Le onze-type : ils n’auraient pas dû la jouer

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Avec le camarade Robert U, un jour, on parlait de ces joueurs un peu merdiques mais étaient là au bon moment au bon endroit. De ce constat nous est venue l’idée de composer une équipe de joueurs qui n’auraient pas dû être là, en finale de la Ligue des Champions. Car on a beau dire que jouer la finale de la Ligue des Champions est ce qui se fait de mieux (après la finale de la Coupe du Monde bien sûr) pour un footballeur professionnel, que seuls les meilleurs joueurs peuvent accéder au pinacle du football de clubs. Ben quand vous verrez l’équipe qu’on vous a concoctés avec l’ami Robert, vous reverrez vite votre jugement. On peut être nuls, jouer en tant que titulaire (sinon c’est pas drôle) et même parfois gagner la Ligue des Champions. Et bien sûr, comme notre premier onze-type, le 4-3-3 est de sortie (même si Rinus Michels doit se retourner dans sa tombe en voyant que son schéma tactique favori est utilisé à de tels fins).

Le gardien de but

César Sanchez Dominguez est sans aucun doute le seul gardien de but qui peut dire : « j’ai mis Iker Casillas sur le banc du Real ». Pas sûr que cela se reproduise un jour. Enfin bon, en 2002, Casillas n’avait que 21 ans et a été d’une irrégularité rare. César Sanchez en a profité, et il a pu jouer une finale de Ligue des Champions contre le Bayer Leverkusen. Bon en revanche, parce que bon, il y a bien une justice footballistique, il s’est blessé à la 68e minute, et Casillas a fait une énorme fin de match. Vicente Del Bosque, l’entraîneur de l’époque, a compris qu’il fallait arrêter les conneries : plus personne n’a pu remettre en cause le statut de n°1 absolu de San Iker.

La défense

Et dire que certains joueurs ne la soulèveront jamais...
Et dire que certains joueurs ne la soulèveront jamais...

A droite, il y a tout d’abord Hugo Ibarra. En Angleterre, on dit souvent d’un joueur qui est énorme juste le temps d’une compétition majeure (exemple : Charisteas durant l’Euro 2004) qu’il réalise un one-month-wonder. Ben avec Ibarra, on peut parler de one-season-wonder. Une bonne saison en Europe avec Monaco, Porto qui ne veut pas le garder, puis retour à la case départ en Argentine avec le Boca. Au passage, il fait partie des rares footballeurs qui ont perdu une finale de Ligue des Champions contre le club auquel ils appartenaient.

A gauche, il y a l’autre français qui a gagné la Ligue des Champions avec Liverpool en 2005, Djimi Traoré. Sauf que lui, il était titulaire en plus ! Bon il n’était pas spécialement mauvais, mais de là à être titulaire dans la meilleure équipe d’Europe, il y a un monde. D’ailleurs, Liverpool a fini par s’en rendre compte en le vendant à Charlton (oui, ça fait mal).

La charnière centrale est composée d’une part de Bernard Casoni. Casoni, c’est le stéréotype même du gars du Sud, un peu comme Rolland Courbis. Un gros accent, un gros franc-parler, et surtout une grosse réussite pour passer du Sporting Toulon Var en 1990 à la finale de la C1 avec Marseille contre l’Etoile Rouge de Belgrade en 1991. Bon là où c’est un peu la lose pour lui c’est qu’il la perd aux tirs au but. Et les supporters de l’OM n’oublieront jamais que Casoni a entraîné le pire OM de l’histoire récente. Petite anecdote sur Casoni : quelqu’un lui aurait fait une comparaison entre je-ne-sais-plus-quoi et le plafond de la Sécu, Casoni aurait alors répondu « Mais je m’en fous de leurs travaux ! ». Sacré Bernard.

