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Le Paradoxe Placebo…

Placebo - Battle For The Sun

On le sait depuis longtemps. Placebo n’a aucun talent. Brian Molko est un gros bourrin qui fait mumuse avec sa guitare et qui demande à ses potes de jouer bien fort. Et tant que les nerds dzeunzs achètent, le bougre récidive à l’envie. Sans intérêt, donc.

Alors pourquoi écrire sur cette lavasse musicale ? Bah tout simplement parce que, même si je suis conscient du bas niveau esthétique des œuvres du groupe londonien, je ne peux pas m’empêcher de les écouter. Comme hypnotisé… Le Mal consumériste dégeu’ des grandes maisons d’édition est décidément trop attirant pour moi !

Kitty Litter ouvre le bal. Là, déjà, on le sent, ça va pas faire dans la nuance. La batterie frappe bien fort. Brian beugle dans le micro. Tout le monde s’amuse. Et c’est moche. Et on passe vite à autre chose, tant ça nous casse les oreilles.

Et ça va continuer comme ça, tout du long. Le titre éponyme, Battle For The Sun, est d’un manque d’imagination terrifiant. Brian se contente de répéter 3 fois un mot par phrase, pour qu’on comprenne bien le texte, je suppose. Texte parfaitement inintéressant. Ah oui. Prévenons tout de suite. Pour les amoureux de Pulp ou des Pixies, groupes où le texte était toujours plus ou moins au centre de la création, Placebo ne va pas faire plaisir. Car ses textes sont tous dépourvus d’intérêts. Et je suis gentil. Bon on change de chanson, Battle For The Sun est le summum de ce que l’on peut faire de plus horripilant.

Ashtray Heart est une chanson où la créativité est le plus au rendez-vous. Presque dansante, avec un brin de désespoir bienvenu, elle fait plaisir à entendre. Pareil pour Kings of Medecine, assez enivrante, plutôt bien foutue, avec un joli rythme. La créativité est pour une fois un peu au rendez-vous, avec un final en fanfare, Placebo ayant décidé de se payer des instruments à vent, histoire de faire plus « neuf ». Et, on ne peut pas le nier, ça sonne plutôt bien. For What It’s Worth, Devil in the Details, et Breathe Underwater (cette dernière chanson étant particulièrement et agréablement pêchue) sont tous des titres sans génie, mais sortant du lot dans la discographie nullissime de Placebo.

Le reste de l’album n’a rien de particulièrement intéressant, si ce n’est qu’il résume cet album à une grosse bouillasse gueulante et mauvaise pour les nerfs.

Je sais. On va me dire « Tout ça pour ça ? Tu nous présentes bien lourdement un album pour, au résultat, n’en vanter que quelques chansons ? ». Déjà, je n’en vante aucune. Pas assez bonne pour un tel privilège, hé ! Mais écoutez pour voir. Vous serez alors tous d’avis que chaque chanson meugle et vomit, qu’aucune n’intéresse, qu’aucune ne peut rivaliser avec même la plus ratée des créatures de Déesse Beauté. Mais quelque chose vous intriguera. Quelque chose vous forcera à réécouter. Encore. Et Encore. Et encore. Sans raison.

Car c’est le mystère Placebo. C’est moche, c’est bête, c’est commercial à crever, mais on ne peut s’empêcher d’écouter cela en boucle. Le Paradoxe avec un grand « P ». Bien sûr à un moment le sortilège s’arrête. On jette le CD dans un coin de notre chambre, et il retourner au néant, qu’il n’aurait jamais dû quitter. Mais voilà. Le paradoxe est là, bel et bien là. Placebo est une expérience à la limite de la folie, une tentation démoniaque que l’on franchit toujours, malgré nous.

Ajoutons qu’à un mauvais groupe, se joint un mauvais public. Les fans tapent des mains en vous hurlant que Placebo vient de renouveler sa recette, que Battle For The Sun c’est du tout neuf, et que ça nous annonce un avenir radieux. Mon œil, ouais ! Rien de neuf dans tout ça. Du déjà fait, du mille fois fait. Par Placebo eux-mêmes, justement. C’est ça qui est désespérant. Malgré quelques idées inédites (pour le groupe), dont les cuivres de la fin de Kings of Medecine, tout est prémâché, on peut prédire chaque note avant qu’on ne l’entende. Ce qui constitue la faute de gout suprême. Meds, sur lequel crachent tous les « bons fans » du groupe, était bien plus vivant et enivrant, plus abouti aussi, peut-être moins « neuf » justement, mais au moins Molko se contentait de perfectionner ses anciens morceaux. Là, non seulement on a des chansons sans originalité, mais qui se payent notre tête en tentant de faire « plus nouveau ».

Au final, Battle For The Sun est un mauvais disque que l’on écoutera plusieurs fois quand même, ne serait-ce que pour tenter le Paradoxe Placebo et pour se faire une idée de ce qu’il y a de plus laid sur la planète musique. Une expérience enrichissante ? Pas forcément. Mais la prochaine fois que vous entendrez une musique comparable, vous aurez alors acquis le bon réflexe : courir.

