Joe Satriani – Black Swans and Wormhole Wizards

Joe Satriani n’est pas du genre à se reposer. Après avoir composé et tourné avec Chickenfoot, après avoir donné des concerts-hommages à Hendrix (une tournée nommée Experience Hendrix) avec d’autres musiciens de gros calibre (Living Colour, Kenny Wayne Shepherd, Billy Cox …) et deux ans après son précédent disque (Professor Satchafunkilus and the Musterion of Rock), le maître de la six-cordes a le culot de nous offrir un disque soigné et de très bonne facture. Une fois n’est pas coutume, voici une critique au diapason de l’actualité musicale, puisque Black Swans and Wormhole Wizards est sorti il y a deux semaines. [...]

Gorilla Plate Is Tuning ! (Blazblue : Calamity Trigger)

Blazblue, vous connaissez ? Et bien laissez-moi vous présenter cette petite pièce du 10ème art (ou 11ème, peu importe), revendiquée par le studio Arc System Works (visiblement réputé pour son autre série de jeux de combat en 2D, Guilty Gear). Porté sur PS3 et XBoîte 360, Blazblue ne paye pas de mine mais saura mériter sa place sur votre étagère, production parfois peu fignolée mais incroyablement addictive… [...]

Iron Maiden – The Final Frontier

Le dix-huit août dernier sortait le quinzième album de la Vierge de Fer. Quinzième album, trente ans depuis la première offrande de ce groupe désormais mythique, monument du metal et de l’histoire du rock en général, qui compte donc trente-cinq ans depuis sa formation … Iron Maiden attaque les années 2010 en bonne forme. Quatre ans après un disque complexe mais néammoins fort apprécié, A Matter of Life and Death (l’album fut joué en entier sur certaines dates de la tournée), les attentes étaient grandes et n’ont pas été déçues. Allons donc voir ce qui se passe de l’autre côté de la frontière … [...]

Hardcore Nineties : Profession Critique

Quand je dis Homer Simpson, on me répond généralement « D’oh », « Wouhou », ou l’on se lance parfois même dans une imitation déplorable du « Ouh pinaise ». Il faudra que je revienne un jour sur ces tristes sires qui sont persuadés de savoir reproduire la voix unique de Philippe Peythieu ou cette speakerine de Canal Plus qui s’humilie entre chaque épisode des marathons de l’après-midi. Le pire reste encore l’exploitation financière de ce non-talent : vous avez peut-être déjà entendu des voix customisées de GPS ou des sonneries de portable grossièrement contrefaites prétendant vous vendre la « voi d Omer kikoo lol », pour découvrir avec dépit qu’un vague quidam benêt avait fait l’affaire pour la besogne. [...]

Le foot, une histoire de numéros…

La Coupe du Monde ne vous a pas suffi ? Après trois semaines de léthargie, vous voulez votre petite dose de football ? Ne vous inquiétez pas, à quelques jours de la reprise du championnat, on a pensé à vous sur Omnizine. Cependant, n’oubliez pas que sur Omnizine, dès qu’on parle football, c’est surtout pour évoquer des détails insignifiants, comme les coiffures les plus improbables ou le onze-type des joueurs qui n’auraient jamais dû jouer la finale de la Ligue des Champions. L’article qui suit ne déroge pas à la règle, donc ne vous attendez pas à une analyse pseudo-experte du fiasco de l’Equipe de France, ou encore de la future liste de Laurent Blanc. Non, l’article qui suit va évoquer quelque chose qui a été soulevé par une actualité a priori insignifiante, à savoir la volonté de Cristiano Ronaldo de récupérer le numéro 7 au Real Madrid, laissé vacant par la légende du club, Raul. Ou comment le symbole que peut représenter le numéro d’un maillot se transforme en un pur produit marketing – il faut le comprendre le Cristiano, il a déposé la marque CR7, il voudrait bien pouvoir en profiter un peu… Et en plus, il a toutes les chances d’obtenir gain de cause, vu que la Ligue espagnole oblige les clubs à numéroter les 25 joueurs enregistrés en équipe première de 1 à 25. Cette règle un peu stupide a obligé le FC Séville à attribuer le numéro 16 du défunt Antonio Puerta à un autre joueur, alors que Séville souhaitait le retirer et le ré-attribuer uniquement dans le cas où le fils de Puerta, né en 2007, devenait un jour footballeur professionnel au FC Séville. Comme quoi, on rigole pas avec les numéros en Espagne, mais heureusement, les autres nations du football ont souvent été plus conciliantes avec ce symbole, comme nous allons le voir. [...]

I dreamed a dream : Inception

Le rêve. Cet artifice apparemment inutile de l’esprit, cette étincelle de vie au cœur des abysses du sommeil. Ce foutu hippocampe, cette boîte noire, cette nausée sartrienne qui trouve le moyen de nous poursuivre jusque dans l’oblivion délicieux de la ronflette afin de nous tirer du néant auquel nous aspirons. Cette obsession de l’existence au prix de la réalité. Il faut qu’il y ait quelque chose, il faut qu’il se passe quelque chose. Le rêve est la fonction la plus constante de notre métabolisme. [...]

