Musique

On a télé…acheté des albums, et on a écouté pour vous…

“Believe the hype” avec Anna Calvi

Non, je ne suis pas mort. Je vais même très bien. Ça fait un bail que je n’ai pas parlé musique sur OmniZine. J’ai laissé le soin à Chozo et Alex de le faire, et de fort belle façon d’ailleurs. Mais quinze mois après ma dernière critique musicale, sur le génial Closer de Joy Division, je me suis dit qu’il fallait que je retourne aux fourneaux, car ce début d’année 2011 est particulièrement réjouissant. Non, je ne parle pas du nouvel album de Lady Gaga, il ne faut pas déconner. Je vais donc parler de Anna Calvi (aucun rapport avec Yves), proclamé par de nombreux critiques comme étant la révélation de ce début d’année. Là, vous vous dites sans doute : « encore une autre révélation portée par la presse pseudo-intellectuelle et par la hype » voire « encore un artiste sur-côté ». S’il faut effectivement se méfier de toute hype, qui est parfois inversement proportionnelle à la qualité de la musique (« nouvelle scène rock française », je pense à vous), en ce qui concerne Anna Calvi, qui a sorti son premier album éponyme en janvier, on ne peut avoir aucun doute : on tient là du lourd, du très lourd. [...]

Beady Eye – Different Gear, Still Speeding : comment repartir plus vite que sa musique

« Nothing ever lasts forever ». Parfois je m’y revois. Je suis comme des milliers d’autres tassé au milieu du domaine de Saint-Cloud, encrassant mes asthmatiques poumons d’hectolitres de poussière, attendant fébrilement les premières notes de l’enregistrement de Fuckin’ In The Bushes et guettant l’apparition d’une parka hideuse avec un type dedans, prêt à prendre un des plus gros kifs musicaux de ma courte vie. J’attends. Vingt minutes, ou deux heures même. Le jour s’est fait la malle. Ca s’impatiente. Une esquisse de batterie trône bêtement au fond de la scène. Le doute. Ca se jauge du regard dans le public. Et puis… Un petit bonhomme bien franchouillard surgit des coulisses. Quelque part, au fond de moi, une voix, un neurone, une synapse a immédiatement compris que c’est fini pour toujours. L’Histoire a choisi mon concert. Je ne verrai pas Oasis ce soir. [...]

Biffy Clyro – Only Revolutions

En général, la dénomination “rock alternatif” me refroidit d’emblée. Ce genre reste associé dans mon esprit à une tentative de rendre “indépendants” des groupes mainstream jusqu’au trognon – en témoignent des formations navrantes comme Tokio Hotel, ou, si nous allons chercher plus loin dans notre adolescence boutonneuse bien francophone, Kyo. Mais rendons à César ce qui est à César, ce “genre” compte tout de même des groupes très honorables tels que Nickelback ou bien – encore plus emblématiques – les Foo Fighters, qui comptent dans leur rangs l’ex-batteur de Nirvana. Car toute cette mouvance “indé” commence avec Nirvana, dans un esprit très années 90 : c’est la période du teen angst, les majors contrôlent absolument toutes la production audiovisuelle mondiale et l’on annonce la mort du rock. Biffy Clyro est influencé par Nirvana à plus d’un titre : il s’agit d’un trio guitare-chant/basse/batterie qui a commencé avec une musique assez brutale et incisive, comme en témoigne l’album Vertigo of Bliss (très bon dans ce genre, pour les amateurs). Au fil du temps, la musique du groupe s’est faite plus mélodique, plus ambiancée, sans perdre ce grain de folie et de non-conformisme qui les caractérisait déjà à leurs débuts, à tel point que certains n’hésitent pas à la qualifier de progressive. Ce qui est indéniable, c’est qu’avec Only Revolutions, leur dernier album en date sorti en novembre 2009, nous avons affaire un excellent disque de rock intelligent. Et ça fait du bien. [...]

Joe Satriani – Black Swans and Wormhole Wizards

Joe Satriani n’est pas du genre à se reposer. Après avoir composé et tourné avec Chickenfoot, après avoir donné des concerts-hommages à Hendrix (une tournée nommée Experience Hendrix) avec d’autres musiciens de gros calibre (Living Colour, Kenny Wayne Shepherd, Billy Cox …) et deux ans après son précédent disque (Professor Satchafunkilus and the Musterion of Rock), le maître de la six-cordes a le culot de nous offrir un disque soigné et de très bonne facture. Une fois n’est pas coutume, voici une critique au diapason de l’actualité musicale, puisque Black Swans and Wormhole Wizards est sorti il y a deux semaines. [...]

Iron Maiden – The Final Frontier

Le dix-huit août dernier sortait le quinzième album de la Vierge de Fer. Quinzième album, trente ans depuis la première offrande de ce groupe désormais mythique, monument du metal et de l’histoire du rock en général, qui compte donc trente-cinq ans depuis sa formation … Iron Maiden attaque les années 2010 en bonne forme. Quatre ans après un disque complexe mais néammoins fort apprécié, A Matter of Life and Death (l’album fut joué en entier sur certaines dates de la tournée), les attentes étaient grandes et n’ont pas été déçues. Allons donc voir ce qui se passe de l’autre côté de la frontière … [...]

Dream Theater – Black Clouds and Silver Linings

Lourde tâche que cet album, après un Octavarium composé pour eux-mêmes (les membres du groupe ne s’en cachent pas, album concept autour du chiffre 8, etc …) et un Systematic Chaos très controversé (je suis toujours sidéré devant les critiques dithyrambiques de certains …) il était temps pour Portnoy & Co de montrer qu’ils méritaient encore leur statut de leader mondial du metal progressif. Et leur album Black Clouds and Silver Linings les y aidera sûrement. [...]