Le onze-type : les coiffures improbables

mavuba

Pour ce premier onze-type de OmniZine, premier d’une longue série je l’espère, on a décidé de commencer par le plus superficiel. Les footballeurs ont souvent mauvais goût : qu’il s’agisse de leur style vestimentaire, de leur Porsche tunée (BLASPHEMIE !), les fautes de goût sont aussi nombreuses que les fautes de main de Damien Grégorini. Mais sur Omnizine, on est surtout marqués par un élément particulier : leur coiffure. J’ai le respect le plus profond pour ce métier aussi indispensable qu’est le métier de coiffeur, mais il faut reconnaître que certains joueurs devraient en changer, de coiffeur. Petit focus sur ces joueurs qui nous ont marqués presque plus pour leur coiffure que pour leur performances (à quelques exception près, je le consens). Et comme l’Ajax des années 70, comme le Barça des années 2000 et comme le légendaire FC Metz des années 2000, ce onze-type se devait de jouer en 4-3-3.

Le gardien de but

Touffe man
Touffe man

René Higuita est sans doute aussi connu pour son mythique coup du scorpion contre l’Angleterre à la Coupe du Monde 1994 que pour son look incomparable : maillot immonde, une bonne grosse moustache et surtout, une coiffure improbable. Cette énorme touffe de cheveux bouclés qui ferait presque passer Puyol pour un beau gosse.

La défense

L'homme poulpe
L'homme poulpe
Abel le peroxydé
Abel le peroxydé
Le martien
Le martien
Crête man
Crête man

A droite, Bakary Sagna. Cet homme est d’une nouvelle espèce : l’homme-poulpe. Ah, on me dit que le poulpe sur sa tête fait aussi office de cheveux. Dur. Et en plus il est « blond », ça n’améliore pas son cas.

Son pendant à gauche est Mamadou Sakho. Mamadou Sakho est peut-être un des espoirs du football français, il n’empêche qu’il est désormais mythique grâce à sa magnifique crête, surtout au tout début de sa carrière. Un truc moche qui dépassait de son crâne, et qui, en plus, était utile… aux adversaires (cf la « Mamadou Sakho » : le but contre son camp de la crête)

Quant à la charnière centrale, il y a tout d’abord Abel Xavier. Vous ne vous en souvenez sans doute pas, mais Abel Xavier restera pour les amateurs de football l’homme qui a donné sur un plateau le billet en finale pour l’Equipe de France à l’Euro 2000. Et puis il faut dire qu’un mec comme ça, on l’oublie pas trop : cheveux blond peroxydé, barbe blonde peroxydée, tout peroxydée quoi. Même sa carrière.

Quant à Taribo West, derrière ce patronyme qui mélange de façon improbable marque de bonbons (à une lettre près) et marque de cigarette, se cache un défenseur rugueux, ultra physique mas surtout, qui croyait aux petits hommes verts. Pour leur rendre hommage, il s’est teint les cheveux dans cette couleur.

Le milieu de terrain

Le sosie de Tina Turner
Le sosie de Tina Turner
Le mélange des genres
Le mélange des genres
Le punk
Le punk

A la récupération, Modeste M’Bami est le taulier. Modeste a eu pas mal de coiffure : rasé, dreadlocks… Mais deux coiffures resteront dans le cœur des connaisseurs : la coiffure punk, que Johnny Rotten (aucun rapport avec Jérome) n’aurait pas renié, avec sa crête rouge, et la coiffure indescriptible, totalement concept.

Devant lui, à sa droite, il y a l’inimitable  Carlos Valderrama, sans doute le meilleur joueur colombien de tous les temps (bon ok, c’est pas très dur) et sans doute la plus belle touffe de tous les temps. En gros, vous prenez les cheveux de Higuita, vous les teignez en blond, et vous obtenez la coiffure de Valderrama. Priceless.

A sa gauche, le mythique Roberto Baggio officie en tant que meneur de jeu. Il est sans doute un des meilleurs joueurs que la Squadra Azzura ait connu, mais il a raté le tir au but le plus important de sa carrière face au Brésil en 1994 et avait une coiffure abominable (un mélange entre moyen devant, court sur les côtés et une longues queue de cheval derrière). La lose.

L’attaque

L'inventeur de la tecktonik
L'inventeur de la tecktonik
L'homme aux 1000 coiffures
L'homme aux 1000 coiffures
Le pari perdu
Le pari perdu

Djibril Cissé, on le présente plus. L’homme aux 1000 tatouages, aux 2 pieds carrés, aux 2 tibias pétés et surtout, aux 1000 coiffures. Il nous a tout fait : les cheveux blonds peroxydés, la crête blonde, des motifs en tous genres, des colorations improbable (dernièrement, après son arrivée au Pana, il a teint ses cheveux en vert).

Ronaldo, quant à lui, n’a pas vraiment eu l’occasion de se distinguer d’un point de vue capillaire. Il a souvent eu le crâne rasé, mais en 2002, pour sa résurrection, il a décidé de frapper fort : un crâne rasé, avec une petite houppette sur le devant. C’est un peu comme si Tintin avait décidé de tout raser pour ne garder que sa houppette. Et dire qu’à cause de Ronaldo, cette « coiffure » est devenue une mode pendant de longs mois…

Et le meilleur pour la fin, le « Maradona blond » (cf Wikipedia)… Tony Vairelles ! La légende dit que Dirk Kuyt a voulu devenir son sosie officiel après avoir vu Tony à l’œuvre. L’actuel président-joueur de Gueugnon est quand même passé à la postérité grâce à sa coupe mulet, prémisses de la tektonik. Alors on dit merci qui ? Merci Tony !

One thought on “Le onze-type : les coiffures improbables

  1. Excellent papier, je me suis marré de bout en bout et je n’ai pas détecté d’oubli majeur. xD
    Baggio, c’est sacrément concept comme coiffure quand même. On pourrait imaginer un long processus de coiffure amenant à un compromis improbable de mise en valeur des oreilles, de côté wild et de coupe mainstream.
    En clair, c’est immonde.

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