L’autre défenseur central est Oleguer Presas. Tout le monde à Barcelone savait qu’Oleguer était un joueur moyen, qui n’avait rien à foutre au grand Barça. Mais bon, on ne vire pas un pur catalan comme ça. D’ailleurs, Oleguer a poussé le délire jusqu’au bout : il a ainsi co-écrit un livre défendant l’indépendance de la Catalogne. C’est quand même un peu grâce à ça qu’il a joué et gagné la Ligue des Champions en 2006, en étant titulaire. Bon les dirigeants catalans ont fini par craquer, en le vendant à l’Ajax en 2008, où il a confirmé le fait qu’il était plus que moyen.

Le milieu de terrain

N'empêche, Edouard, il aurait pu être dans le onze-type des coiffures.
N'empêche, Edouard, il aurait pu être dans le onze-type des coiffures.

Devant la défense, Edouard Cissé est le patron. Il a fait deux choses bien dans sa carrière : mettre une patate de 25 mètres avec le PSG contre l’OM, et jouer une finale de Ligue des Champions. On se demande toujours quelle mouche a piqué Didier Deschamps lorsqu’il a eu en prêt Cissé, ce joueur qui se définit lui-même comme étant « bon nulle part ». Cinq ans après, les supporters de l’OM se demandent toujours pourquoi le même Deschamps l’a recruté à l’OM. En fait, sur ce point, Deschamps il ressemble un peu au gamin dans Sixième Sens : il voit du talent là où personne d’autre n’en voit.

Devant lui, il y a du lourd, avec Jean-Jacques Eydelie et Laurent Fournier.  Eydelie réunit toutes les qualités du footballeur mythique : moyen, corrompu et balance. En attendant, il a quand même gagné une finale de Ligue des Champions. D’ailleurs, son match contre le Milan AC a dû être un de ses derniers matches joués devant plus de 5000 spectateurs.

A côté de lui, il y a Laurent Fournier. C’est désormais un symbole du PSG et on oublie souvent qu’il a joué une saison au club honni du PSG : l’OM. Et avec une énorme réussite : un titre de champion de France et une finale de C1. De toute façon, Lolo restera quand même un des derniers entraîneurs à se faire virer alors qu’il était 2e au championnat, et toujours dans la course au titre. Pour les Franciliens, si vous voulez le revoir, demander un autographe ou poser en photo avec lui, direction Créteil, près de Créteil Soleil, au Stade Dominique Duvauchelle !

L’attaque

En ailier droit, parlons de Kiki Musampa (bon ok, il joue à gauche, mais je n’ai pas trouvé d’ailier droit susceptible de rentrer dans ce onze-type). Finale de la Ligue des Champions avec l’Ajax Amsterdam à 19 ans (perdue aux tirs au but contre la Juve, le début de la fin pour l’Ajax), énorme espoir du football néerlandais avec sa technique, sa vitesse et ses dribbles, puis… c’est le drame. Un passage merdique à Bordeaux, une carrière gâchée, et maintenant, le stade Saint-Symphorien avec le FC Metz. La lose.

A gauche, c’est Jesper Blomqvist. Il n’était pas mauvais, il n’a pas gâché sa carrière de façon loseresque, mais bon, si Scholes n’avait pas été suspendu, il n’aurait jamais été titulaire lors de cette finale mythique contre le Bayern en 1999. Pour le coup, il rentre parfaitement dans la catégorie « il n’aurait pas dû y être ».

Et pour finir, comme avant-centre, nous avons choisi… John Carew ! Zlatan a dit que ce que Carew fait avec un ballon, il le fait avec une orange. Je veux bien le croire, parce que bon, son passage en L1 a été pour le moins marquant : quelques matches exceptionnels (contre le Real notamment en phase de poules de la C1), pleins de matches merdiques. Finalement, Carew a trouvé un club qui lui va comme un gant : les kick and rushers de Aston Villa.

"Ben moi j'ai joué la finale de la C1, na !"
"Ben moi j'ai joué la finale de la C1, na !"

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