Qu’est ce qu’il y a à la Television ce soir ?

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Attention, disque culte. MON album préféré. MON groupe préféré. Qu’est ce que j’ai emmerdé mes amis avec ce groupe d’ailleurs ! Malheureusement il est complètement inconnu du grand public. Avec Marquee Moon, Television nous sort sans doute un des albums les plus sous-estimés de l’histoire, surtout si on compare l’accueil du public par rapport à ce chef d’oeuvre.

Marquee Moon est donc le premier effort de quatre jeunes new-yorkais – Tom Verlaine le chanteur-guitariste-leader, Richard Lloyd le deuxième guitariste, Fred Smith le bassiste et Billy Ficca le batteur –  issus d’une époque musicale que l’on qualifie très souvent de période punk. Et pourtant… Marquee Moon est aussi punk que Iron Maiden doux à écouter si vous voyez ce que je veux dire. Marquee Moon, c’est la grâce, l’élégance des solos monumentaux des duettistes ultra-complémentaires que sont Verlaine et Lloyd, la voix écorchée, sonnant incroyablement faux mais tellement unique de Verlaine, les paroles insensées et pleine de lyrisme qui vous pousse à vous « jeter dans les bras de la Venus de Milo ». Trêve de parlotte, passons au disque en lui-même.

Marquee Moon, c’est huit moments de bravoure. Huit morceaux tous plus différents les uns que les autres. Huit morceaux qui ont établi une sorte de benchmark musical pour moi tellement je ne pouvais plus m’empêcher de comparer les autres groupes à Television, après avoir écouté Marquee Moon. Huit morceaux avec en plein milieu, à la quatrième place, le morceau-synthèse : la chanson éponyme, « Marquee Moon ». Dix minutes et quarante secondes venues d’ailleurs. Pourquoi morceau-synthèse ? C’est très simple : on retrouve la voix de Verlaine à son top – ok, ce n’est pas Freddie Mercury, mais bon, le bonhomme reconnaît lui-même qu’il ne sait pas chanter, et sa voix est tellement communicative qu’on lui pardonnerait presque –, on retrouve des solos de haute volée, on retrouve les lignes de guitare de Verlaine et Lloyd qui s’entrechoquent, on retrouve les paroles lyriques et insensées.

A me lire, on croirait presque que l’unique intérêt de Marquee Moon (l’album) réside dans « Marquee Moon » (la chanson). Que nenni ! Comme je l’ai déjà dit, Marquee Moon, c’est huit moments de bravoure, entre l’explosivité de « See No Evil », le lyrisme des paroles de « Venus » (comme je l’ai évoqué un plus haut), la hargne de « Friction », la délicatesse de « Elevation », le spleen de « Guiding Light », le rythme de « Prove It » et la douleur de « Torn Curtain » (mention spéciale solo qui clotûre « Torn Curtain » et donc l’album original, tout simplement épique de beauté – comme quoi, la technique ne fait pas tout).

Allez, avant de se quitter, une petite vidéo pour la route :

En un mot : Marquee Moon, c’est bon, mangez en !

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