LEFT 4 DEAD(ICACE)

Le monde des jeux vidéo évolue en permanence, et quoi de plus difficile que de renouveler le classique FPS de zombies ? Autant vous dire que « LEFT 4 DEAD » n’est pas une révolution vidéo ludique. Le gameplay et le graphisme restent relativement simplistes et banals et on a comme un arrière goût de Bioshock et de Wolfenstein quand on commence à jouer. Dans ce cas, on pourrait se demander pourquoi une publicité aussi massive pour un FPS sentant le « classique du genre » ?
Pour vous la faire rapide, vous êtes une équipe de 4 personnages (Bill, Zoey, Louis, et Francis) vous retrouvant dans un abri anti-atomique. Pour une raison que l’on ignore, toute la population se retrouve contaminée (remarquez, je préfère ne pas savoir qu’avoir une histoire loufoque et incompréhensible comme dans de nombreux jeux) et vous avez pour unique mission d’aller « passer au Karsher toute cette racaille ».

- Bill, Zoey, Louis et Francis
Vous démarrez donc chaque niveau dans un abri où vous devrez faire le plein d’armes, de munitions, de cocktails Molotov / bombes artisanales et trousses de secours. Une fois armé jusqu’aux dents, vous ouvrirez la porte blindée pour dire à ces bouffeurs de chairs fraîches votre façon de penser. Forcément, les zombies s’ennuient un peu, alors imaginez leurs réactions quand ils vont voir des morceaux de steaks frais amovibles s’approcher… Et nous sommes loin des zombies de « Resident Evil » qui sont particulièrement lents et stones, ceux-ci sont plutôt du genre hyperactifs à sprinter droit sur vous, grimper aux murs avec une dextérité flippante, vous gerber dessus pour attirer tous les copains, bref, autant être réactif… !

- Soins sur un joueur pendant un des rares moments calmes…
Donc, vous êtes 4, (vous pouvez faire contrôler les 3 autres joueurs par l’ordinateur mais c’est bien moins fun et ça n’a beaucoup d’intérêt car ils tuent les zombies avant même qu’ils apparaissent…) et le jeu en équipe est extrêmement important. Ce n’est pas simplement du « y’a un truc qui bouge, on le bute » c’est aussi du « sauver un copain immobiliser qui se fait bouffer » , « aider un copain à se relever quand il est gravement blessé et le soigner », « sauver un ami qui se raccroche in extremis sur le bord d’un ravin » etc… Et toutes ces petites actions prennent quelque secondes, parfois très (trop) précieuses, donc mieux vaut rester grouper, afin que votre petite bande vous protège quand vous secourez votre pote en difficulté.
Le jeu en lui-même est relativement court (4 campagnes composées de 5 missions chacunes) mais on ne se lasse pas de re-pénétrer dans certains niveaux dus à certains moments particulièrement forts et propres à chacun (la chapelle, par exemple, un peu délabrée, occupée par un prêtre un peu barge ; ce dernier agite frénétiquement la cloche de sa bâtisse pour rameuter tous les infectés du coin, qu’il faudra évidemment remercier d’avoir fait le déplacement [une balle dans la tête devrait à coup sûr faire plaisir !] Ou alors, un autre niveau, sur le toit d’un immeuble où les secours en hélicoptère tardent à arriver et où vous patientez longuement avec une sympathique horde de zombies qui arrivent d’on ne sait ou en continu…). Il faut savoir qu’une seule campagne de « Left 4 Dead », c’est plus de 1.400 morts-vivants à rassasier. Du coup, vu le peu de viande que vous avez à offrir, autant tous les buter, ça sera plus simple.

- Un “Hunter” se jetant sur sa cible.
Et ce n’est pas tout ! Pour varier les plaisirs, Valve a créé le mode « Versus » où vous pourrez incarner les saloupiauds sanglants que vous avez sadiquement explosé pendant des heures ! Chacun possédant ces caractéristiques propres :
-Le smoker : une langue de 20 mètres qui vous attire n’importe où pour vous “bisouter”…
-Le hunter : peut faire des bonds incroyables pour vous éventrer en continu jusqu’à ce qu’un coéquipier vous sauve.
-Le boomer : peut vous vomir dessus afin d’attirer toute la horde sur vous.
-Le tank : un géant sur qui vous devrez vider 2 chargeurs pour en venir à bout…
Cela donnera un 4v4 très sympathique et particulièrement bien équilibré. Bien que les zombies aient en moyenne moins de point de vie, cela s’équilibre du fait que ces derniers peuvent voir à travers les murs et s’échapper très rapidement en cas de rafales soudaines.

Le fameux "Tank" particulièrement resistant.
Bref, ce jeu est un pur bonheur ! On se défoule et on s’éclate (dans tous les sens du terme) chaque seconde. L’ambiance, fortement inspirée de classiques du cinéma, est une réussite à tous les niveaux, et promet une durée de vie très importante, malgré le faible nombre de campagnes.