Note : 7/20

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9 commentaires pour “Le Paradoxe Placebo…”

  1. Wahoo Wahoo dit :

    Wahou, Je viens de tomber par hasard sur ton article.
    (vraiment par hasard je dois dire …)
    Et je suis vraiment impressionné, tu as quand même réussi a pondre un texte aussi long pour dire que tu n’aimes pas Battle For The Sun, et Placebo en général …
    Chapeau !

    Je viens de voir que tu critique aussi des groupes comme Muse et Arctic Monkeys …

    Mais qui es tu ?
    Qu’est ce que tu Ecoute ?
    Je ne préfère pas imaginer …

    La seule question qu’il me vient à l’esprit, n’est autre que celle la :” Serait tu un artiste raté ?”

  2. “Vraiment par hasard” ? Ne te dédouane pas ainsi de m’avoir lu allons !

    Et bien, j’ai plein de choses à répondre, j’essaie d’être concis.

    Si j’ai écris un article si long pour dire que je ne l’aimais pas, c’est précisément parce que je n’ai pas dit que ça. J’ai aussi expliqué (totalement subjectivement, certes, mais tout de même) en quoi il n’était pas bon selon moi. J’ai également fait la remarque selon laquelle leur ancien album était largement meilleur, alors que, paradoxalement, les fans le honnissaient.
    C’est pour cela que cet article est si long : il faut beaucoup de lignes pour renier ce qu’on avait apprécier dans sa jeunesse. Mais ça, tu n’as pas voulu le voir apparemment.

    “Que tu critiques aussi des groupes comme Muse et Arctic Monkeys” : Oui je critique Muse, ça a fait couler beaucoup d’encre sur ce blog. Mais PAS Arctic Monkeys ?? Au contraire, je leur ai mis 11/20, ce n’est pas une note “dégueulasse” tout de même !

    Me lis-tu vraiment ou fais-tu mine de me lire ? “Lis” donc l’article sur les Arctic et tu me diras si c’est vraiment virulent. Mais je ne crois pas. Des lecteurs m’ont même dit que je leur avais donné envie d’écouter Humbug ! Alors bon…

    Enfin : “qu’est-ce que tu écoutes” : on m’a déjà posé la question, j’y répondrais, mais il me faut du temps car je vais le faire bien (je vais “pondre” une critique par album que j’aime, ça met donc du temps).

    “Serais tu un artiste raté” ? Et bien, non, jeune ami ! Pas d’ “artistes ratés” ici. Vu que je n’ai jamais généré un album de ma vie.

    Mais j’ai moi-même une question à te poser : “serais-tu un lecteur médiocre ?”.
    Loin de moi l’idée de vouloir être incisif. Mais j’ai remarqué ceci : tu as probablement lu mes articles sur Placebo et Muse, où je les défonce.
    Mais tu n’as surement pas lu celui sur “Arctic Monkeys” où je suis plutôt bon avec eux.
    Ni celui sur “Iron Wine”, où je suis très gentil et assez mélioratif.
    Ni mes articles de cinéma sur “American Beauty” ou encore “Heavenly Creatures”, où je suis simplement élégiaque !

    Alors,je veux bien qu’on me remette en question ; je suis même pour. C’est d’ailleurs la particularité des blogs : il y a automatiquement des “feedbacks”, certains gentils, d’autres méchants, et il faut s’y faire. Par contre, il faut me lire, avant de dire que je suis “toujours” et “invariablement” méchant avec les artistes.

    Car ce n’est pas le cas. Ce ne peut être le cas. Justement, si je déchiquète “gentiment” Placebo (for instance), c’est bien parce qu’à côté, j’encense d’autres artistes, que je trouve grandement plus cruciaux.

    Néanmoins, merci de ton commentaire, assez fin dans son ensemble.
    Salutations.

  3. Jack Donne Jack Donne dit :

    Hummm, je peux comprendre que le groupe placebo vous déplaise, à vrai dire, je ne suis pas vraiment fan de ce groupe en particulier, je suis juste un grand passionné de musique en tout genre.

    Et je dois dire que franchement, je trouve cela très décevant que vous critiquiez ce groupe… Vos critiques étaient certe très instructives, enfin, personnellement, je me fiche sincèrement de votre avis. Mais cette fois ci, j’avoue que votre haine m’a beaucoup ammuser.

    Auriez-vous trop de temps libre que pour vous ammuser à écrir des articles assez naïf et sans interret pour la survie du monde ?
    J’ai une question qui s’adresse cette fois ci à la personne qui vous a aidez à rédiger ce bel exposé: N’est-ce pas trop compliqué de s’occuper d’une personne aussi égocentrique dont les préaucupations sont très superficielles ?

    J’en reviens à la critique, que ce soit ce groupe ou un autre, je ne peux toléré que quelqu’un d’aussi prétentieux se prenne pour un grand connaisseur de l’art, car si il l’était vraiment, je crois qu’il saurait déjà qu’aucune critique aussi subjective ne doit être. Je suis sincèrement désolé d’apprendre qu’il y a des gens comme vous qui sont incapables d’apprécier ce que l’on donne, et passent leur temps à se plaindre prétendant qu’on leur offre peu. Sur ce, je vous souhaite un joyeux Noël et j’espère que vos amis ( SI vous en avez ) auront la bien veillance de ne pas vous acheter ce CD.

