Le onze-type : les melons

On se souvient tous du petit branleur qui se la racontait sur les terrains en poussin. Le bon cancre scolaire, membre de la confrérie du mono-neurone qui arborait le petit anneau à l’oreille droite et la nuque longue. Bon ok, il jouait vraiment bien mais il était insupportable. On a tous eu envie de lui coller une petite béquille ou une bonne semelle dans les côtes (selon Roy Keane et Taye Taiwo ce n’est pas si haut que ça).

On s’est tous rassurés en se disant qu’il ne ferait rien de sa vie au vu de sa vivacité intellectuelle digne d’un crapaud anémique. Pour beaucoup ça a dû être le cas, sauf que certains ont percé dans le foot, gagnent des millions et nous l’ont mise bien profonde.
Voici le onze-type de ces mecs qui ont le melon, en 3-4-3 parce qu’ils sont plus forts que les autres, plus forts que Goldorak.

 

Le gardien de but

Dans les buts, Charles Itandje. En soi, Charles est un bon gardien ; enfin, il a fait des bonnes saisons. Ok, c’était en Ligue 1 mais bon… Sauf qu’à la suite de ces bonnes saisons, Charles s’est un peu enflammé : en 2006, il annonce, lui-même (c’est plus classe), que Raymond Domenech l’aurait contacté pour participer au stage de Tignes. Sauf que ce n’était pas vrai. Résultat, Charles est un peu grillé ; à Lens, il se fait prendre sa place par Vedran Runje et Ronan Le Crom : il fallait le faire. Après avoir squatté les tribunes d’Anfield (et s’être bien marré lors d’une cérémonie pour commémorer le 20e anniversaire de la tragédie de Hillsborough…), il évolue maintenant à l’Atromitos FC, en Grèce. Un dévissage en règle.

 La défense

« Vas-y répète ! Tu ne sais pas qui est Patrice Evra ?! »

Le premier défenseur est Patrice Evra. Leader syndical et gréviste lors de la Coupe du Monde 2010 alors qu’il est capitaine de l’Equipe de France, Patrice se prend déjà pour un chef, un Castro dans l’âme.
Grand gourou de la dictature de l’EdF en 2010, il lance des grandes purges pour trouver « la taupe » qui a balancé son pote Anelka et lui faire payer parce que faut pas toucher aux potes à Patrice.  Il enchaîne sur des demi-excuses façon : « Je sais, c’est pas bien mais j’avais quand même raison. Vous ne comprenez pas ».  Dernière déclaration-qui-fait-bien en date, pour son retour en EdF, Patrice déclare : « C’est pas si facile de remplacer Evra ». Même Alain Delon n’aurait pas osé.

Le pilier du centre sera le GRAND Marcel Desailly. Si Patrice Evra fait plutôt prétentieux et désagréable, Marcel a au moins la classe de se jeter des fleurs mais en souriant. Marcel a l’air sympa, c’est le type qui passe pour le bon pote sauf qu’il se prend pour Maradona mais en mieux. Il a un jour déclaré dans une interview à l’Equipe : « Je considère avoir encore deux saisons au niveau de Marcel Desailly ». Encore quelqu’un qui parle de lui à la troisième personne ; pourtant il ne s’entend pas avec Evra.

Et pour finir Lilian Thuram. C’est vrai que ça fait un peu bizarre de voir Thuram dans ce classement. C’est vrai que l’ami Lilian ne crie pas sur les toits qu’en termes de défenseurs il y a eu Beckenbauer puis Thuram sauf que depuis la fin de sa carrière, Thuram se fait un peu passer pour le BHL du foot. En gros, il est sage, il a toujours raison, il condamne et il conseille même le Président de la République sur des problèmes sociaux. Tel un prophète, Lilian a soutenu Ségolène Royal en 2007.

Le milieu de terrain

Devant la défense, il fallait une paire audacieuse. Tout d’abord, Stéphane M’Bia.  Stéphane, c’est pas ce que l’on peut appeler un vrai crack, pas un mauvais mais pas une vraie perle. Alors quand on se sert de sa polyvalence, Stéphane râle parce que lui, il en est convaincu, il n’est pas fait pour jouer en défense centrale. C’est un poste chiant, on ne peut pas marquer et franchement il vaut mieux que ça. De fait, Stéphane le fait savoir à son entraineur mais aussi à toute la presse pour bien montrer qu’il n’est pas content et puis c’est tout.

