Des nouvelles de soi
Se reposer les oreilles avec du Iron & Wine. Travailler le jour, réfléchir la nuit. Croiser des connaissances aux personnalités si intéressantes, si spectaculairement originales. Des gens à l’intelligence et à la perversité si fascinantes.
Et pendant ce temps, se perdre et revenir. S’oublier soi-même. Ce que l’on a été. Ce que l’on est. Se chercher, se rechercher. Comme toujours. Enchaîner avec In the Backseat d’Arcade Fire.
Devoir se demander ce que l’on devient. Supplier le Ciel de recevoir des nouvelles de nous-mêmes, une carte postale de Moi, un petit coucou de notre main, comme ça, au coin d’une rue. Se mettre bien fort Summer Here Kids de Grandaddy. Se poser continuellement la question du devenir de la matière en continuelle transformation que nous sommes. Que devenons-nous ? Sommes-nous conscient des mutations incessantes de notre être ?
En gros, avoir peur de se regarder un jour dans le miroir sans se reconnaître. Combien facile est-il de passer des années entière sur les grand’routes du présent sans se retourner jamais, sans jamais se questionner. Le devoir premier d’une conscience alertée serait alors de ne jamais se laisser aller à l’indolence et à la satisfaction présente. En somme, pour conserver ce qui nous appartient, remettons-le toujours en question, en suspens, en l’air, en jeu. Pour recommencer sans jamais s’être arrêté vraiment.
Et pour le coup, remettre Iron & Wine, et sourire à la douceur du monde.