Dream Theater – Black Clouds and Silver Linings

Lourde tâche que cet album, après un Octavarium composé pour eux-mêmes (les membres du groupe ne s’en cachent pas, album concept autour du chiffre 8, etc …) et un Systematic Chaos très controversé (je suis toujours sidéré devant les critiques dithyrambiques de certains …) il était temps pour Portnoy & Co de montrer qu’ils méritaient encore leur statut de leader mondial du metal progressif. Et leur album Black Clouds and Silver Linings les y aidera sûrement. [...]

Chickenfoot – Chickenfoot

Il est un peu tard pour publier une critique de cet album, vu qu’il a créé un buzz impressionnant l’été dernier. Pourquoi un buzz ? Parce que le groupe s’annonçait comme un véritable “supergroupe” : Sammy Hagar au chant (ex-Montrose, ex-Van Halen), Michael Anthony (ex-Van Halen), Chad Smith (Red Hot Chili Peppers) et surtout Joe Satriani à la guitare. Du bien beau monde, en vérité, et qui en a fait baver plus d’un à l’annonce de la sortie du premier album éponyme du groupe, moi parmi les premiers. Etant donné que Satriani a annoncé avoir déjà commencé à composer pour le second album de la formation, il était plus que temps de se pencher sur cette première galette de onze titres. [...]

Bigelf – Cheat the Gallows

Ah, le rétro … De plus en plus de groupes de rock succombent au charme hypnotique des années 70 : Wolfmother, Airbourne, et parmi eux, un groupe de Los Angeles : Bigelf. Bigelf est un groupe qui monte, qui monte, surtout depuis qu’un certain Mike Portnoy s’est mis à chanter leur louanges en interview. Joignant l’acte à la parole, il a invité le groupe à se produire sur le mini-festival itinérant “Progressive Nation” mis en place par Dream Theater. Portnoy décrit Bigelf comme le mélange de toutes les influences du rock progressif : les Beatles, Black Sabbath, Pink Floyd … Alors, cover band déguisé ou vrai groupe ? Passage au crible de Cheat the Gallows, le quatrième album du gang sorti en 2008. [...]

Howdy Ho : Red Dead Redemption

J’ai déjà eu le loisir de vous exposer ma croûtonnerie rétro-analytique dans mon précédent article sur le nostalgia business : d’où venons-nous, que sommes-nous, quels œuvres de fiction nous ont construits… Ces réflexions pataudes valent ce qu’elles valent, et il constituerait un prodigieux hors-sujet de les poursuivre dans cette présente critique du dernier rejeton des studios Rockstar. Cependant, j’aimerais attirer votre attention sur le thème qui va nous intéresser : le Far West. Vaste programme, même si nous sommes en terrain archi-connu. Je vous avais déjà fait part du caractère usé du pastiche de film d’espionnage, qui avait régné en maître sur l’univers de la parodie et perdu progressivement de sa force du fait d’un trop grand nombre d’œuvres médiocres. Persistons dans le bric-à-brac de la jeunesse : pourquoi connaissons-nous tous tout sur l’univers du cirque sans y être forcément allés dans notre enfance ? Qui a bien pu nous nourrir à base de ces maxi-best-of de clichés avec supplément de nostalgie artificielle pour que nous arborions aujourd’hui une expression blasée à chaque allusion à ces grands topos ? [...]

Top 5 des équipes qui ont le plus eu la lose dans les moments-clés

En cette période de Coupe du Monde, vous êtes saoulé d’articles commentant les déboires de l’Equipe de France, ou encore les déclarations très opportunistes de notre chère secrétaire d’Etat au sport, Rama Yade ? Ben pas de bol, sur Omnizine, on aime le football – pour preuve les éloges de Matt Moussilou ou encore de Fabrice Fiorèse qu’on a fait par exemple – et on en remet une petite couche, à quelques jours du début de la Coupe du Monde. Oui, mais pas si vite, on n’est pas sur L’Equipe.fr ici. Sur Omnizine, on préfère largement Les Cahiers du Football ou encore So Foot. Et c’est en lisant un dossier paru il y a quelques mois dans So Foot sur les losers – je vous le conseille d’ailleurs, le numéro 67 de juillet 2009, avec entre autre deux interviews savoureuses de Alvaro Recoba et de Hector Cuper, ou encore un long article sur la malédiction qui touche l’Atletico Madrid – dans le football qu’il m’est venu cette idée : pourquoi ne pas faire un top 5 des équipes qui ont le plus eu la lose dans les moments décisifs ou lors d’une compétition précise ? Et attention, par lose, je ne veux pas dire « équipe qui joue mal ou qui a été ridicule » mais plutôt « équipe qui a raté à un moment décisif alors que rien ne la prédisposait à se rater ». Première indication : comme je suis sympa et comme un des rédacteurs d’Omnizine, un certain Alex G. pour ne pas le nommer, est supporter du PSG, le PSG ne fera pas partie de cette liste. Et encore une fois, cette liste n’a pas pour objectif d’être exhaustive, donc si vous avez d’autres suggestions, n’hésitez pas à en faire part dans les commentaires ! [...]