Moment nostalgie : retour sur le Grand Prix de Belgique 1998

Carambolage au GP de Belgique 98

30 août 1998 : il y a bientôt onze ans (pour la petite histoire, le prochain grand de Belgique se courra le… 30 août 2009) se déroula une des courses les plus épiques de l’histoire de la F1 moderne. De toute façon, il suffit d’associer Spa Francorchamps et météo exécrable pour que la course soit belle. Sans oublier le contexte de ce grand prix : Hakkinen et Schumacher était alors au coude à coude au championnat du monde. Mais là… Le moins que l’on puisse dire, c’est que le Toboggan des Ardennes ne nous a pas déçus. Faisons un petit tour dans la DeLorean, date d’arrivée, 30 août 1998 à 13h30, accélération jusqu’à 88 miles à l’heure. Ca y est, nous sommes le 30 août 1998, et dans 30 minutes sera donné le départ de la treizième manche du championnat du monde 1998.

Tout est une question de départ. Pour la première fois de l’histoire, un an plus tôt, au même endroit et sous le même temps, le départ fut donné sous les ordres du Safety Car. Il n’en fut rien pour l’édition 1998 du grand prix de Belgique. Et finalement, a posteriori, on peut s’en féliciter, tant cette décision, qui pouvait paraître anodine à première vue, a donné une nouvelle dimension à ce grand prix.

Il est enfin 14h. Les cinq feux rouges s’éteignent. Hakkinen, en pole position, s’élance parfaitement. Ce n’est pas le cas de son coéquipier, David Coulthard, pourtant parti à ses côtés. Le passage de l’épingle de la Source se passe sans problème, ou presque… On est à la sortie de la Source, et alors que Hakkinen, Villeneuve, Schumacher et d’autres se dirigent tout tranquillement vers le Raidillon de l’Eau Rouge, une voiture grise traverse la piste et frappe le mur perpendiculairement. Treize voitures ne verront pas le mythique Raidillon. Biggest. Crash. Ever. Les notes de réparation de tonton David vont être bien énormes aussi. Le plus incroyable est que cet énorme crash n’a blessé personne. Bien sûr, le drapeau rouge est déployé. Et c’est parti pour une heure d’attente sous la pluie ardennaise.

Il est maintenant 15h et des brouettes. Le deuxième départ va enfin être donné. Sans tout le monde malheureusement. Les petites écuries n’ont en effet qu’une seule voiture de réserve, problématique lorsque les deux pilotes ont été impliqués dans le crash… Toujours pas de départ sous safety-car, la procédure habituelle est enclenchée. Le second départ est moins chaotique, quoique… Epingle de la Source, Schumacher et Hakkinen se touchent, Hakkinen part en tête à queue. Herbert n’a rien pu faire pour l’éviter : le grand prix de Belgique 1998 s’est arrêté au premier virage pour Mika. Peut-être un tournant du championnat…

Si Hill a fait le meilleur départ, Schumacher ne s’en laisse pas compter : il adore ce circuit et ces conditions. Il écrase vite tout le monde, le pauvre Damon avec sa modeste Jordan ne peut rien face à la puissance de la Ferrari et la maestria de son conducteur. Pendant ce temps-là, le pauvre David, responsable malgré lui du plus gros carambolage de l’histoire, fait un peu de jardinage. Grand prix à oublier pour lui. Quant à Schumacher, il est vraiment impressionnant. Il est environ 16h. Schumacher entame sa vingt-cinquième boucle. Hill est déjà trop loin. Schumacher ne peut pas perdre. Les fans de Hakkinen sont dépités, leur champion va perdre la tête du championnat. Bon allez, je vais prendre une bière au frigo, il se passe plus rien de toute façon, la course est pliée.

Attendez une minute… Collision entre DC et Schumi ? Non, ce n’est pas vrai quand même ? Et pourtant… si. On n’avait presque oublié que le pauvre DC était toujours là, à un tour. Incroyable retournement de situation en tout cas. DC est décidemment le héros de cette  course, malgré lui. Sa mésentente avec Schumi est désormais fameuse. Schumacher sur trois roues, c’est beau quand même. Il le sait, la course est terminée pour lui. Il rentre quand même son auto aux stands, histoire de. Oula, il va être dur à calmer le père Schumi, faut faire gaffe, il se dirige vers le stand McLaren quand même. Mais bon, il y a trop de monde pour protéger Coulthard. Dommage, on aurait pu voir un peu d’action dans le monde policé de la Formule 1.

Mais dites-moi, c’est qu’il y a une course qui continue malgré tout ! On l’avait presque oublié celle-là ! Et Damon Hill est en tête, devant l’autre Jordan de Ralf Schumacher ! Ca y est, il est pratiquement 17h. La course est terminée. Hill gagne, devant Ralf Schumacher et Jean Alesi. Finalement, il y aura quand même un Schumacher heureux ce soir. Les fans de Michael diront que c’est pas le bon, mais bon, on peut pas tout avoir hein. Soit dit-en passant, le pauvre DC a quand même fini la course à la huitième position… sur huit, à cinq tours du vainqueur.

Voilà, notre voyage dans le temps est terminée, retour en 2009, en espérant que le cru 2009 du grand prix de Belgique sera bon – je n’en doute pas, il suffit de voir les derniers tours du grand prix de l’année dernière. En attendant et pour conclure, voici deux petites vidéos de notre voyage, la première concerne le départ, la seconde, l’accrochage entre Schumacher et Coulthard :

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