; 5:20 mais pose avec efficacité deux périodes, l&#8217;une majeure et limite dansante, l&#8217;autres dépressive qui devient petit à petit effrayante &#8230; Avant de revenir sur le premier mouvement. La diversité des sons de claviers &#8211; qui au cours de l&#8217;album passe du piano à l&#8217;orgue électronique, du clavecin au xylophone- et les overdubs de guitare permettent une densité de composition fort appréciable, qui permet aussi d&#8217;éloigner des égarements indésirables (*tousse*Systematic Chaos*tousse tousse*).</p>
<p style="text-align: justify;">A Grounding in Numbers commence sur le très joli Your Time Starts Now, probablement l&#8217;un des plus mélodiques du disque, qui forme avec Mathematics un couple de morceaux progressifs tranquilles posés en slow jazz feel. Le ton lyrique est une bonne entrée à ce disque qui ira en se complexifiant petit à petit &#8211; dès Highly Strung, les morceaux se mettent à surprendre, puis s&#8217;installent avec sérénité dans le territoire du classic prog avec l&#8217;assurance de ceux qui s&#8217;y connaissent &#8211; Mr. Sands, Snake Oil et Smoke (qui me rappelle un peu Gentle Giant dans les couplets) en sont de bons exemples. Les instruments suivent très bien &#8211; de la guitare hymne du refrain de Highly Strung à la batterie slow jazz de Mathematics en passant par les patterns typiquement prog du court 5533. La basse soutient vraiment les compositions, ce que l&#8217;on est en droit d&#8217;attendre au vu du genre et du son, et a même droit à des soli comme dans All Over the Place, qui est ce qui se rapproche le plus d&#8217;un &#8220;epic&#8221; dans le cadre de ce disque, avec le très narratif Bunsho.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Chant et textes</strong> Si l&#8217;on aurait pu croire à un concept album au vu du titre, seuls les morceaux Mathematics et 5533 sont vraiment &#8220;ancrés dans les nombres&#8221;, réussissant  le challenge de rendre des formules mathématiques crédible mélodiquement pour le premier (&#8220;e to the power of i times pi plus one is zero&#8221;). Les autres morceaux fonctionnent indépendamment les uns des autres. Bunsho, très narratif comme dit au-dessus, raconte l&#8217;histoire d&#8217;un artiste japonais face aux affres du jugement de la populace &#8211; ce qu&#8217;il pense être sa plus belle oeuvre est ignorée alors que ce qu&#8217;il pensait n&#8217;être qu&#8217;un pastiche sans intérêt en fait pleurer plus d&#8217;un. La thématique de la création et du public se retrouve dans une certaine mesure avec Snake Oil. Les textes sont bien trouvés sans être un complément parfait à la musique, certains morceaux (Medusa, Mathematics, 5533) n&#8217;ont que très peu de lignes.</p>
<p style="text-align: justify;">La voix de Peter Hammill fonctionne comme il faut dans cet environnement progressif nostalgique : sans être un Steve Hogarth ou un Peter Gabriel, son chant contribue à donner l&#8217;ambiance posée de l&#8217;album. Les choeurs et harmonies sont nombreuses, rappelant tantôt le vieux Van Der Graaf, tantôt Gentle Giant &#8211; dans tous les cas, ils nous font revenir à l&#8217;époque où ils étaient maîtrisés ainsi que monnaie courante.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Impression</strong> A Grounding in Numbers est à n&#8217;en pas douter un bon album. Ses compositions sont denses, matures et variées, la production est léchée, et si l&#8217;on retire Red Baron et Splink, restent tout de même onze bons morceaux. Il ne s&#8217;agit pas de la première d&#8217;une résurrection du rock progressif à l&#8217;ancienne, mais d&#8217;un exercice de style -  Hugh Banton, Guy Evans et Peter Hammill montrent ici ce qu&#8217;ils savent faire, et ils le font bien. Remercions-les donc et adressons notre respect à ces vieux briscards qui continuent de tracer leur petit bonhomme de chemin, trente ans après la perte significative d&#8217;intérêt du grand public pour le courant musical dont ils ont participé à écrire l&#8217;histoire.</p>
<hr />
<p><small>© Chozodragon pour <a href="http://www.omnizine.fr">OmniZine - L&#039;omni-webzine des omnivores de la culture, des sports et de la geekitude !</a>, 2011. |
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