Marty McFly’s comeback

Que se passe-t-il lorsque le mythique Michael J. Fox (oui, si vous ne l’avez pas déjà remarqué, je suis un fan absolu de la trilogie Retour vers le futur, et de son acteur principal) décide d’abandonner son image d’adolescent éternel, déjà longuement étrenné durant les années 80 avec Family Ties (durant sept saisons, de 1982 à 1989) et la trilogie Retour vers le futur ? Eh bien ça donne la série Spin City, qui a sévi durant six saisons entre 1996 et 2002, et qui a surtout marqué le grand retour de Michael J. Fox sur le devant de la scène.

Petite photo famille avec en haut, le Maire, puis de gauche à droite et de haut en bas, Stuart, Stacey, Mike, Carter, James, Jannelle, Paul et Nikki.
Petite photo famille avec en haut, le Maire, puis de gauche à droite et de haut en bas, Stuart, Stacey, Mike, Carter, James, Jannelle, Paul et Nikki.

Bon, ça parle de quoi Spin City ? Pour résumer, Spin City décrit la vie du maire de New-York et de son équipe. Comme ça, ce n’est pas super bandant. Oui mais… Comme toutes bonnes sitcoms qui se respectent, Spin City ne serait rien sans ses personnages aux traits tous plus caricaturaux et drôles les uns que les autres. Donc dans la première équipe du Maire (le départ de Michael J. Fox à la fin de la quatrième saison ayant quelque peu changé les choses), je vous présente tout d’abord… ben le Maire, Randall Winston (joué par Barry Bostwick), issue de la haute bourgeoisie, très riche, plutôt incompétent, ultra-gaffeur mais sachant sortir son A-Game dès qu’il le faut (au hasard, lors d’un débat alors qu’il est en très mauvaise posture)… Quoi, qui a dit comme Jacques Chirac ?

Heureusement que son fidèle bras droit, Mike Flaherty (Michael J. Fox) est là pour tout corriger, et même pour tout contrôler. Mike Flaherty ne connaît que le boulot, c’est un peu ça son problème.  En effet, sa vie sentimentale est pour le moins… compliquée. C’est parfois la faute à pas de chance, c’est souvent de sa faute, enfin, quoiqu’il en soit, ses mésaventures sont nombreuses.

Que dire de sa fine équipe de serial killers ? Il y en a pour tous les goûts : le loser pingre, mesquin et lâche, Paul Lassiter (Richard Kind) ; l’homosexuel noir cultivé, raffiné mais incroyablement pédant, Carter Heywood (Michael Boatman) ; l’obsédé sexuel Stuart Bondek (Alan Ruck) ; le jeune puceau naïf se faisant martyriser par Stuart, James Hobbert (Alexander Chaplin) ; la désespérée, déjà la trentaine et toujours célibataire, attendant – en vain – le prince charmant, Nikki Faber (Connie Briton) ; l’italienne un brin superficiel au caractère explosif, Stacey Paterno (Jennifer Esposito, durant les saisons 2 et 3) et enfin la jeune secrétaire du Maire, au caractère bien trempé, Jannelle Cooper (Victoria Dillard). Ajouter à cette fine brochette Caitlin Moore (Heather Locklear), arrivée au début de la saison 4 pour préparer le départ de Michael J. Fox, la directrice de campagne ambitieuse, machiavélique, obnubilé par son image et dont le physique avantageux laisse peu d’hommes indifférent (surtout les bras droits du maire en fait).

Comme toutes bonnes sitcoms, Spin City parvient parfaitement à entremêler trois ou quatre trames scénaristiques en parallèle durant un même épisode, si bien qu’on ne sait plus vraiment quelle est la trame principale. Mais après tout, a-t-on besoin de savoir ? L’objectif est rempli : les situations cocasses, les dialogues bien sentis et un Michael J. Fox au top de sa forme dans son rôle de travailleur infatigable, exigeant et presque névrosé, font qu’on ne s’ennuie pas une seule seconde. Well done Michael, tu nous fais (presque) oublier avec Spin City que tu as un jour été un ado boutonneux qui voyageait dans le temps. C’est vraiment dommage qu’il ait dû arrêter à la fin de la quatrième saison, pour des raisons de santé. Spin City sans Michael J. Fox, ce n’est plus vriament la même chose.

Les deux nouveaux : Caitlin et Charlie
Les deux nouveaux : Caitlin et Charlie

Bon, à me lire, vous croyez peut-être que les deux dernières saisons de Spin City ne sont pas bonnes, avec Charlie Crawford (joué par Charlie Sheen) qui remplace Mike Flaherty. N’exagérons rien : le personnage de Charlie Crawford est quand même énorme, ce mélange entre un grand professionnel, très impliqué dans son travail et un fêtard, coureur de jupons à la réputation ultra-sulfureuse (comme le vrai Charlie Sheen en fait… d’ailleurs, il confirme avec Two and a Half Men qu’il aime bien ce rôle de composition). Mais bon, il n’y a plus ce petit truc qu’il y avait dans la « première version » de Spin City : la série est toujours drôle, mais on sent que le filon commence à s’épuiser, que l’impassibilité du jeu de Charlie Sheen souffre de la comparaison avec l’hyperactivité de Michael J. Fox. Le problème de ce nouveau Spin City finalement, c’est qu’elle a été progressivement associée à la figure de Michael J. Fox dans l’inconscient collectif. Il suffit de regarder les audiences : après le départ de Michael J. Fox, elles ont vite décliné et le simple retour de Michael J. Fox en guest-star au début de la sixième saison les a au contraire bien boostées. Un beau retournement de situation pour Michael J. Fox, qui a justement longtemps souffert des personnages d’Alex P. Keaton (Family Ties) et surtout de Marty McFly (Retour vers le futur), personnages qui lui collaient littéralement à la peau (un peu comme Mark Hammill, dont la carrière d’acteur se résume finalement à Luke Skywalker).

Allez, comme d’hab, avant de se quitter, le premier épisode en entier (et oui, je suis généreux aujourd’hui) et en VF (pour une fois, la VF est pas trop mauvaise, avec notamment le doubleur VF officiel de Michael J. Fox, Luq Hamett, et Bernard Tiphaine, le doubleur du Maire, et qui a notamment doublé Chuck Norris dans Walker Texas Ranger [attention, ça rigole pas !] et pour ceux qui connaissent, le mythique Bender dans Futurama, qui mériterait bien – soit dit en passant – une petite review sur OmniZine) :




3 thoughts on “Marty McFly’s comeback

  1. Ohlala je vois que les gens ici ont bon goût . Spin city c’es tout simplement la série américaine typique qui te fait aimer les autres séries américaines. A chaque épisode , on a mal aux abdos tellement on rigole . J’ajouterai que Francis tu as oublié la description de Ashley la journaliste sulfureuse et incroyablement sexy … A VOIR ET A REVOIR

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