A ses côtés mais un peu plus offensif, Johan Cruyff. C’est plus fort que M’Bia niveau foot mais niveau melon aussi. Johan Cruyff ou l’homme qui se permettait de fumer des clopes à la mi-temps des matchs ; l’homme qui a fait pression pour avoir le numéro 14 à la Coupe du Monde 1974 parce qu’il ne voulait pas avoir un numéro attribué par ordre alphabétique ; l’homme qui, encore en 1974, jouait avec deux bandes sur le maillot au lieu de trois, pour ne pas être associé à Adidas, sponsor de la Fédération néerlandaise de foot, lui qui était alors sponsorisé par Puma. Johan Cruyff, l’homme qui avait un bon gros boulard.

« Ca mettre agréable de moi de l’équipe de France mais toujours je vouloir jouer de gauche. »

Franck Ribéry se chargera du flanc gauche. Avec Ribéry, c’est un peu le même problème qu’avec M’Bia : il ne veut jouer à gauche et basta. Sauf que c’est un droitier donc les gens ont plutôt tendance à le faire jouer à droite. Ben Franck, ça ne lui plaît pas donc il fait la gueule, il traîne de pieds, il pourrit le groupe, il fait la grève, il frappe Gourcuff et il nous prend pour des c*ns en nous disant qu’il est innocent. Franck aime aussi rappeler aux donneurs de leçons que c’est pas vraiment moral de raconter qu’il se payait une prostituée mineure de temps à autre.

Pour laisser un peu de place en attaque, Cristiano Ronaldo jouera milieu droit, comme à ses débuts. Pour lui c’est simple, il suffit de le voir jouer sur un terrain pour comprendre que sa melonite est aigüe et qu’il a peu de chance d’en sortir indemne. Il veut tout faire tout seul, il fait 30 grigris pas vraiment utiles et pour faire chier le monde, il te fait une passe lumineuse par match pour montrer qu’il peut jouer collectif, les yeux fermés. Comme tout bon vantard qui se respecte, Cristiano n’est pas avare de petites déclarations-qui-passent-bien, un exemple avec cette déclaration en réponse aux huées des supporters du Dinamo Zagreb lors d’un match de Ligue des Champions : « C’est sûrement parce que je suis beau, riche et un grand footballeur. Ils sont jaloux de moi, je n’ai pas d’autre explication ».

 L’attaque

Dernier chantier : l’attaque. A gauche, ce sera Super Mario Balotelli. C’est certainement le prototype du sale gosse qui ne se prend vraiment pas pour de la m*rde. Pour résumer le personnage, on peut dire que Mario est persuadé d’être le meilleur joueur du monde (ou presque) et qu’il va devenir le meilleur joueur de tous les temps. En somme, un mec sobre qui y va sans forcer. Balotelli est, bien sûr, un spécialiste de la déclaration classieuse : « Il n’y a qu’un seul joueur qui est un peu plus fort que moi : Messi. Les autres sont en-dessous de moi. ».

« Même en mode je suis le meilleur au monde. »

Au centre Pelé. Ok Pelé est une légende, ok c’est pas un pompiste mais ça n’empêche qu’il s’attache à sa légende comme un mort de faim. Il est incapable de reconnaitre qu’un mec est à son niveau ou est plus fort que lui et s’il le fait c’est pour griller le pauvre gamin (demandez à Freddy Adu). Maradona, Messi ? Hein !? Qui ?

A droite (mais pas trop), c’est Zlatan Ibrahimovic qui officie. Que serait un classement du plus gros melon sans Zlatan. Un véritable expert en la matière. C’est le genre de mec qui reçoit le ballon devant le but grand ouvert mais qui va attendre que les défenseurs se replacent, que le gardien en fasse de même pour planter son but parce que c’est bien plus drôle de leur montrer qu’ils sont trop nuls et que finalement avec ou sans eux, c’est pareil. Encore une petite déclaration : « Ce que John Carew fait avec un ballon, je le fait avec une orange ». Prends ça dans les dents Chavrew.

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