  4. François François dit :

    En attendant la réponse de Simon, vous dites que vous n’en avez rien à faire de son avis, même si vous le trouvez constructif. En gros, vous ne l’autorisez pas à donner son avis. Paradoxal lorsque l’on est en démocratie, non ?

    Donc selon vous, lorsqu’on veut écrire un article sur un groupe de musique, on est obligé d’être gentil et de n’écrire que sur des choses qu’on aime. Et bien je suis désolé, nous ne vivons pas chez les Bisounours, certaines choses nous déplaisent, et parfois, on a aussi envie de partager ces avis négatifs. Mais ne vous méprenez pas, il nous arrive, même à Simon, de ne pas être négatifs et de partager des choses que nous aimons (si vous regardez bien, vous trouverez bien plus de critiques élogieuses que de critiques négatives). Nous n’avons pas comme prétention d’avoir la science infuse, nous ne voulons pas imposer notre vision des choses, notre seul but est de partager, que ce soit des coups de coeur ou des coups de griffes. Libre à vous d’être d’accord ou pas avec nous, mais au moins, laissez-nous au moins le loisir de nous exprimer.

    Ah et concernant les “articles sans intérêt pour la survie du monde”, si on suit votre logique, on devrait fermer 90 % des sites internet, tant leurs préoccupation sont superficielles, comme vous dites.

    • Jack Donne Jack Donne dit :

      Non, je n’ai jamais dit que son avis n’avait droit être, j’ai dit que cela n’était pas vraiment important pour moi (c’est mon avis = “Paradoxal lorsque l’on est en démocratie, non ? “)

      Je n’ai jamais dit que lorsqu’on écrit un article sur un groupe, il fallait ABSOLUMENT être gentil. Je dis simplement que si on écrit un article à la fonction d’informer le lecteur, il faut écrire l’article de manière objective.

      Maintenant pour le monde des bisounours, et bien cela ne vous regarde pas, si j’ai envie d’être respectueux envers les gens qui font de leurs mains, de leurs yeux, de leur bouche ou autre quelque chose d’artistique, c’est mon choix (mon avis).

  5. SOC S.O.C. dit :

    Bon, je vais répondre rapidement, parce que les lecteurs qui n’attendent qu’une réponse du “Maître”, ça va cinq minutes.
    Déjà, oui, ce que j’écris est instructif, c’est sympathique de me l’accorder. Mais alors pourquoi m’interdire d’écrire ? Vous même qui dites ne pas goûter Placebo devriez m’accorder une telle liberté, malgré le fait que vous ne soyez pas d’accord sur tout.

    Il est juste que ma critique n’en est pas une. Elle n’a pas cette vocation. Simplement celle de faire entendre une voix discordante, pour “sauver” un peu les quelques âmes restantes de la grande soupe dégeu que leur servent les prétendues élites artistiques de cette planète.

    Enfin, pour ce qui est de “la survie du monde”, Monsieur, sachez que peu de choses tendent vers un tel “objectif” : Simplement un peu plus d’amour.

    Et c’est d’ailleurs la fête de l’Amour : Noël ! Alors joyeux Noël, Monsieur, et profitez de votre famille, de ces bons moments.

    Joyeux Noël, à toi le lecteur, à toi la lectrice !

  6. Jack Donne Jack Donne dit :

    Je ne vous interdis pas de vous exprimez, voyons, je ne suis pas derrière vous le fusil à la main que je sache !

    Enfaite, moi même, j’essaye juste de survivre à cette article aux goûts putrides. ( mais cela n’est bien sure qu’un simple avis)

    Je vous souhaite une joyeuse nouvelle année, et sachez que j’ai pris quelque petite résolution dont l’une consiste à ne plus revenir sur ce genre de site sans interret.

    Mais restons tout de même amis car vous m’avez beaucoup distrait je dois dire.

    Joyeuse fête !

    • SOC S.O.C. dit :

      “si j’ai envie d’être respectueux envers les gens qui font de leurs mains, de leurs yeux, de leur bouche ou autre quelque chose d’artistique, c’est mon choix”, dites-vous, cher Monsieur.

      Fort bien, mais est-ce à dire que les oeuvres d’art hitlériennes, célébrant la suprématie de la race allemande sur “l’impureté juive”, sont des oeuvres respectables, du simple fait qu’elles sont le fruit de l’action de certaines mains, de certains yeux, de certaines bouches ???

      La réponse ne se fait pas attendre. Bien évidemment que non. Alors, cela prouve une simple chose : il ne suffit pas de “créer” pour faire de sa “création” une chose “respectueuse”. Ce serait trop simple.

      Cette nuance établit, bon surf sur le net, et au plaisir de vous revoir (par accident, donc, si j’en crois vos bonnes résolutions…).

      Ouh ! Que je déteste ces joutes verbales.

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