Le coin du jeu indé : Braid

Braid - Ecran titre

Amis joueurs, en cette période de Noël, vous vous êtes sans doute offerts les derniers blockbusters à la mode, j’ai nommé Call of Duty 6, Left 4 Dead 2 ou encore Assassin’s Creed 2. Et même si ces jeux sont objectivement de bons jeux, vous vous dites sans doute que 60 euros pour un jeu vidéo, ça fait un peu mal au cul (si on ajoute à cela toutes les polémiques liées aux deux premiers jeux cités, mais ce n’est pas l’objet de cet article). Et bien en cette fin 2009, malgré cette tendance à la « blockbusterisation », certains développeurs bienveillants pensent à votre porte-monnaie. Ne vous méprenez pas, petit prix n’équivaut pas à jeu au rabais, bien au contraire.

C’est dans cette optique que j’ai décidé de lancer cette nouvelle série d’articles nommé « le coin du jeu indé ». Et pour commencer, je vais vous parler de Braid, un jeu de plateforme en 2D.

A première vue, Braid est un énième clone de Mario. Après tout, c’est un jeu de plateforme en 2D dans lequel le protagoniste doit retrouver sa princesse. Et les références sont là : chaque monde se clôt un château avec un drapeau devant, pour tuer les ennemis il faut sauter dessus… Manquent plus que les champignons pour évoluer ou encore les briques de pièces. Sauf que les comparaisons s’arrêtent là en fait. Vous l’avez bien compris, Braid a ce petit quelque chose en plus qui fait que ce jeu est vraiment unique.

Tout d’abord, il y a son univers. Un univers poétique, mystérieux. Les graphismes, tout en 2D, en sont de parfaits reflets. Le dessin est très propre, du très beau boulot. Comme quoi, la qualité des graphismes ne se juge pas nécessairement à l’aune du nombre de polygones utilisés. La musique renforce ce sentiment de quiétude qui règne dans le monde merveilleux de Braid. Mais si on ne comprend rien aux motivations du héros, Tim (et je ne suis pas le seul à ne rien comprendre au scénario de Braid, et aux textes absolument sibyllins qui sont proposés), on est happé par cet univers, ce qui nous pousse à jouer, toujours et encore, pour voir la fin de ce jeu.

Mais là où Braid se débarque vraiment du jeu de plateforme lambda, c’est dans son gameplay. Si le premier monde est très classique (encore que), les choses changent radicalement dès le deuxième monde. En fait, Braid s’appuie sur le principal « pouvoir » de Tim : celui de remonter le temps, autant qu’il le souhaite. Et chaque monde s’appuie sur un « thème » différent : dans un monde, l’écoulement du temps se fait en fonction de nos pas (en gros, en allant à gauche, on remonte le temps, en allant à droite, le temps s’écoule normalement), dans un autre, le fait de remonter le temps créera une ombre qui répètera les actions que vous aviez précédemment effectué (très utile lorsque vous devez faire deux choses à la fois pour passer un niveau). Autant vous dire que certains niveaux mettront vos neurones à rude épreuve. C’est le prix à payer pour récolter toutes les pièces de puzzle nécessaires pour voir ce qu’il arrive à ce cher Tim.

En bref, Braid est un jeu réellement rafraîchissant, qui mérite amplement tout le buzz qui a été fait autour de lui. Son seul problème est sa durée de vie : en 4-5 heures, vous en verrez le bout. Vous pourrez le trouver sur Steam pour la modique somme de 2.24 € jusqu’au 3 janvier 2010. Passé cette date, il vous faudra débourser 8.99 € pour acquérir cette petite merveille. Franchement, même à ce prix, le rapport qualité/prix est plus qu’excellent !

Braid : Monde 1Braid : Monde 2Braid : Monde 3Braid : Monde 4Braid : Monde 5Braid : Monde 6

(cliquez sur les images pour agrandir)

One thought on “Le coin du jeu indé : Braid

  1. Marrant le principe de voyage dans le temps et la création de clones temporels pour effectuer les basses besognes, ça me rappelle le dernier Ratchet et Clank sur PS3.

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