Le onze-type : Paul Le Guen

Paul Le Guen : le seul fait de prononcer ce nom devrait déclencher chez les lecteurs les plus connaisseurs de vieux souvenirs de sommeil profond devant la télé à regarder des équipes jouer en retrait et totaliser trois tirs dont un cadré en fin de match. C’est vrai que Paul Le Guen n’est pas forcément un entraîneur « funky ».  C’est pas du football-samba ; même les écossais l’ont trouvé trop défensif… Paul n’est pas non plus un as du recrutement ; Bernard Lacombe avoua qu’il valait mieux ne pas écouter Paulo au moment de recruter parce que bon, Paulo n’avait pas vraiment le nez creux. Et pourtant, Paulo aime les bons joueurs et a une idée bien précise de ce qui pourrait être sa Dream Team, l’équipe qui aurait pu rapporter une « seconde » Ligue des Champions au pays du Camembert.

Voici une restitution fidèle de ce que Paul nous a livré, en exclusivité.

« Mon 11 type joue en 4-5-1 parce que comme ça j’ai une bonne assise défensive et je peux vraiment densifier mon milieux en faisant jouer trois 6 très bas ».
Et l’attaque ?
« On jouera les contres et mon milieu pourra envoyer des ballons du rond central en direction de la surface. Dommage qu’Alan Shearer n’ait jamais voulu venir en France »

Le gardien de but

Dans les buts,  Grégory Coupet. « Lui j’ai voulu le faire venir par tous les moyens quand j’étais au PSG. Même sur une jambe, déprimé et chauve, je l’aurais engagé. C’est un ange volant, il est capable de tout faire ! ». Finalement, Coupet, arrive l’année qui suit le départ de Paul Le Guen du PSG mais il arrive en fauteuil roulant de Madrid. C’est vraiment trop c*n, à une année près. Qui a dit que c’était écrit ?

 La défense

Ricardo : "Mon modèle en termes de joueur et d'entraîneur"

A gauche de la défense, Eric Abidal. « Eric, sans moi, il ne serait personne. Je l’ai fait venir de Lille et je l’ai associé à Malouda. Je trouvais que les latéraux étaient trop offensifs alors je me suis dit qu’il fallait passer un défenseur central sur le côté. Bon sur la fin, il m’a un peu déçu, il montait trop et on marquait un peu trop de buts ».

En défense centrale, le premier choix c’est Bruno Carrotti. « Lui, je le voulais pour remplacer Edmilson qui partait au Barça. J’avais bien négocié mais Lacombe et Aulas m’ont dit non et ils m’ont refilé Cris ; un défenseur qui marque des buts (de la tête et même du dos)… Je vous jure…
Je l’associe à Ricardo. Un vrai défenseur, pas offensif pour un sou. Même en tant qu’entraîneur il reste fidèle au jeu que j’aime : le 9-1, neuf défenseurs et un attaquant en pointe dans le rond central. Franchement qui n’a pas bandé devant les Bordeaux-Galatasaray aller et retour en LdC, qui ? En plus c’est mon pote. »

A droite, on retrouve Anthony Reveillère. « Un bon gars que j’ai fait venir de Rennes. Mais bon, il monte trop, il est un peu trop football-samba. Pas assez rustique mais j’aime bien quand même ».

 Le milieu de terrain

« Au milieu je vais miser sur trois 6 ; j’ai piqué l’idée a Raymond sauf que moi je l’ai améliorée. Le premier 6 c’est Jérémy Clément. Lui, c’est un peu mon métronome, il sait jouer juste, il est suffisamment lent pour poser le jeu. Je ne pense pas avoir déjà vu un joueur allonger des passes de 30 mètres comme lui. Il me faisait ça en retrait les yeux fermés.  Il a aussi un gros volume de jeu quand il s’agit de passes latérales.

A côté de lui, je mets Didier Digard. Il a les mêmes initiales et le même prénom que Didier Deschamps et ce n’est pas pour rien : je l’avais recruté dans Football Manager, il était super fort donc forcément je l’ai fait venir au PSG. C’est un vrai milieu défensif, un peu rustique, qui se la joue pas Pirlo quoi.

Pour finir ce trio magique, je prends Gregory Bourillon. Après m’avoir viré alors que j’avais fini 6e, je ne pensais pas que les dirigeants rennais puissent me faire pire crasse. Et pourtant, ils ont réussi, en recrutant Bourillon un an après mon départ. Mais franchement, comment ils ont pu me faire ça ? Un défenseur central rustre et peu technique, et qui peut même jouer milieu défensif ! Enfin je me suis bien vengé, j’ai réussi à l’arracher au Stade Rennais quand je suis arrivé au PSG. Comme quoi, il y a une justice.»

L’attaque

A gauche,  ce sera Leonardo. « Encore un mec du PSG, je sais bien mais bon moi je suis parisien au fond et Léo c’est une légende pour nous. Je suis sûr qu’avec ses coups de fil, il arrivera à faire sortir Alan Shearer de sa retraite. Bon il m’a aussi promis que si je le prenais, il m’offrait un iPad et un weekend de ski au Qatar. »

"Marquer des buts ? Pas ma priorité"

A droite, Bryan Bergougnoux. « Bryan c’est un bon, un vrai. Aulas et Lacombe voulaient le prêter mais j’ai fait pression pour qu’il reste à Lyon ; au PSG j’aurais voulu le faire venir, Alain Roche était d’accord mais Cayzac n’a pas voulu lâcher un centime. Ce qui est bien avec Bryan c’est sa polyvalence, il peut jouer milieu ou attaquant sans problème et il ne se la raconte pas trop, 3 buts par saison grand maximum. Puis Bryan, il a une gueule et une coupe qu’on n’oublie pas et en plus il a les mêmes initiales que Brigitte Bardot, la grande classe. »

Au sommet de cette formation ambitieuse, on retrouve Pierre-Alain Frau. « PAF il est comme moi : il a un gros pif, une tête de mec pas drôle et un peu une image de loser. Je l’ai eu à Lyon et à Paris et il m’a fait bander. Un vrai buteur de Ligue 1 ! Le mec à quand même mis un but à l’Inter en UEFA. Un bonhomme. »

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *